Cartes de crédit : comment reprendre le contrôle de ses dettes
Finances27 July 20268 min de lecture

Cartes de crédit : comment reprendre le contrôle de ses dettes

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Cartes de crédit : comment reprendre le contrôle de ses dettes

27 July 20268 min de lecture

Quand plusieurs cartes de crédit sont presque ou complètement utilisées, le stress peut monter très vite. Plusieurs personnes veulent alors tout régler d’un seul coup. Pourtant, ce n’est pas toujours la meilleure approche.

La première étape est souvent la plus simple, mais aussi la plus importante : ralentir, respirer et regarder les vrais chiffres.

Avant de choisir une solution, il faut savoir exactement combien on doit, à qui, à quel taux d’intérêt et avec quels paiements minimums.

Commencer par faire le portrait complet

Il ne faut pas se fier à une impression ou à un montant approximatif. Il faut sortir les relevés de cartes de crédit, les prêts personnels, les marges de crédit et toutes les autres dettes.

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Pour chaque dette, il faut noter :

  • le solde total;
  • le taux d’intérêt;
  • le paiement minimum;
  • la date limite de paiement;
  • les frais possibles en cas de retard.

Cette étape peut être inconfortable, mais elle permet de prendre de meilleures décisions. Un plan de remboursement fonctionne seulement si les chiffres sont clairs.

Arrêter d’ajouter de nouvelles dettes

Avant même de rembourser plus rapidement, il faut empêcher la dette de grossir.

Si les cartes continuent d’être utilisées pour l’épicerie, l’essence, les restaurants ou les achats courants, le problème risque de revenir même après un effort de remboursement.

Le but est donc de construire un budget de base, très simple, qui couvre d’abord les besoins essentiels :

  • le logement;
  • l’épicerie;
  • l’électricité et le chauffage;
  • le transport;
  • les assurances;
  • les médicaments et dépenses nécessaires;
  • les paiements minimums des dettes.

Avant de négocier avec les créanciers ou de chercher une solution plus complexe, il faut s’assurer que les besoins de base peuvent être payés.

Option 1 : le prêt de consolidation

Un prêt de consolidation sert à regrouper plusieurs dettes en un seul paiement mensuel.

Par exemple, au lieu d’avoir trois ou quatre cartes de crédit à payer séparément, une personne pourrait obtenir un prêt personnel et utiliser ce prêt pour rembourser les cartes. Ensuite, elle rembourse seulement le prêt.

Cette solution peut être utile si le nouveau prêt a un taux d’intérêt plus bas que les cartes de crédit.

Mais il y a un piège important : si les cartes sont libérées et qu’on recommence à les utiliser, la situation peut devenir pire. La personne se retrouve alors avec un prêt de consolidation en plus de nouvelles dettes de carte de crédit.

Une consolidation fonctionne seulement si les habitudes changent aussi.

Option 2 : le transfert de solde

Un transfert de solde consiste à déplacer une dette d’une carte de crédit vers une autre carte qui offre un taux promotionnel plus bas pendant une période limitée.

Cette option peut aider si la personne utilise la période promotionnelle pour rembourser rapidement le capital.

Mais il faut lire les conditions attentivement. Il peut y avoir des frais de transfert, et le taux peut remonter fortement lorsque la période promotionnelle se termine.

Le transfert de solde ne règle pas le problème à lui seul. Il donne seulement du temps. Il doit être accompagné d’un vrai plan de remboursement.

Option 3 : appeler l’émetteur de la carte

Plusieurs personnes n’osent pas appeler leur compagnie de carte de crédit. Pourtant, cela peut parfois aider.

Il est possible de demander :

  • un taux d’intérêt plus bas;
  • un plan de paiement temporaire;
  • une entente en cas de difficulté financière;
  • une réduction de certains frais;
  • un délai raisonnable pour reprendre le contrôle.

Il vaut mieux appeler avant que les paiements soient en retard. Plus on agit tôt, plus les options peuvent être nombreuses.

Il faut aussi être clair et honnête. Le créancier voudra savoir ce que la personne peut réellement payer, et non ce qu’elle aimerait pouvoir payer.

Option 4 : utiliser une méthode de remboursement

Pour les personnes qui peuvent encore gérer leurs dettes sans aide officielle, deux méthodes sont souvent utilisées : la méthode boule de neige et la méthode avalanche.

La méthode boule de neige

Avec cette méthode, on rembourse d’abord la plus petite dette, tout en continuant à faire les paiements minimums sur les autres.

L’avantage est psychologique. Voir une dette disparaître rapidement peut donner de la motivation pour continuer.

La méthode avalanche

Avec cette méthode, on rembourse d’abord la dette qui a le taux d’intérêt le plus élevé.

L’avantage est financier. Cette approche peut réduire le total des intérêts payés avec le temps.

