Mai 2026 : le marché immobilier de Montréal ralentit, mais les prix continuent de grimper
Le marché immobilier du Grand Montréal a affiché un rythme un peu plus calme en mai. Le nombre de propriétés vendues a diminué par rapport à la même période l’an dernier, mais les prix, eux, continuent généralement de progresser.
Au total, un peu plus de 4 600 transactions résidentielles ont été conclues dans la région métropolitaine au cours du mois de mai, ce qui représente une baisse d’environ 7 % comparativement à mai 2025.
Malgré ce recul, l’activité demeure relativement solide et se situe encore près des moyennes observées au cours des dix dernières années.
Les acheteurs prennent davantage leur temps
Depuis le début de l’année, plusieurs ménages semblent adopter une approche plus prudente avant de se lancer dans un projet immobilier.
L’incertitude économique, la hausse du chômage observée dans la région de Montréal et les coûts d’emprunt toujours élevés poussent plusieurs acheteurs à analyser davantage leurs finances avant de faire une offre.
Contrairement aux années où les propriétés se vendaient parfois en quelques jours dans un contexte de forte surenchère, les acheteurs disposent maintenant de plus de temps pour comparer les options disponibles.
Une offre qui continue d’augmenter
L’une des tendances les plus importantes du printemps demeure la hausse du nombre de propriétés à vendre.
Le marché compte désormais plus de 21 000 propriétés disponibles, soit près de 14 % de plus qu’il y a un an.
Il s’agit du dixième mois consécutif où l’inventaire augmente dans la région métropolitaine de Montréal.
Pour les acheteurs, cette situation représente une bonne nouvelle. Après plusieurs années de rareté, ils bénéficient aujourd’hui d’un plus grand choix de propriétés et peuvent souvent négocier dans de meilleures conditions.
Les copropriétés deviennent plus accessibles
Le marché des copropriétés est particulièrement touché par cette augmentation de l’offre.
Sur l’île de Montréal, mais également sur la Rive-Nord et la Rive-Sud, le nombre de condos à vendre augmente rapidement.
Cette situation contribue à réduire la pression sur les prix et permet progressivement au marché de retrouver un meilleur équilibre entre vendeurs et acheteurs.
Pour plusieurs premiers acheteurs qui peinent encore à accéder aux maisons unifamiliales, les copropriétés demeurent souvent la porte d’entrée la plus réaliste vers la propriété.
Les prix résistent malgré le ralentissement
Même si le nombre de transactions diminue, les prix des propriétés continuent de démontrer une certaine résilience.
Les plex affichent la plus forte hausse avec un prix médian qui atteint maintenant environ 875 000 $, soit plus de 6 % de plus qu’il y a un an.
Les maisons unifamiliales poursuivent également leur progression avec un prix médian de 645 000 $, en hausse d’un peu plus de 3 %.
Du côté des copropriétés, les prix demeurent relativement stables. Le prix médian se situe maintenant autour de 430 000 $, ce qui représente une légère augmentation par rapport à l’an dernier.
Le marché entre dans une nouvelle phase
Après plusieurs années marquées par une forte compétition entre acheteurs, le marché immobilier montréalais semble entrer dans une phase plus équilibrée.
Les vendeurs continuent généralement de profiter de bons prix, mais les acheteurs retrouvent progressivement un certain pouvoir de négociation.
L’évolution des taux d’intérêt, de l’emploi et de la confiance des consommateurs continuera d’influencer le marché au cours des prochains mois. Pour le moment, les données de mai montrent surtout un marché qui ralentit sans pour autant perdre sa stabilité.
Pour les acheteurs qui attendaient davantage de choix et un peu moins de pression, le printemps 2026 pourrait représenter l’un des contextes les plus favorables observés depuis plusieurs années dans la région de Montréal.