Loyers au Canada : la baisse s’accélère et le marché locatif change de direction
Actualité immobilière•8 October 2026•3 min de lecture

Loyers au Canada : la baisse s’accélère et le marché locatif change de direction

Actualité immobilière

Loyers au Canada : la baisse s’accélère et le marché locatif change de direction

8 October 2026•3 min de lecture

Après des années de flambée, les loyers commencent enfin à reculer sérieusement au Canada.

En septembre, le loyer moyen demandé s’est établi à 2 034 $ par mois, soit une baisse de 4,2 % sur un an, selon Rentals.ca et Urbanation.

Encore plus frappant : les loyers moyens ont reculé de 7,3 % en deux ans.

Deux années complètes de baisse

Le marché locatif canadien vient d’enregistrer 24 mois consécutifs de recul annuel, soit la plus longue période de ralentissement observée dans l’histoire récente du marché.

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Et la correction se poursuit même d’un mois à l’autre : le loyer moyen a diminué légèrement en septembre, après avoir déjà reculé en août.

Le message est clair : la pression extrême sur les locataires commence enfin à diminuer dans plusieurs marchés.

L’offre change complètement la situation

Selon Urbanation, le principal facteur derrière cette correction est l’augmentation de l’offre de logements disponibles.

Les appartements locatifs construits spécifiquement pour la location ont vu leurs loyers diminuer de 2,7 % sur un an, pour atteindre environ 2 036 $.

La baisse est encore plus importante du côté des condos offerts en location : -7,8 % sur un an, pour un loyer moyen de 2 052 $.

Lorsque davantage de logements se retrouvent sur le marché, les propriétaires doivent davantage compétitionner pour attirer les locataires.

Quel impact sur le marché immobilier?

Pour les investisseurs immobiliers, la baisse des loyers est une mauvaise nouvelle.

Des revenus locatifs plus faibles rendent certains condos et immeubles moins rentables, surtout lorsque les coûts hypothécaires restent élevés.

Certains investisseurs pourraient donc décider de vendre plutôt que de conserver une propriété qui génère moins de revenus.

Si ce phénomène prend de l’ampleur, davantage de condos pourraient arriver sur le marché de la revente, ce qui exercerait une pression supplémentaire sur les prix.

Et pour les hypothèques?

Un propriétaire locatif qui renouvelle son hypothèque à un taux élevé peut se retrouver coincé entre des paiements plus coûteux et des loyers qui baissent.

C’est particulièrement important dans les marchés où les investisseurs avaient acheté en comptant sur une croissance rapide des loyers pour compenser leurs coûts.

La baisse des loyers réduit donc la marge de sécurité de certains propriétaires endettés.

Pour les locataires, le rapport de force change

La bonne nouvelle est évidemment du côté des locataires.

Plus d’offre et moins de pression peuvent signifier davantage de choix, moins de compétition et parfois davantage de pouvoir de négociation.

Après plusieurs années où les propriétaires pouvaient imposer des hausses importantes, le marché commence enfin à redevenir plus favorable aux locataires dans plusieurs régions.

La conclusion : la correction locative est maintenant bien installée

Une baisse de 4,2 % sur un an et de 7,3 % en deux ans n’est plus un simple ralentissement temporaire.

Le marché locatif canadien est clairement entré dans une phase de correction.

Pour les locataires, c’est un soulagement. Pour les investisseurs fortement endettés, c’est un avertissement.

Et si les loyers continuent de reculer pendant que les taux hypothécaires restent élevés, le marché des condos et des propriétés locatives pourrait être l’un des prochains secteurs à subir davantage de pression.

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