L’économie canadienne devrait avancer lentement en 2026 avant de reprendre de la force en 2027
Finances25 June 20266 min de lecture

L’économie canadienne devrait avancer lentement en 2026 avant de reprendre de la force en 2027

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L’économie canadienne devrait avancer lentement en 2026 avant de reprendre de la force en 2027

25 June 20266 min de lecture

L’économie canadienne traverse une période plus difficile, mais les perspectives pourraient s’améliorer graduellement. Selon une étude de Deloitte, la croissance économique du Canada devrait atteindre seulement 0,7 % en 2026, avant de remonter à environ 2 % en 2027.

En termes simples, cela veut dire que l’économie continue d’avancer, mais très lentement. Les entreprises investissent avec prudence, plusieurs consommateurs surveillent leurs dépenses et l’incertitude demeure élevée.

Pourquoi l’économie ralentit-elle?

Plusieurs facteurs pèsent actuellement sur l’économie canadienne. Les tensions commerciales, les coûts de l’énergie, les problèmes dans certaines chaînes d’approvisionnement et la baisse de confiance des consommateurs et des entreprises rendent la situation plus fragile.

Quand les entreprises ne savent pas à quoi s’attendre, elles retardent souvent leurs investissements. Elles peuvent attendre avant d’acheter de l’équipement, d’agrandir leurs installations ou d’embaucher plus de personnel.

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Du côté des ménages, l’effet est semblable. Quand les gens s’inquiètent pour leur emploi, leur hypothèque ou leur budget, ils dépensent moins. Cela peut ralentir l’activité dans les commerces, les restaurants, les services et même dans le marché immobilier.

Une reprise possible en 2027

Selon l’étude de Deloitte, l’économie pourrait reprendre plus de vigueur en 2027. Cette amélioration dépendrait surtout d’un retour de confiance chez les entreprises et les consommateurs.

Si les tensions commerciales diminuent, si les règles deviennent plus claires et si les entreprises recommencent à investir, cela pourrait créer de nouveaux emplois et soutenir la croissance.

Pour les familles du Québec, cela pourrait signifier un climat économique un peu plus stable. Mais cette amélioration ne se fera probablement pas du jour au lendemain.

Le commerce avec les États-Unis reste un enjeu majeur

Le principal risque pour l’économie canadienne demeure la relation commerciale avec les États-Unis. Le Canada vend une grande partie de ses produits au marché américain. Si l’accès à ce marché devient plus difficile ou plus coûteux, plusieurs secteurs pourraient être touchés.

Certains secteurs, comme l’acier, l’aluminium et le bois d’œuvre, sont déjà plus vulnérables aux tarifs et aux conflits commerciaux. Ces industries peuvent être importantes pour plusieurs régions du pays, incluant certaines régions du Québec.

Si les entreprises canadiennes doivent payer plus cher pour exporter leurs produits, ou si elles perdent une partie de leur accès au marché américain, cela peut réduire leurs revenus, ralentir les investissements et nuire à l’emploi.

Sommes-nous en récession?

La question revient souvent : est-ce que le Canada est en récession?

Techniquement, certaines données économiques ont montré un recul de l’activité. Toutefois, l’étude de Deloitte estime qu’il est trop tôt pour parler d’une véritable récession généralisée.

Une récession touche normalement une grande partie de l’économie, dure un certain temps et entraîne des conséquences plus profondes sur l’emploi, la production et les dépenses. Pour l’instant, la faiblesse semble surtout concentrée dans certains secteurs.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a aussi minimisé l’idée d’une récession généralisée. Son message est que l’économie est faible, mais que la situation ne ressemble pas nécessairement à une crise économique profonde.

Les prix de l’énergie compliquent la situation

Les prix de l’énergie ont aussi joué un rôle important dans les derniers mois. Lorsque l’essence, le transport et l’énergie coûtent plus cher, les ménages ont moins d’argent pour le reste.

