Les Canadiens surveillent davantage leurs dépenses de vacance cet été, selon une étude TD
Avec le coût de la vie qui reste élevé, plusieurs ménages canadiens abordent l’été avec plus de prudence. Vacances, sorties, essence, restaurants, activités en famille : tout coûte plus cher, et plusieurs personnes doivent faire des choix.
Selon une récente étude TD, 35 % des Canadiens prévoient dépenser moins cet été. Près de la moitié des répondants disent aussi que le prix de l’essence et les coûts liés aux déplacements influencent déjà leurs plans de vacances.
En d’autres mots, les Canadiens veulent encore profiter de l’été, mais ils regardent davantage leur budget avant de réserver un voyage, planifier une sortie ou accepter une invitation.
Les vacances coûtent plus cher
Le transport est l’un des postes de dépense qui pèse le plus lourd cette année. L’essence, les billets d’avion et les déplacements en général coûtent cher, ce qui pousse plusieurs familles à modifier leurs plans.
D’après l’étude TD, 44 % des Canadiens affirment que les coûts du carburant et des voyages en avion changent leur façon de planifier leurs vacances. Parmi ceux qui prévoient voyager, 61 % disent chercher activement des moyens de réduire leurs dépenses.
Plusieurs choisissent donc de rester plus près de la maison. Beaucoup de Canadiens qui prévoient voyager cet été veulent le faire à l’intérieur du pays. Les escapades de quelques jours, les voyages en voiture et les destinations locales deviennent plus attirants que les voyages à l’étranger.
Au Québec, cela peut vouloir dire davantage de séjours dans les Laurentides, en Estrie, dans Charlevoix, en Gaspésie ou ailleurs en province, plutôt qu’un voyage plus coûteux à l’extérieur du pays.
Certains coupent aussi dans la protection voyage
Pour économiser, certains voyageurs semblent prêts à prendre plus de risques. L’étude indique que près de la moitié des répondants ne prévoient pas acheter d’assurance voyage cet été.
C’est un choix qui peut sembler économique au départ, mais qui peut devenir coûteux en cas d’imprévu. Selon l’étude, 29 % des répondants disent qu’ils pourraient seulement payer jusqu’à 300 $ eux-mêmes en cas d’urgence pendant un voyage.
Pour les familles, les jeunes voyageurs ou les personnes qui quittent leur province, ce point mérite réflexion. Une petite économie au départ peut parfois entraîner une grosse facture plus tard.
Les Canadiens cherchent de petites économies
La majorité des gens ne veulent pas nécessairement annuler complètement l’été. Ils cherchent plutôt à dépenser plus intelligemment.
Selon l’étude TD, 62 % des Canadiens redirigent plus d’argent vers les dépenses essentielles, comme l’épicerie, l’essence et le logement. Cela laisse moins de place dans le budget pour les sorties, les voyages et les achats non essentiels.
Plusieurs utilisent aussi des moyens simples pour réduire la facture :
- utiliser des points de récompense;
- chercher des rabais;
- choisir des activités gratuites ou moins chères;
- acheter certains articles usagés;
- organiser des activités à la maison;
- réduire les sorties au restaurant;
- faire des voyages plus courts.
L’étude indique que 44 % des répondants prévoient utiliser des points de fidélité cet été. De plus, 36 % pensent à des options moins coûteuses, comme des activités faites soi-même ou des alternatives plus abordables.
L’achat local reste important
Malgré la pression sur les budgets, plusieurs Canadiens veulent continuer à encourager les entreprises d’ici.
Selon l’étude, 79 % des répondants prévoient soutenir des entreprises locales ou canadiennes cet été. Pour plusieurs, acheter local est devenu encore plus important qu’avant.
Au Québec, cela peut se traduire par des achats dans les marchés publics, des restaurants de quartier, des commerces indépendants, des producteurs locaux ou des destinations touristiques régionales.
Même avec un budget plus serré, plusieurs consommateurs semblent vouloir que leur argent reste le plus possible dans leur communauté.
Les jeunes ressentent aussi la pression
L’étude TD montre aussi que les jeunes adultes vivent l’été différemment. Les répondants de la génération Z sont les plus nombreux à prévoir augmenter leurs dépenses cet été. Environ 24 % d’entre eux disent vouloir dépenser plus.
Les sorties au restaurant, les concerts, les voyages et les expériences à partager sur les réseaux sociaux font partie des dépenses qui peuvent attirer les jeunes consommateurs.
Mais cette génération ressent aussi une pression sociale. Près du tiers des répondants de la génération Z disent que cette pression influence leurs décisions de dépenses. C’est beaucoup plus élevé que la moyenne nationale.
En même temps, plusieurs jeunes deviennent plus sélectifs. Par exemple, parmi ceux qui ont été invités à des mariages, près des deux tiers disent avoir déjà refusé une invitation ou avoir commencé à choisir plus soigneusement les événements auxquels ils participent, à cause des coûts.
Le logement continue de prendre beaucoup de place dans le budget
Pour de nombreux ménages, le logement demeure l’une des dépenses les plus importantes. Entre le loyer, l’hypothèque, les taxes, les assurances, les frais de condo et les coûts d’entretien, il reste parfois moins d’argent pour les loisirs.
Dans la région de Montréal et ailleurs au Québec, plusieurs familles doivent donc faire des choix plus serrés. Une hausse du coût de l’épicerie, de l’essence ou des paiements mensuels peut rapidement réduire le budget disponible pour les vacances.
C’est aussi pourquoi certains ménages choisissent des vacances plus simples : rester au Québec, partir moins longtemps, visiter de la famille, louer un chalet avec plusieurs personnes ou organiser des activités locales.
Un peu de planification peut faire une grande différence
Le principal message de l’étude est simple : les Canadiens ne renoncent pas nécessairement à l’été, mais ils veulent mieux contrôler leurs dépenses.
Avant de partir en voyage ou de planifier plusieurs activités, il peut être utile de fixer une limite claire. Par exemple, une famille peut décider d’un montant maximal pour l’essence, les restaurants, les sorties et l’hébergement.
Il peut aussi être plus réaliste de choisir une ou deux activités importantes, plutôt que de dire oui à tout. Cette approche permet de profiter de l’été sans se retrouver avec une mauvaise surprise sur la carte de crédit à la fin du mois.
Ce qu’il faut retenir
L’été reste une période importante pour relaxer, voyager et passer du temps avec ses proches. Mais avec les coûts élevés, plusieurs Canadiens doivent faire preuve de prudence.
Selon l’étude TD, une bonne partie des ménages veulent réduire leurs dépenses, voyager plus près de chez eux et utiliser davantage les rabais, les points de récompense et les options moins coûteuses.
Le portrait est clair : les Canadiens veulent encore profiter de la saison, mais ils ne veulent pas perdre le contrôle de leur budget. Pour plusieurs familles au Québec, l’été 2026 pourrait donc être moins extravagant, mais plus réfléchi.