Reprise immobilière au Canada : le chemin reste long, mais le Québec tient bon
Actualité immobilière17 July 20267 min de lecture

Reprise immobilière au Canada : le chemin reste long, mais le Québec tient bon

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Reprise immobilière au Canada : le chemin reste long, mais le Québec tient bon

17 July 20267 min de lecture

Le marché immobilier canadien montre quelques signes d’amélioration, mais il est encore trop tôt pour parler d’une vraie reprise solide.

Selon un récent rapport de RBC, le marché a fait un petit pas dans la bonne direction en juin. Les ventes de propriétés ont légèrement augmenté pour un troisième mois consécutif, mais la progression demeure fragile.

En termes simples, le marché va un peu mieux qu’au début de l’année, mais il n’est pas encore revenu à un niveau normal.

Les ventes augmentent, mais lentement

En juin, les reventes de propriétés au Canada ont augmenté de 0,5 % par rapport au mois de mai.

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C’est une bonne nouvelle, car il s’agit d’un troisième mois de hausse. Par contre, cette augmentation est beaucoup plus faible que celle du mois précédent, qui avait été de 5,5 %.

Autrement dit, le marché avance, mais il avance lentement.

Selon RBC, même après cette amélioration, le nombre de transactions au pays demeure environ 12 % sous sa moyenne des dix dernières années. Cela montre que plusieurs acheteurs sont encore absents du marché.

Une reprise qui reste fragile

Le rapport de RBC parle d’une reprise qui semble tenir, mais de justesse.

Cette nuance est importante. Le marché ne s’effondre pas, mais il n’est pas non plus en forte croissance. Plusieurs acheteurs regardent encore les propriétés sans nécessairement passer à l’action.

Les raisons sont faciles à comprendre :

  • les paiements hypothécaires restent élevés;
  • le coût de la vie pèse sur les budgets;
  • l’incertitude économique rend les ménages plus prudents;
  • certains acheteurs s’inquiètent pour leur emploi;
  • plusieurs espèrent de meilleures conditions avant d’acheter.

Les prévisions de ventes ont été revues à la baisse

L’Association canadienne de l’immobilier a aussi révisé ses prévisions pour 2026. Elle prévoit maintenant 463 336 ventes résidentielles au Canada cette année.

Cela représenterait une baisse de 1,4 % par rapport à 2025.

Du côté des prix, l’association prévoit une hausse moyenne nationale de 1,1 % en 2026, pour atteindre environ 686 710 $.

Cette prévision montre un marché plus stable, mais pas très vigoureux. Les prix pourraient monter légèrement à l’échelle canadienne, mais les ventes devraient rester limitées.

Ontario et Colombie-Britannique : plus d’inventaire, plus de pression

Dans certaines provinces, surtout en Ontario et en Colombie-Britannique, le nombre de propriétés à vendre a beaucoup augmenté dans les derniers mois.

Quand il y a plus de propriétés disponibles, les acheteurs ont plus de choix. Les vendeurs doivent alors être plus réalistes, surtout si leur propriété est trop chère ou moins bien située.

Selon le rapport de RBC, l’inventaire commence toutefois à se stabiliser dans certains marchés plus faibles. Cela pourrait aider les prix à cesser de baisser dans certaines régions.

Dans certaines parties du sud de l’Ontario, comme le Grand Toronto, Hamilton et Windsor, les prix ont même légèrement augmenté d’un mois à l’autre. Mais ils demeurent généralement plus bas qu’il y a un an.

Le Québec se distingue encore

Le Québec ne suit pas exactement la même tendance que les marchés les plus touchés du pays.

Selon RBC, les valeurs immobilières continuent de progresser dans certains marchés, dont le Québec, en raison d’un meilleur équilibre entre l’offre et la demande.

En termes simples, il n’y a pas assez de propriétés disponibles dans plusieurs secteurs pour faire chuter les prix de façon importante.

Dans la grande région de Montréal, à Québec, à Sherbrooke, à Trois-Rivières, à Gatineau, à Laval et dans plusieurs marchés de banlieue, la demande demeure présente. Les acheteurs sont plus prudents, mais les propriétés bien situées et bien évaluées continuent d’attirer l’attention.

Pourquoi le Québec résiste mieux?

Le marché québécois a été moins affecté par la correction nationale pour plusieurs raisons.

D’abord, les prix étaient généralement moins élevés qu’à Toronto ou Vancouver. Les hausses ont été importantes au Québec, mais elles n’ont pas toujours atteint le même niveau d’excès que dans les marchés les plus chers du pays.

