Immobilier : les ventes chutent à Montréal pendant que les propriétés à vendre explosent
Le marché immobilier québécois envoie un signal clair : les acheteurs ralentissent, pendant que de plus en plus de propriétés arrivent sur le marché.
En septembre, les ventes résidentielles ont reculé de 12 % dans la région de Montréal par rapport à l’an dernier, selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec.
Seulement 3 082 propriétés ont changé de mains, contre 3 486 un an plus tôt.
Montréal : toutes les catégories reculent
Le ralentissement touche l’ensemble du marché.
Les ventes de plex ont chuté de 16 %, celles des copropriétés de 14 % et celles des maisons unifamiliales de 9 %.
Mais le chiffre le plus important se trouve peut-être ailleurs : le nombre de propriétés à vendre a bondi d’environ 20 %.
Près de 21 800 propriétés étaient inscrites sur le marché montréalais, comparativement à environ 18 200 un an plus tôt.
Plus de choix, moins de ventes : le rapport de force commence clairement à devenir plus favorable aux acheteurs.
Les prix résistent encore
Malgré la baisse des ventes, les prix médians sont demeurés pratiquement stables à Montréal.
Ils se situaient autour de 635 000 $ pour une maison unifamiliale, 430 000 $ pour un condo et 861 000 $ pour un plex.
Autrement dit, le marché ne s’effondre pas.
Mais si l’inventaire continue d’augmenter pendant que les ventes diminuent, les vendeurs pourraient devoir devenir beaucoup plus réalistes dans les prochains mois.
Québec ralentit aussi, mais les prix continuent de monter
Dans la région de Québec, les ventes ont diminué de 5 % en septembre, avec 776 transactions.
Les nouvelles inscriptions ont toutefois bondi de 21 %.
Contrairement à Montréal, les prix continuent d’augmenter : le prix médian d’une maison unifamiliale est passé de 453 500 $ à 475 000 $ en un an.
Québec reste donc plus solide, mais l’arrivée rapide de nouvelles propriétés pourrait éventuellement calmer la croissance des prix.
Quel impact sur les hypothèques?
Le ralentissement arrive au moment où les coûts de financement demeurent élevés.
Pour les acheteurs, cela crée une situation particulière : ils ont davantage de choix et de pouvoir de négociation, mais leur capacité d’emprunt reste limitée par les taux hypothécaires.
Une propriété moins chère ou mieux négociée ne devient pas automatiquement abordable si le paiement hypothécaire reste élevé.
Pour les vendeurs, le message devient urgent
Avec environ 20 % plus de propriétés sur le marché montréalais, afficher trop cher devient beaucoup plus risqué.
Les acheteurs peuvent comparer davantage, prendre leur temps et négocier plus fermement.
Une propriété mal positionnée peut rapidement rester sur le marché pendant que les nouvelles inscriptions continuent de s’accumuler.
La conclusion : le marché commence à changer
À l’échelle du Québec, les ventes ont reculé de 7 % en septembre.
Les prix tiennent encore, mais les volumes diminuent et l’offre augmente rapidement.
Ce n’est pas encore une correction majeure, mais le signal est difficile à ignorer : le marché devient moins favorable aux vendeurs et beaucoup plus intéressant pour les acheteurs capables de se financer.
Si cette tendance se poursuit cet automne, le prochain mouvement important pourrait ne plus être une hausse des prix, mais une augmentation des négociations et des ajustements de prix.