Pour les entreprises, des coûts d’énergie plus élevés peuvent aussi faire grimper les dépenses. Cela peut se refléter dans les prix payés par les consommateurs.

Par contre, les prix du pétrole ont commencé à se calmer après avoir fortement augmenté plus tôt dans l’année. Si cette tendance se maintient, cela pourrait aider les ménages à respirer un peu, surtout ceux qui utilisent beaucoup leur voiture pour se rendre au travail.

Dans la grande région de Montréal, où plusieurs travailleurs vivent à Laval, sur la Rive-Nord ou sur la Rive-Sud et se déplacent quotidiennement, le coût de l’essence peut avoir un impact direct sur le budget familial.

L’inflation reste à surveiller

L’inflation demeure un autre sujet important. Lorsque l’inflation augmente, cela signifie que le coût de plusieurs biens et services monte. L’épicerie, l’essence, les assurances, les loyers et plusieurs dépenses du quotidien peuvent devenir plus lourds.

Selon les données récentes mentionnées dans le contexte économique, l’inflation annuelle a augmenté en mai pour atteindre 3,2 %, après 2,8 % en avril.

Malgré cette hausse, Tiff Macklem a indiqué qu’il ne voyait pas nécessairement de signe d’une inflation généralisée dans toute l’économie. Autrement dit, certaines catégories de prix montent, mais cela ne veut pas automatiquement dire que tous les prix accélèrent en même temps.

Quel impact pour le marché immobilier?

Pour le marché immobilier québécois, une économie plus lente peut avoir plusieurs effets.

D’un côté, certains acheteurs peuvent être plus prudents. Ils peuvent attendre avant d’acheter une maison ou un condo, surtout s’ils s’inquiètent pour leur emploi ou leur budget.

D’un autre côté, si l’économie reprend de la force en 2027, la confiance pourrait revenir graduellement. Des emplois plus stables, une meilleure visibilité économique et des coûts d’emprunt plus prévisibles peuvent encourager certains ménages à relancer leur projet d’achat.

À Montréal et dans les régions autour, les acheteurs restent très sensibles aux paiements mensuels. Même si les prix ne montent pas rapidement, les taxes, les assurances, les frais de condo, l’entretien et les taux hypothécaires continuent d’influencer la capacité d’achat.

Les gouvernements veulent stimuler l’investissement

L’étude de Deloitte souligne aussi que les politiques publiques pourraient jouer un rôle important dans la reprise. Les investissements en infrastructures, les projets liés aux ressources, les minéraux critiques, la défense, l’intelligence artificielle et la réduction des barrières commerciales entre les provinces pourraient soutenir l’économie.

L’idée est simple : si les gouvernements facilitent certains projets et réduisent les obstacles, les entreprises pourraient être plus à l’aise d’investir. Cela pourrait créer de l’activité économique et des emplois.

Mais pour que cela fonctionne, les entreprises doivent avoir confiance. Elles doivent croire que les règles seront stables et que les projets pourront avancer sans trop de délais.

Ce qu’il faut retenir

L’économie canadienne devrait rester faible en 2026, avec une croissance prévue de seulement 0,7 % selon Deloitte. Une reprise plus solide est attendue en 2027, avec une croissance possible d’environ 2 %.

Le Canada n’est pas nécessairement en pleine récession, mais plusieurs secteurs sont sous pression. Les tensions commerciales avec les États-Unis, les coûts de l’énergie, l’inflation et la prudence des consommateurs continuent de peser sur l’économie.

Pour les ménages québécois, le message est clair : l’économie pourrait s’améliorer, mais la prudence reste de mise. Avant d’acheter une propriété, de renouveler une hypothèque ou de prendre une grosse décision financière, il vaut mieux regarder son budget avec attention et prévoir une marge de sécurité.

La reprise pourrait arriver, mais pour l’instant, plusieurs familles et entreprises avancent encore avec le pied sur le frein.

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