Acheter une maison à Montréal exige désormais un revenu familial de plus de 128 000 $
Actualité immobilière29 May 20264 min de lecture

Acheter une maison à Montréal exige désormais un revenu familial de plus de 128 000 $

Actualité immobilière

Acheter une maison à Montréal exige désormais un revenu familial de plus de 128 000 $

29 May 20264 min de lecture

Pour plusieurs premiers acheteurs, devenir propriétaire à Montréal est un objectif de plus en plus difficile à atteindre. Malgré un marché immobilier un peu plus calme qu’au cours des dernières années, les prix des propriétés demeurent élevés et les taux hypothécaires continuent de limiter le pouvoir d’achat des ménages.

Aujourd’hui, une famille doit généralement gagner plus de 128 000 $ par année avant impôts pour pouvoir acheter une propriété au prix moyen observé dans la région métropolitaine de Montréal.

Cette réalité complique considérablement l’accès à la propriété, particulièrement pour les jeunes familles et les premiers acheteurs qui tentent d’accumuler leur mise de fonds tout en faisant face à un coût de la vie déjà très élevé.

Les taux hypothécaires pèsent lourd dans la balance

Même si les prix des propriétés ne grimpent plus aussi rapidement qu’au cours des années précédentes, les taux hypothécaires demeurent un obstacle important.

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Une légère hausse des taux peut avoir un impact majeur sur le montant qu’une institution financière est prête à accorder à un acheteur.

Pour plusieurs ménages, cela signifie devoir revoir leur budget à la baisse ou repousser leur projet immobilier.

Dans certains cas, quelques dixièmes de point de pourcentage supplémentaires sur un prêt hypothécaire peuvent représenter plusieurs milliers de dollars de pouvoir d’achat perdu.

Les prix restent relativement stables

Malgré le ralentissement observé dans certaines catégories de propriétés, les prix à Montréal continuent de résister.

Le prix moyen d’une propriété dans la région demeure près de 600 000 $, ce qui représente encore un défi important pour les nouveaux acheteurs.

Les copropriétés, souvent considérées comme la porte d’entrée vers la propriété, affichent également une stabilité des prix depuis le début de l’année.

Cette situation signifie que les acheteurs ne bénéficient pas réellement d’une baisse des prix pour compenser la hausse des coûts de financement.

Les premiers acheteurs sont les plus vulnérables

Les ménages qui achètent leur première propriété disposent souvent d’une mise de fonds plus limitée et d’une marge financière plus restreinte.

Ils sont donc particulièrement sensibles aux variations des taux hypothécaires et aux coûts supplémentaires liés à l’achat d’une propriété.

Plusieurs doivent aujourd’hui ajuster leurs attentes et revoir certains critères afin de trouver une propriété qui correspond à leur capacité financière.

Pour certains, cela signifie choisir un condo plutôt qu’une maison unifamiliale. Pour d’autres, cela implique de s’éloigner du centre de Montréal pour trouver des propriétés plus abordables.

Les couronnes attirent davantage d’acheteurs

Face aux défis d’accessibilité, de nombreux acheteurs élargissent maintenant leur recherche vers la couronne nord, la couronne sud ou certaines régions situées à proximité de Montréal.

Ces secteurs offrent souvent des prix plus accessibles tout en permettant aux familles de demeurer relativement près des grands centres d’emploi.

Le développement du télétravail au cours des dernières années a également rendu ces options plus attrayantes pour plusieurs ménages.

Entrer sur le marché demeure un objectif réalisable

Même si les conditions actuelles sont difficiles, plusieurs spécialistes rappellent qu’il n’est pas toujours nécessaire d’acheter immédiatement la propriété idéale.

Pour de nombreux propriétaires actuels, le premier achat a servi de tremplin vers une propriété plus grande quelques années plus tard.

L’important demeure souvent de réussir à entrer sur le marché immobilier et à commencer à bâtir son patrimoine plutôt que d’attendre indéfiniment la propriété parfaite.

Un défi qui persiste en 2026

L’accessibilité à la propriété demeure l’un des principaux enjeux économiques au Québec en 2026.

Entre les prix élevés des propriétés, les taux hypothécaires plus importants qu’avant la pandémie et l’augmentation générale du coût de la vie, plusieurs ménages doivent faire preuve de patience, de flexibilité et d’une planification financière rigoureuse.

Pour les premiers acheteurs, le chemin vers la propriété est plus exigeant qu’auparavant, mais avec une bonne préparation et des attentes réalistes, il demeure possible de réaliser ce projet à long terme.

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