Les nouvelles mesures contre le coût de la vie aideront-elles vraiment les Québécois?
Finances26 May 20264 min de lecture

Les nouvelles mesures contre le coût de la vie aideront-elles vraiment les Québécois?

Finances

Les nouvelles mesures contre le coût de la vie aideront-elles vraiment les Québécois?

26 May 20264 min de lecture

Le gouvernement du Québec a récemment annoncé plusieurs nouvelles mesures pour aider les citoyens à faire face à la hausse du coût de la vie.

Parmi les changements annoncés : certains produits seront exemptés de TVQ, les frais d’immatriculation seront réduits temporairement et le crédit d’impôt pour solidarité sera bonifié pour certains ménages.

Même si ces annonces ont été présentées comme un soutien financier important pour les familles québécoises, plusieurs spécialistes estiment que l’impact réel sur le portefeuille des citoyens restera plutôt limité.

Ce qui va changer concrètement

À partir du 15 juillet, plusieurs produits vendus à l’épicerie, dans les pharmacies et les dépanneurs ne seront plus taxés par le Québec.

Publicité
250 × 250

Cela inclut notamment certains aliments préparés comme les fruits et légumes coupés, les barres tendres, certaines collations, ainsi que des produits du quotidien comme le papier hygiénique et les mouchoirs.

Le gouvernement estime que cette mesure permettra à un ménage moyen d’économiser environ 50 $ par année sur son panier d’épicerie.

En parallèle, les frais d’immatriculation automobile seront réduits de 50 $ pendant un an à partir de septembre.

Les personnes admissibles au crédit d’impôt pour solidarité recevront également un montant supplémentaire variant entre 100 $ et 200 $ selon leur situation familiale.

Des économies appréciées… mais modestes

Même si plusieurs Québécois accueilleront positivement toute forme d’aide financière dans le contexte actuel, plusieurs experts rappellent que ces économies demeurent relativement limitées face à la hausse générale du coût de la vie.

Depuis plusieurs années, les ménages doivent absorber des augmentations importantes liées à l’épicerie, au logement, aux assurances, à l’essence et aux paiements hypothécaires.

Dans ce contexte, plusieurs spécialistes estiment que des économies d’environ 50 $ par année à l’épicerie auront un effet concret assez faible pour la majorité des familles.

Les ménages les plus vulnérables auraient peut-être eu besoin de plus d’aide

Plusieurs économistes croient également que les nouvelles mesures auraient pu être davantage ciblées vers les ménages à plus faible revenu.

Selon eux, les familles plus aisées profitent souvent davantage des réductions de taxes à l’épicerie, simplement parce qu’elles dépensent davantage chaque semaine.

Même logique pour la réduction des frais d’immatriculation : les ménages plus modestes ne possèdent pas toujours une voiture ou utilisent davantage le transport en commun.

Plusieurs experts estiment qu’une aide plus directe pour les ménages vulnérables ou un soutien accru au transport collectif aurait eu un impact plus concret sur le budget des familles les plus touchées.

Le coût de la vie reste la grande inquiétude

L’annonce survient dans un contexte où le coût de la vie demeure l’une des principales préoccupations des Québécois.

Même si l’inflation a ralenti comparativement au sommet atteint après la pandémie, plusieurs prix restent beaucoup plus élevés qu’il y a quelques années.

Les paiements hypothécaires, les loyers et le prix des aliments continuent de mettre une forte pression sur les budgets.

Pour plusieurs ménages, chaque petite économie est donc bienvenue, même si elle ne transforme pas complètement leur situation financière.

Des questions sur les finances publiques

Certaines inquiétudes demeurent également concernant l’impact de ces nouvelles dépenses sur les finances du gouvernement.

Le Québec s’est engagé à revenir progressivement vers l’équilibre budgétaire, et plusieurs analystes estiment que multiplier les mesures permanentes de réduction de taxes pourrait compliquer cet objectif.

D’autres croient toutefois que les gouvernements ressentent actuellement une forte pression politique pour aider davantage les citoyens face aux difficultés économiques.

Dans tous les cas, plusieurs spécialistes s’entendent sur un point : même si ces nouvelles mesures offriront un certain répit, elles ne suffiront probablement pas à régler les problèmes d’accessibilité financière auxquels plusieurs Québécois font face actuellement.

Partager : Facebook X LinkedIn WhatsApp Courriel

Inscrivez-vous à notre infolettre

Un résumé des dernières nouvelles immobilières et hypothécaires du Québec, envoyé trois fois par semaine.

Publicité
250 × 250