Le Canada ajoute 18 200 emplois en juin et le taux de chômage recule à 6,5 %
Le marché du travail canadien a montré des signes d’amélioration en juin. Selon les plus récentes données de Statistique Canada, l’économie a ajouté 18 200 emplois pendant le mois, tandis que le taux de chômage a reculé à 6,5 %.
Ce résultat est meilleur que ce que plusieurs observateurs attendaient. Il montre que le marché de l’emploi demeure fragile, mais qu’il ne se détériore pas rapidement.
Les services ont soutenu la création d’emplois
La hausse de l’emploi en juin provient surtout du secteur des services et des emplois à temps partiel.
Le commerce de détail et de gros a été l’un des principaux moteurs de la croissance, avec 16 400 emplois de plus pendant le mois. Le secteur de l’hébergement et de la restauration a aussi progressé, avec 14 700 emplois supplémentaires.
Ces gains peuvent refléter une activité plus forte dans les commerces, les restaurants, les hôtels et les services liés à la consommation, surtout à l’approche de la saison estivale.
Le secteur manufacturier a perdu des emplois
Le portrait n’est toutefois pas positif partout. Les secteurs qui produisent des biens ont connu un recul important, avec une perte de 43 700 emplois.
Le secteur manufacturier a été particulièrement touché, avec 16 800 emplois de moins.
Cette faiblesse peut être liée à plusieurs facteurs, comme les coûts de production, l’incertitude commerciale, la demande plus faible pour certains produits ou les difficultés dans certaines chaînes d’approvisionnement.
Le secteur privé progresse, le secteur public recule
En juin, l’emploi dans le secteur privé a augmenté de 31 600 postes. Cela signifie que les entreprises privées ont embauché davantage pendant le mois.
À l’inverse, le nombre d’employés dans le secteur public a diminué de 30 500. Il s’agit d’un recul important, parmi les plus marqués des dernières années en dehors de la période de la pandémie.
Le taux de participation au marché du travail est resté stable à 65 %. Ce taux mesure la part des personnes en âge de travailler qui occupent un emploi ou qui cherchent activement du travail.
Les jeunes trouvent un peu plus d’espace
Le marché de l’emploi s’est aussi amélioré pour les jeunes. Le taux de chômage chez les jeunes a diminué de 0,7 point de pourcentage pour atteindre 12,7 %.
C’est le plus bas niveau depuis mai 2024.
Malgré cette amélioration, le chômage des jeunes reste beaucoup plus élevé que celui de l’ensemble de la population. Les jeunes travailleurs sont souvent plus vulnérables lorsque l’économie ralentit, surtout dans les emplois à temps partiel, les postes saisonniers et les secteurs comme la restauration ou le commerce de détail.
Les salaires continuent d’augmenter
Les salaires des employés permanents à temps plein ont augmenté de 3,7 % sur un an. C’est une progression plus forte que celle observée en mai, où la hausse était de 3,2 %.
Pour les ménages, une hausse des salaires peut aider à absorber une partie du coût de la vie. Mais si les prix de l’épicerie, du logement, des assurances et des autres dépenses montent aussi rapidement, le soulagement peut rester limité.
Quel impact sur les taux d’intérêt?
Ces données sur l’emploi seront surveillées de près par la Banque du Canada. Un marché du travail plus solide peut réduire la pression pour baisser les taux rapidement.
En termes simples, si l’économie crée encore des emplois et que les salaires continuent de monter, la Banque du Canada pourrait choisir de rester prudente avant de réduire davantage son taux directeur.
Pour les propriétaires et les acheteurs, cela signifie que les taux hypothécaires pourraient demeurer relativement stables à court terme, au lieu de baisser rapidement.
Pourquoi cela compte pour le marché immobilier québécois
Au Québec, le marché immobilier est directement influencé par la confiance des ménages. Quand les gens ont un emploi stable, ils sont généralement plus à l’aise de penser à acheter une propriété, à vendre, à rénover ou à déménager.
Mais l’emploi n’est qu’une partie de l’équation. Les acheteurs doivent aussi composer avec les taux hypothécaires, les prix des propriétés, les taxes, les assurances, les frais de condo et le coût de la vie.
Dans la grande région de Montréal, à Laval, sur la Rive-Nord, sur la Rive-Sud et dans la région de Québec, les prix demeurent élevés dans plusieurs secteurs. Même avec un emploi stable, plusieurs ménages doivent encore faire des calculs serrés avant d’acheter.
Un marché du travail qui donne un peu de confiance
La création de 18 200 emplois en juin n’est pas spectaculaire, mais elle montre que l’économie canadienne garde une certaine résistance.
Après une forte hausse de l’emploi en mai, le résultat de juin confirme que le marché du travail ne s’effondre pas. Il reste toutefois inégal : certains secteurs embauchent, tandis que d’autres perdent des emplois.
Pour les ménages, cela veut dire qu’il faut rester prudent. Une économie qui crée des emplois est une bonne nouvelle, mais l’incertitude n’a pas disparu.
Ce qu’il faut retenir
Le Canada a ajouté 18 200 emplois en juin et le taux de chômage a reculé à 6,5 %. Les gains viennent surtout des services, notamment du commerce, de l’hébergement et de la restauration.
Le secteur manufacturier et les industries liées à la production de biens ont toutefois perdu des emplois, ce qui montre que la reprise n’est pas uniforme.
Pour le marché immobilier québécois, ces données peuvent soutenir la confiance des acheteurs, mais elles ne règlent pas le problème de l’abordabilité. Les prix, les taux et les dépenses mensuelles demeurent les grands facteurs à surveiller avant de prendre une décision immobilière.