Richesse au Canada : l’Ontario compte le plus grand nombre de familles milliardaires
Finances26 June 20267 min de lecture

Richesse au Canada : l’Ontario compte le plus grand nombre de familles milliardaires

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Richesse au Canada : l’Ontario compte le plus grand nombre de familles milliardaires

26 June 20267 min de lecture

Un nouveau rapport publié par Canadians for Tax Fairness montre que la richesse est de plus en plus concentrée entre les mains d’un très petit nombre de familles au Canada.

Selon l’étude, l’Ontario arrive en tête au pays pour le nombre de familles milliardaires. Environ 44 % des familles milliardaires canadiennes vivraient dans cette province.

Le rapport ne regarde pas seulement les milliardaires. Il analyse aussi la richesse des familles les plus fortunées dans les grandes régions du pays, dont le Québec, l’Ontario, l’Alberta, la Colombie-Britannique, les Prairies et les provinces de l’Atlantique.

Que veut dire “richesse” dans cette étude?

Dans ce type de rapport, la richesse ne veut pas seulement dire le salaire annuel. Il s’agit plutôt du patrimoine net.

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Le patrimoine net, c’est la valeur de tout ce qu’une famille possède, moins ses dettes.

Cela peut inclure :

  • les maisons, condos, terrains et immeubles;
  • les actions et placements;
  • les fonds d’investissement;
  • les comptes bancaires;
  • les régimes de retraite;
  • certains produits d’assurance;
  • d’autres actifs financiers.

Par exemple, une famille qui possède plusieurs propriétés, des placements importants et peu de dettes peut avoir un patrimoine très élevé, même si son revenu annuel n’est pas nécessairement le chiffre le plus visible.

Où se trouve la plus grande concentration de richesse?

Selon le rapport, la part de richesse détenue par les familles les plus riches a augmenté entre 1999 et 2023 dans presque toutes les régions du Canada.

L’Ontario ressort comme la province où la richesse est la plus concentrée en valeur totale. L’étude indique que les 0,01 % des familles les plus riches de cette province possèdent en moyenne 546 millions de dollars.

La Colombie-Britannique suit avec une richesse moyenne de 501 millions de dollars chez les familles situées dans le même groupe ultra-fortuné. Le Québec arrive ensuite avec une moyenne de 408 millions de dollars, devant l’Alberta, à 393 millions de dollars.

Ces chiffres sont difficiles à imaginer pour la majorité des ménages. Ils montrent à quel point l’écart est grand entre les familles ordinaires et les familles situées tout en haut de l’échelle de la richesse.

Le Québec aussi fait partie du portrait

Même si l’Ontario occupe la première place, le Québec n’est pas absent de cette réalité. Selon l’étude, les familles les plus riches du Québec possèdent elles aussi des patrimoines très élevés.

Le rapport estime que les 0,01 % des familles les plus riches au Québec détiennent en moyenne 408 millions de dollars.

Ce chiffre est important, surtout dans un contexte où plusieurs ménages québécois font face à des coûts de logement élevés, à des loyers plus chers, à des paiements hypothécaires plus lourds et à une pression constante sur le budget familial.

Autrement dit, pendant qu’une partie de la population doit faire des choix difficiles pour se loger, épargner ou payer ses dépenses courantes, une très petite minorité détient une part importante de la richesse.

Le Canada compte des milliers de familles très fortunées

Selon le rapport, le Canada compterait environ 3 380 familles avec un patrimoine d’au moins 100 millions de dollars.

Près de 1 600 de ces familles vivraient en Ontario. Cette concentration s’explique en partie par la taille de la province, sa population élevée et son poids économique important.

L’Ontario compte aussi le plus grand nombre de familles milliardaires. Le rapport estime qu’il y aurait environ 86 familles milliardaires au Canada, dont 38 en Ontario.

Mais le rapport souligne aussi un contraste important : l’Ontario compte à la fois beaucoup de familles extrêmement riches et un très grand nombre de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté.

Pourquoi cette concentration inquiète certains groupes?

