Banque du Canada : les prix élevés de l’essence pourraient forcer une nouvelle hausse des taux
Actualité hypothécaire•17 September 2026•9 min de lecture

Banque du Canada : les prix élevés de l’essence pourraient forcer une nouvelle hausse des taux

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Banque du Canada : les prix élevés de l’essence pourraient forcer une nouvelle hausse des taux

17 September 2026•9 min de lecture

La Banque du Canada vient d’envoyer un avertissement que les propriétaires et les emprunteurs ne devraient pas ignorer : si les prix élevés de l’essence commencent à faire grimper le coût d’autres biens et services, une nouvelle hausse des taux d’intérêt pourrait devenir nécessaire.

Le taux directeur est encore maintenu à 2,25 %, mais le ton de la banque centrale a clairement changé.

L’inflation reste autour de 3 %, les prix de l’énergie demeurent élevés et les tensions internationales ne montrent aucun signe évident de disparition.

Pour les ménages qui espéraient simplement attendre la prochaine baisse de taux, le scénario devient donc beaucoup plus inconfortable.

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Le taux reste à 2,25 %, mais l’avertissement est clair

La Banque du Canada a récemment laissé son taux directeur inchangé pour une septième décision consécutive.

À première vue, cela peut sembler rassurant.

Mais les discussions internes de la banque centrale montrent que ses dirigeants sont de plus en plus préoccupés par l’inflation.

Le principal risque vient maintenant des prix élevés de l’énergie.

Jusqu’à présent, la Banque considère en grande partie la hausse de l’essence comme un choc temporaire.

Mais si cette situation dure, elle pourrait finir par contaminer beaucoup d’autres prix dans l’économie.

Pourquoi l’essence peut faire monter beaucoup plus que votre facture à la pompe

Le prix de l’essence ne touche pas seulement les automobilistes.

Le carburant est utilisé pour transporter les aliments, les matériaux de construction, les produits manufacturés et pratiquement tout ce qui doit être livré d’un endroit à un autre.

Lorsqu’il devient plus coûteux de transporter des marchandises, les entreprises doivent absorber ces dépenses supplémentaires.

Et éventuellement, une partie de la facture peut être transférée aux consommateurs.

C’est exactement ce que la Banque du Canada veut empêcher.

Le danger : que l’inflation se généralise

Pour l’instant, les responsables de la Banque disent voir relativement peu de signes montrant que la hausse de l’essence s’est largement propagée aux autres biens et services.

Mais plus les prix de l’énergie restent élevés longtemps, plus le risque augmente.

Si les entreprises commencent à relever leurs prix à cause de leurs coûts de transport, de production ou de matières premières, l’inflation peut progressivement devenir plus généralisée.

Et dans ce scénario, la Banque du Canada pourrait considérer qu’elle doit agir en augmentant son taux directeur.

L’inflation reste autour de 3 %

La hausse annuelle de l’indice des prix à la consommation oscille autour de 3 % depuis plusieurs mois.

C’est nettement au-dessus de la cible de 2 % recherchée par la Banque du Canada.

Une grande partie de cette pression provient actuellement de l’énergie.

La bonne nouvelle est que les mesures d’inflation fondamentale restent beaucoup plus proches de 2 %.

Mais la Banque semble moins rassurée qu’auparavant.

Ce qui l’inquiète n’est pas seulement l’inflation actuelle, mais ce qu’elle pourrait devenir si le choc énergétique dure trop longtemps.

Le conflit au Moyen-Orient reste au cœur du problème

Les prix de l’énergie demeurent élevés notamment en raison du conflit au Moyen-Orient.

La situation entourant le détroit d’Ormuz est particulièrement importante pour le marché pétrolier mondial.

Tant que les inquiétudes entourant le transport du pétrole persistent, les marchés peuvent continuer à intégrer le risque d’un approvisionnement plus difficile et de prix plus élevés.

La Banque du Canada ne voit actuellement aucun signe clair indiquant que cette crise sera réglée rapidement.

Plus le conflit dure, plus le risque inflationniste devient important.

Les propriétaires pourraient être les premiers à ressentir une hausse de taux

Si la Banque du Canada devait finalement augmenter son taux directeur, les conséquences seraient rapidement visibles pour plusieurs ménages.

Les hypothèques à taux variable seraient parmi les premières touchées.

Les marges de crédit hypothécaires et plusieurs autres prêts liés au taux préférentiel des banques pourraient également coûter plus cher.

Pour un propriétaire ayant encore un important solde hypothécaire, une hausse même relativement petite peut ajouter une pression significative au budget mensuel.

Et cela arrive au moment où de nombreux ménages doivent déjà composer avec des prix élevés pour l’alimentation, le logement, l’assurance et l’énergie.

Les taux fixes ne sont pas nécessairement à l’abri

Les taux hypothécaires fixes ne suivent pas directement le taux directeur de la Banque du Canada.

Ils dépendent davantage des rendements obligataires.

Mais les inquiétudes entourant l’inflation peuvent également faire monter ces rendements.

C’est pourquoi les emprunteurs peuvent se retrouver dans une situation particulièrement frustrante : les taux fixes peuvent augmenter avant même que la Banque du Canada ne relève officiellement son taux directeur.

Pour les acheteurs et propriétaires qui approchent de leur renouvellement, la situation mérite donc d’être surveillée de très près.

L’économie canadienne envoie des signaux contradictoires

La décision de la Banque est particulièrement difficile parce que l’économie canadienne n’est ni franchement forte ni complètement faible.

D’un côté, les dépenses des consommateurs, les exportations et les investissements des entreprises ont contribué à la croissance.

Les gains d’emplois ont aussi été solides.