Ensuite, l’offre reste limitée dans plusieurs secteurs. Quand peu de propriétés sont disponibles, les vendeurs conservent un certain avantage.

Finalement, plusieurs ménages veulent encore acheter au Québec, que ce soit pour devenir propriétaires, se rapprocher du travail, quitter la location ou s’installer dans une région plus abordable que les grands marchés de l’Ontario ou de la Colombie-Britannique.

Les acheteurs restent hésitants

Même si le marché se stabilise, plusieurs acheteurs ne sont pas encore prêts à passer à l’action.

Le principal obstacle demeure l’abordabilité. Acheter une propriété coûte encore très cher lorsqu’on additionne l’hypothèque, les taxes, les assurances, les frais de condo, l’entretien et les dépenses courantes.

Au Québec, les prix ont moins reculé qu’ailleurs, ce qui signifie que les acheteurs n’ont pas nécessairement obtenu un grand soulagement. Dans plusieurs secteurs, ils ont un peu plus de temps pour réfléchir, mais pas toujours beaucoup plus de pouvoir d’achat.

La confiance sera essentielle pour la suite

Selon RBC, la reprise du marché dépendra beaucoup du retour des acheteurs qui attendent sur les lignes de côté.

Ces acheteurs existent. Plusieurs veulent acheter, mais attendent un meilleur moment, une baisse de taux, une stabilité d’emploi ou un prix qui respecte mieux leur budget.

Si les taux hypothécaires diminuent, si le marché de l’emploi s’améliore et si la confiance revient, une partie de cette demande pourrait revenir sur le marché graduellement.

Mais si l’économie ralentit, si les prix de l’énergie remontent ou si l’emploi se détériore, la reprise pourrait être retardée.

Ce que cela signifie pour les acheteurs québécois

Pour les acheteurs au Québec, le message est simple : le marché est peut-être moins intense qu’avant, mais il demeure exigeant.

Il peut y avoir un peu plus de choix dans certains secteurs, mais les bonnes propriétés restent recherchées. Il faut donc être prêt, sans se précipiter.

Avant d’acheter, il faut bien calculer :

  • le paiement hypothécaire;
  • les taxes municipales;
  • les taxes scolaires;
  • l’assurance habitation;
  • les frais de condo, s’il y a lieu;
  • le chauffage et l’électricité;
  • les coûts d’entretien;
  • les réparations possibles;
  • une marge pour les imprévus.

Le bon moment pour acheter n’est pas seulement une question de marché. C’est surtout une question de capacité financière.

Ce que cela signifie pour les vendeurs

Pour les vendeurs, le marché québécois demeure favorable dans plusieurs secteurs, mais il demande plus de réalisme qu’avant.

Une propriété bien située, bien entretenue et bien présentée peut encore obtenir de bons résultats. Par contre, une propriété trop chère peut rester plus longtemps sur le marché, surtout si les acheteurs ont plus de choix.

Dans un marché plus équilibré, le prix demandé devient très important. Les vendeurs doivent regarder les ventes récentes comparables, l’état de leur propriété et la concurrence directe dans leur secteur.

Une reprise lente et différente selon les régions

Le marché immobilier canadien ne reprend pas de façon uniforme. Certaines régions montrent des signes de stabilisation, d’autres restent sous pression, et certains marchés continuent de progresser.

Le Québec fait partie des marchés qui résistent mieux, mais cela ne veut pas dire que toutes les propriétés se vendront rapidement ou que les prix monteront partout.

La suite dépendra surtout des taux, de l’emploi, de la confiance des ménages et du nombre de propriétés disponibles.

Ce qu’il faut retenir

Selon le rapport de RBC, le marché immobilier canadien a fait un petit pas vers la reprise en juin, avec une hausse des ventes de 0,5 % par rapport à mai. Mais les transactions demeurent encore 12 % sous leur moyenne des dix dernières années.

L’Association canadienne de l’immobilier prévoit maintenant une légère baisse des ventes en 2026, mais une petite hausse du prix moyen national.

Au Québec, le marché continue de mieux résister que plusieurs autres régions du pays. Les prix y sont soutenus par une demande encore présente et une offre limitée dans plusieurs secteurs.

La reprise immobilière canadienne semble amorcée, mais elle reste fragile. Pour les acheteurs comme pour les vendeurs, la prudence, le réalisme et une bonne préparation demeurent essentiels.

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