Le débat ne porte pas seulement sur le luxe ou les grosses fortunes. Selon le rapport, une concentration très élevée de la richesse peut aussi donner beaucoup d’influence économique et politique à un petit groupe de personnes.

Quand une petite partie de la population possède une grande part des actifs, cela peut accentuer les inégalités et rendre l’accès à la propriété plus difficile pour les ménages ordinaires.

Dans le marché immobilier, cette situation peut devenir très visible. Les familles qui possèdent déjà plusieurs actifs peuvent parfois acheter plus facilement, investir davantage et profiter de la hausse des prix. Pendant ce temps, les premiers acheteurs doivent souvent composer avec des mises de fonds plus difficiles à accumuler et des paiements mensuels plus élevés.

Un impôt sur la fortune est proposé

Le rapport publié par Canadians for Tax Fairness propose l’idée d’un impôt sur la fortune afin de réduire les inégalités.

Un impôt sur la fortune est différent d’un impôt sur le revenu. Il ne vise pas seulement l’argent gagné chaque année. Il vise plutôt la valeur totale des actifs détenus par une personne ou une famille, après avoir soustrait les dettes.

Par exemple, le rapport évoque l’idée d’un impôt de 1 % sur les patrimoines nets de plus de 10 millions de dollars, puis des taux plus élevés pour les patrimoines encore plus importants.

Selon l’étude, un tel impôt pourrait générer des revenus importants pour les gouvernements. En Ontario seulement, le rapport estime qu’un impôt sur la fortune pourrait rapporter environ 18 milliards de dollars par année.

À quoi cet argent pourrait servir?

Les partisans d’un impôt sur la fortune estiment que ces revenus pourraient être utilisés pour financer des services publics ou réduire certaines pressions sur les ménages.

Par exemple, l’argent pourrait servir à soutenir :

  • le logement abordable;
  • les soins de santé;
  • les services sociaux;
  • les infrastructures;
  • les mesures de lutte contre la pauvreté;
  • certains programmes d’aide aux ménages.

Le sujet demeure toutefois politique et économique. Certains appuient ce type de mesure, tandis que d’autres craignent qu’elle pousse des capitaux ou des contribuables fortunés à quitter une province ou un pays.

Un débat qui dépasse le Canada

La question de l’impôt sur la fortune n’est pas propre au Canada. Aux États-Unis et dans d’autres pays, des propositions semblables ont déjà été discutées.

Certains gouvernements ou législateurs ont proposé des taxes spéciales visant les très grandes fortunes, les revenus très élevés ou les milliardaires. L’objectif est souvent le même : réduire les écarts de richesse et financer des services publics.

Mais ces mesures soulèvent aussi des questions pratiques. Il faut déterminer comment calculer la valeur des actifs, comment éviter l’évasion fiscale et comment appliquer la mesure de façon équitable.

Ce que le rapport met en lumière

Le rapport de Canadians for Tax Fairness met surtout en évidence une tendance de fond : la richesse augmente plus rapidement au sommet de l’échelle qu’au milieu ou au bas de l’échelle.

Pour plusieurs ménages, la richesse principale est souvent liée à la maison familiale. Mais pour les familles les plus riches, le patrimoine peut inclure plusieurs propriétés, des entreprises, des actions, des placements et d’autres actifs importants.

Cela crée un écart qui peut se creuser avec le temps, surtout lorsque la valeur des actifs augmente plus vite que les revenus des ménages ordinaires.

Ce qu’il faut retenir

Selon l’étude publiée par Canadians for Tax Fairness, l’Ontario compte le plus grand nombre de familles milliardaires au Canada. Le Québec fait aussi partie des régions où les familles les plus riches détiennent des patrimoines très élevés.

Le rapport montre que la richesse est de plus en plus concentrée au sommet, pendant que plusieurs ménages doivent composer avec des coûts de logement, d’épicerie, de transport et d’endettement plus lourds.

La proposition d’un impôt sur la fortune vise à ouvrir un débat sur la façon de réduire ces écarts. Que l’on soit pour ou contre cette idée, le constat demeure : au Canada, une petite partie des familles possède une part très importante de la richesse.

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