Les deux méthodes peuvent fonctionner. Le bon choix dépend de la personnalité, du niveau de motivation et de la situation financière.

Option 5 : consulter un organisme de conseil en crédit

Quand la dette devient trop lourde ou trop difficile à organiser, il peut être utile de consulter un organisme sans but lucratif spécialisé en conseil budgétaire ou en crédit.

Ce type d’organisme peut aider à faire le portrait complet, expliquer les options et parfois mettre en place un plan de remboursement avec les créanciers.

Cette étape est souvent moins radicale qu’une faillite ou une proposition de consommateur. Elle peut permettre de trouver une solution avant que la situation devienne trop grave.

Quand faut-il demander de l’aide rapidement?

Certains signes montrent que la situation dépasse le simple stress financier.

Il faut demander de l’aide rapidement si :

  • une carte sert à payer le minimum d’une autre carte;
  • les paiements minimums deviennent impossibles;
  • l’épicerie ou le loyer sont payés à crédit;
  • les appels de recouvrement se multiplient;
  • des menaces de poursuite ou de saisie de salaire apparaissent;
  • il ne reste plus d’argent pour les besoins essentiels;
  • la dette augmente même en essayant de la rembourser.

Dans ces situations, attendre peut aggraver le problème. Il vaut mieux parler à un professionnel avant que les options deviennent plus limitées.

Proposition de consommateur ou faillite : pas toujours la première étape

Quand les dettes sont très élevées, certaines personnes pensent immédiatement à la faillite ou à la proposition de consommateur.

Ces solutions existent et peuvent être nécessaires dans certains cas. Mais elles ne sont pas toujours la première option à considérer.

Un conseiller en crédit peut aider à vérifier si une autre solution est possible. Si une proposition de consommateur ou une faillite est vraiment la meilleure voie, il pourra diriger la personne vers un syndic autorisé en insolvabilité.

Le piège le plus fréquent : réutiliser le crédit libéré

Un des plus grands dangers arrive après un remboursement partiel.

Quand une carte de crédit retrouve de l’espace disponible, il peut être tentant de l’utiliser à nouveau. Mais si les habitudes de dépenses n’ont pas changé, la dette revient rapidement.

C’est pourquoi un plan de remboursement doit toujours être accompagné d’un budget réaliste.

Rembourser sans changer ses habitudes, c’est souvent repousser le problème.

Suivre ses dépenses peut faire une grande différence

Suivre ses dépenses n’est pas très excitant, mais c’est souvent l’une des étapes les plus efficaces.

Plusieurs personnes pensent savoir où va leur argent, mais découvrent ensuite que de petits achats répétés prennent une grande place dans le budget.

Il ne s’agit pas de se priver de tout. Il s’agit de voir clairement ce qui entre, ce qui sort et ce qui peut être ajusté.

Attention à la cote de crédit à tout prix

La cote de crédit est importante, mais elle ne doit pas passer avant les besoins essentiels.

Il ne faut pas sauter des repas, vider toute son épargne d’urgence ou retarder des dépenses nécessaires seulement pour protéger une cote de crédit.

Un bon plan financier doit tenir compte de la réalité complète : la dette, les revenus, les dépenses essentielles, la santé du ménage et la capacité de tenir le plan dans le temps.

Pourquoi cette question touche aussi les propriétaires et acheteurs au Québec?

Au Québec, plusieurs ménages doivent déjà composer avec des loyers élevés, des paiements hypothécaires plus lourds, des taxes municipales, des assurances, des frais de condo et le coût de la vie.

Une dette de carte de crédit importante peut réduire la capacité d’acheter une propriété, de renouveler une hypothèque ou simplement de garder une marge de sécurité.

Pour un acheteur, trop de dettes peut nuire à l’approbation hypothécaire. Pour un propriétaire, cela peut rendre un renouvellement plus stressant. Pour un locataire, cela peut compliquer l’épargne nécessaire pour un futur achat.

Ce qu’il faut retenir

Quand les cartes de crédit sont au maximum, il ne faut pas essayer de tout régler dans la panique.

La bonne approche commence par les vrais chiffres : combien est dû, à quel taux, avec quels paiements et avec quel revenu disponible.

Ensuite, plusieurs options peuvent être étudiées : prêt de consolidation, transfert de solde, négociation avec l’émetteur de la carte, méthode de remboursement ou aide d’un organisme de conseil en crédit.

Il n’existe pas une seule solution parfaite pour tout le monde. La meilleure solution dépend du budget réel, du niveau de dette, des revenus et de la capacité à changer les habitudes qui ont mené au problème.

Le plus important est de ne pas attendre que la situation devienne incontrôlable. Plus on agit tôt, plus il y a d’options pour reprendre le contrôle.

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