Les loyers à Montréal ont explosé de 70% en 10 ans
Actualité immobilière19 May 20264 min de lecture

Les loyers à Montréal ont explosé de 70% en 10 ans

Actualité immobilière

Les loyers à Montréal ont explosé de 70% en 10 ans

19 May 20264 min de lecture

Trouver un logement abordable à Montréal est devenu beaucoup plus difficile qu’il y a quelques années. Selon les plus récentes données sur le marché locatif, les loyers moyens dans la métropole ont bondi d’environ 70 % depuis 2016.

En 2006, le loyer moyen à Montréal se situait autour de 617 $ par mois. Dix ans plus tard, en 2016, ce montant avait augmenté à environ 761 $.

Mais c’est surtout depuis la dernière décennie que les prix ont explosé. En 2025, le loyer moyen à Montréal atteignait environ 1 291 $ par mois.

Cette hausse rapide transforme profondément le marché locatif montréalais et exerce une pression grandissante sur les ménages, particulièrement les jeunes adultes, les familles et les nouveaux arrivants.

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Montréal rattrape les autres grandes villes canadiennes

Pendant longtemps, Montréal était considérée comme l’une des grandes villes les plus abordables au Canada pour les locataires.

Comparativement à Toronto ou Vancouver, les loyers y étaient beaucoup plus bas, ce qui attirait de nombreux étudiants, jeunes professionnels et familles.

Aujourd’hui, même si Montréal demeure généralement moins chère que ces deux marchés, l’écart se réduit rapidement.

Plusieurs experts estiment que Montréal vit actuellement une sorte de « rattrapage » par rapport aux autres grands centres urbains canadiens où les loyers étaient déjà très élevés depuis plusieurs années.

Certains quartiers ont complètement changé

La hausse des loyers ne touche pas tous les secteurs de la même façon.

Certains quartiers historiquement plus abordables ont connu une transformation rapide au cours des dernières années, notamment avec l’arrivée de nouveaux projets immobiliers, de rénovations majeures et d’une clientèle plus aisée.

Dans des secteurs comme Villeray, Griffintown, Saint-Henri ou Petite-Bourgogne, les loyers moyens ont plus que doublé dans certains cas depuis 2016.

Ce phénomène de gentrification pousse plusieurs résidents de longue date à quitter des quartiers devenus beaucoup trop coûteux pour leur budget.

Immigration, inflation et pénurie de logements

Plusieurs facteurs expliquent cette forte hausse des loyers.

La croissance rapide de la population montréalaise après la pandémie a fortement augmenté la demande pour les logements.

Pendant plusieurs années, un très grand nombre de personnes cherchaient un appartement alors que le nombre de logements disponibles demeurait limité.

Cette situation a créé une compétition intense entre locataires, contribuant à faire grimper les prix rapidement.

L’inflation, les coûts de construction, les rénovations plus luxueuses ainsi que l’augmentation des taxes et des coûts d’entretien ont également ajouté une pression importante sur les loyers.

Le marché semble ralentir légèrement

Depuis les changements apportés aux politiques d’immigration en 2024, la croissance de la population a ralenti dans la région de Montréal.

Cette situation commence tranquillement à modifier l’équilibre du marché locatif.

Dans certains secteurs, les propriétaires doivent maintenant compétitionner davantage pour attirer des locataires, contrairement aux dernières années où plusieurs appartements recevaient des dizaines de demandes en quelques jours seulement.

Pour la première fois depuis longtemps, certains propriétaires choisissent même de maintenir les loyers au même prix ou de réduire légèrement les montants demandés afin d’éviter de garder un logement vacant.

Un défi de plus en plus difficile pour les ménages

Malgré ce léger ralentissement, plusieurs Montréalais consacrent aujourd’hui une part beaucoup plus importante de leur revenu au logement qu’auparavant.

Dans plusieurs cas, les salaires n’ont pas augmenté au même rythme que les loyers.

Cette réalité contribue à accentuer les difficultés financières de nombreux ménages et explique en partie la hausse visible de l’itinérance et des campements temporaires observés dans plusieurs secteurs de Montréal.

Pour plusieurs familles et jeunes professionnels, accéder à un logement abordable dans la métropole n’a probablement jamais été aussi difficile qu’aujourd’hui.

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