Immobilier: la fenêtre d’abordabilité pourrait déjà se refermer au Canada
Actualité immobilière•5 October 2026•3 min de lecture

Immobilier: la fenêtre d’abordabilité pourrait déjà se refermer au Canada

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Immobilier: la fenêtre d’abordabilité pourrait déjà se refermer au Canada

5 October 2026•3 min de lecture

Les acheteurs avaient enfin commencé à respirer. Après plusieurs années de correction, les prix des maisons ont reculé d’environ 20 % par rapport à leur sommet post-pandémie. Mais selon RBC, cette amélioration pourrait être presque terminée.

Au deuxième trimestre, la seule chose qui a réellement amélioré l’abordabilité a été la hausse des revenus des ménages.

Les prix, eux, ont cessé de baisser.

Et surtout, les coûts d’emprunt recommencent à monter.

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Les taux fixes pourraient se rapprocher de 5 %

La hausse des rendements obligataires pousse déjà les taux hypothécaires fixes vers le haut.

Selon Capital Economics, le taux fixe moyen de cinq ans pourrait passer d’environ 4,1 % à près de 5 %.

Pour un acheteur limité par son paiement mensuel, cela pourrait réduire d’environ 9 % le prix de la propriété qu’il peut se permettre.

Autrement dit, même si les prix des maisons restent stables, une hausse des taux peut rendre l’achat beaucoup plus difficile.

Et les taux variables pourraient suivre

RBC souligne aussi que de nouvelles hausses de la Banque du Canada l’an prochain pourraient faire monter les taux variables.

Le problème devient donc double : les taux fixes augmentent déjà, tandis que les variables pourraient devenir plus coûteux plus tard.

L’abordabilité reste extrêmement fragile

Selon l’indice de RBC, environ 52,8 % du revenu médian avant impôt d’un ménage canadien est maintenant nécessaire pour couvrir les coûts de propriété.

En comparaison, ce chiffre était de seulement 33 % en 2001.

Au sommet de la crise d’abordabilité en 2023, il avait atteint 63,6 %.

La correction immobilière avait ramené ce niveau vers 53 %, mais l’amélioration ralentit déjà fortement.

Quel impact sur le marché immobilier?

Si les taux continuent de monter, plusieurs acheteurs devront réduire leur budget, augmenter leur mise de fonds ou reporter leur projet.

Cela pourrait freiner les ventes et empêcher les prix de repartir fortement à la hausse.

Mais cela ne signifie pas nécessairement que l’immobilier deviendra plus abordable.

Des prix stables combinés à des hypothèques plus chères peuvent en réalité rendre l’achat encore plus difficile.

Pour les vendeurs, la reprise pourrait rester très limitée

Moins de pouvoir d’achat signifie moins d’acheteurs capables de payer les prix demandés.

Les vendeurs pourraient donc devoir accepter davantage de négociation, surtout dans les marchés où l’inventaire augmente.

La correction des prix pourrait ralentir, mais cela ne veut pas dire que le marché repartira rapidement.

La conclusion : le répit pourrait être presque terminé

Les Canadiens ont bénéficié de plusieurs années d’amélioration graduelle de l’abordabilité grâce à la baisse des prix.

Mais cette aide semble maintenant s’essouffler.

Les prix se stabilisent, les rendements obligataires montent et les taux hypothécaires risquent de suivre.

Pour les acheteurs, la fenêtre actuelle pourrait donc être plus courte qu’on le pense : le problème n’est plus seulement le prix de la maison, mais le coût de l’argent nécessaire pour l’acheter.

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