Mais de l’autre, les responsables de la Banque estiment que le marché du travail demeure relativement faible.

Ils pensent également que l’économie fonctionne encore avec une certaine capacité inutilisée.

Autrement dit, le Canada n’est pas dans une situation où une hausse des taux serait une décision facile.

La Banque doit choisir entre deux risques

Le dilemme est simple à comprendre.

Si la Banque augmente les taux trop rapidement, elle risque de ralentir davantage l’économie et de mettre davantage de pression sur les ménages.

Mais si elle attend trop longtemps et que l’inflation commence à se propager, elle pourrait devoir agir plus agressivement plus tard.

La Banque du Canada se retrouve donc coincée entre le risque d’un ralentissement économique et celui d’un nouveau problème d’inflation.

La guerre commerciale avec les États-Unis complique encore la situation

Comme si le choc énergétique ne suffisait pas, les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis sont également devenues plus importantes.

De nouveaux tarifs américains touchent environ 5 % des exportations canadiennes de biens vers les États-Unis.

Pour les entreprises directement concernées, l’impact peut être majeur.

Certaines pourraient réduire leurs investissements, ralentir leurs embauches ou revoir leurs plans d’expansion.

Cette incertitude peut aussi peser sur la confiance des consommateurs.

Un ménage qui craint pour son emploi est généralement beaucoup moins pressé d’acheter une maison ou de prendre une nouvelle dette importante.

Les contre-tarifs canadiens devraient avoir un effet limité sur l’inflation

Le Canada a également imposé ses propres contre-tarifs sur certains produits américains.

Mais la Banque du Canada estime pour l’instant que leur impact direct sur l’inflation devrait rester relativement limité.

Plusieurs de ces tarifs visent des produits intermédiaires comme l’acier ou des biens pour lesquels des solutions canadiennes sont disponibles.

Cela pourrait réduire la pression directe sur les consommateurs.

Mais l’ensemble de la guerre commerciale ajoute quand même une couche supplémentaire d’incertitude à une économie déjà fragilisée.

Les gouvernements pourraient amortir une partie du choc

La Banque estime également que certaines mesures budgétaires des gouvernements pourraient limiter les dégâts économiques causés par les tensions commerciales.

Des programmes d’aide, des dépenses publiques ou d’autres mesures pourraient soutenir les entreprises et les travailleurs touchés.

L’impact direct sur l’ensemble de l’économie canadienne pourrait donc rester relativement modeste.

Mais cela ne change pas le problème principal : les risques entourant l’inflation et la croissance sont devenus plus difficiles à prévoir.

Pour les acheteurs, l’équation devient encore plus compliquée

Quelqu’un qui envisage d’acheter une propriété doit maintenant surveiller plusieurs choses en même temps.

Le prix des maisons.

Les taux fixes.

Le risque d’une hausse du taux directeur.

La sécurité d’emploi.

Et l’évolution générale de l’économie.

Cette incertitude peut pousser plusieurs ménages à retarder leur décision.

Mais attendre comporte aussi un risque si les taux finissent par augmenter davantage.

Il devient donc beaucoup plus difficile de simplement compter sur le temps pour améliorer l’abordabilité.

Pour les renouvellements, le prochain mouvement pourrait coûter cher

Les propriétaires dont l’hypothèque arrive bientôt à échéance sont particulièrement exposés.

Plusieurs espéraient encore voir les taux diminuer graduellement avant leur renouvellement.

Mais si les prix de l’énergie restent élevés et que l’inflation se propage, ce scénario pourrait être remis en question.

Une hausse du taux directeur aurait surtout un impact rapide sur les produits variables.

Mais des attentes de taux plus élevés pourraient aussi maintenir les taux fixes sous pression.

Le renouvellement hypothécaire pourrait donc rester coûteux plus longtemps que prévu.

Le Québec n’est évidemment pas à l’abri

Pour les ménages québécois, notamment à Montréal, Laval et dans les autres marchés où les prix immobiliers ont fortement augmenté, la situation est particulièrement importante.

Les soldes hypothécaires sont souvent élevés.

Une variation de quelques dixièmes de point peut donc représenter plusieurs milliers de dollars supplémentaires pendant un terme hypothécaire.

Et puisque les ménages doivent déjà composer avec le coût élevé du logement, une nouvelle remontée des taux pourrait réduire encore davantage leur pouvoir d’achat.

La Banque du Canada vient de changer le ton

Le taux directeur reste pour l’instant à 2,25 %.

Mais le message envoyé par la Banque est beaucoup moins rassurant qu’il y a quelques mois.

Elle ne dit pas qu’une hausse est certaine. Elle dit toutefois clairement qu’elle pourrait devenir nécessaire si les prix élevés de l’énergie commencent à contaminer davantage l’inflation.

C’est une nuance importante.

Et pour les emprunteurs, elle signifie que l’idée d’une baisse automatique des taux n’est plus du tout acquise.

Le prix de l’essence pourrait décider du prochain mouvement des taux

La grande question des prochains mois sera donc de savoir combien de temps les prix élevés de l’énergie vont durer.

Si les tensions géopolitiques diminuent et que le pétrole recule, une partie du risque inflationniste pourrait disparaître rapidement.

Mais si la crise se prolonge, les coûts élevés pourraient progressivement se retrouver dans davantage de biens et services.

Et à ce moment-là, la Banque du Canada pourrait décider que maintenir le taux à 2,25 % ne suffit plus.

Pour les propriétaires et les acheteurs, le message est difficile à ignorer : le danger n’est plus seulement que les taux restent élevés. Le risque qu’ils recommencent à monter vient officiellement de revenir dans la conversation.

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