40 % de chances que la Banque du Canada augmente son taux dès octobre : le scénario qui inquiète les propriétaires
Actualité hypothécaire3 September 20267 min de lecture

40 % de chances que la Banque du Canada augmente son taux dès octobre : le scénario qui inquiète les propriétaires

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40 % de chances que la Banque du Canada augmente son taux dès octobre : le scénario qui inquiète les propriétaires

3 September 20267 min de lecture

À peine la Banque du Canada vient-elle de maintenir son taux directeur à 2,25 % que les marchés commencent déjà à parier sur une mauvaise surprise : une nouvelle hausse des taux pourrait arriver beaucoup plus tôt que prévu.

Selon les attentes actuelles des marchés financiers, il y aurait maintenant un peu plus de 40 % de chances que la Banque du Canada augmente son taux directeur dès sa réunion du 28 octobre.

Et ce n’est peut-être que le début.

Certains investisseurs anticipent désormais plusieurs hausses au cours des prochains mois, avec un taux directeur qui pourrait éventuellement atteindre 3 % en 2027.

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Pour les propriétaires qui doivent renouveler leur hypothèque et pour les acheteurs qui espéraient encore une baisse des coûts d’emprunt, le changement de ton est brutal.

Les marchés viennent complètement de changer leurs attentes

La Banque du Canada a maintenu mercredi son taux directeur à 2,25 % pour une septième décision consécutive.

À première vue, rien de spectaculaire.

Mais derrière cette décision, les investisseurs ont rapidement réévalué ce qui pourrait arriver au cours des prochains mois.

Avant l’annonce, les marchés estimaient à environ 60 % la possibilité d’une hausse de 0,25 point de pourcentage en décembre.

Après la décision de la Banque du Canada, cette probabilité a bondi à près de 90 %.

Autrement dit, les marchés financiers considèrent maintenant qu’une hausse des taux avant la fin de l’année est devenue très probable.

Octobre pourrait devenir la première grosse surprise

Le scénario le plus inquiétant pour les emprunteurs concerne toutefois la prochaine grande réunion de la Banque du Canada.

Le 28 octobre, la banque centrale publiera également ses nouvelles prévisions économiques et son prochain rapport sur la politique monétaire.

Et certains économistes pensent qu’une hausse pourrait déjà être sérieusement envisagée à ce moment-là.

Les marchés évaluent actuellement la probabilité d’une hausse en octobre à un peu plus de 40 %.

Cela ne signifie évidemment pas qu’une augmentation est certaine.

Mais il y a seulement quelques mois, la discussion tournait principalement autour de la prochaine baisse de taux.

Aujourd’hui, la question devient plutôt : combien de hausses pourraient arriver?

Pourquoi la Banque du Canada pourrait recommencer à augmenter les taux

Le problème principal tient en un mot : inflation.

La Banque du Canada souhaite normalement maintenir la hausse des prix autour de 2 %.

Mais l’inflation demeure actuellement trop élevée, et les risques qu’elle continue d’augmenter semblent devenir plus importants.

La hausse des coûts de l’énergie constitue l’une des principales inquiétudes.

Lorsque l’énergie coûte plus cher, les conséquences peuvent rapidement se propager dans toute l’économie : transport, alimentation, construction, fabrication et livraison.

Les entreprises paient davantage et peuvent ensuite transférer une partie de ces coûts aux consommateurs.

Si cette hausse des prix devient généralisée, la Banque du Canada pourrait décider qu’elle n’a plus le choix et recommencer à augmenter les taux.

Le conflit au Moyen-Orient complique tout

Les tensions internationales représentent également une source importante d’incertitude.

Depuis le début du conflit impliquant les États-Unis et l’Iran, les marchés surveillent attentivement les prix de l’énergie.

Une nouvelle flambée du pétrole pourrait alimenter davantage l’inflation au Canada.

Au départ, certains investisseurs avaient rapidement parié sur une hausse des taux en raison de cette situation.

Ces prévisions semblaient alors prématurées.

Mais plusieurs mois plus tard, alors que les pressions inflationnistes persistent, le scénario d’une hausse devient beaucoup plus difficile à ignorer.

Les États-Unis pourraient aussi pousser le Canada vers des taux plus élevés

Autre élément important : ce qui se passe avec les taux d’intérêt américains.

Les investisseurs estiment désormais qu’il existe une probabilité d’environ 65 % que la Réserve fédérale américaine augmente son taux de 0,25 point lors de sa prochaine réunion.

Les attentes sont encore plus fortes pour décembre.

Les marchés anticipent pratiquement une hausse complète d’ici cette réunion et envisagent même la possibilité d’une autre augmentation par la suite.

Pourquoi cela concerne-t-il le Canada?

Parce que les économies canadienne et américaine sont étroitement liées.

Une forte différence entre les taux canadiens et américains peut notamment influencer la valeur du dollar canadien et, indirectement, le coût des produits importés.

Les décisions de la Réserve fédérale peuvent donc augmenter la pression sur la Banque du Canada.

Trois hausses de taux? Certains investisseurs y croient

Les marchés ne s’arrêtent maintenant plus à une seule hausse.

Certains investisseurs anticipent une augmentation de 0,25 point dès janvier 2027, puis d’autres hausses possibles au cours du premier semestre.

Dans le scénario le plus agressif, le taux directeur pourrait éventuellement atteindre 3 %.

Tous les économistes ne sont toutefois pas convaincus que les taux grimperont aussi rapidement.

Certains estiment que les marchés vont trop loin et qu’une série de trois hausses serait excessive.

Mais même les économistes plus prudents reconnaissent qu’une certaine hausse pourrait devenir nécessaire.

Une prévision évoque notamment deux augmentations de 0,25 point au cours de la première moitié de 2027.

Des taux à 2,75 % avant même la fin de l’année?

Certaines prévisions vont encore plus loin.

Un scénario envisage maintenant un taux directeur à 2,75 % avant la fin de 2026, puis à 3 % en 2027.

Pour arriver à 2,75 % à partir du niveau actuel de 2,25 %, il faudrait deux augmentations de 0,25 point.

Ce qui signifie que les prochains mois pourraient devenir très mouvementés pour les taux d’intérêt.

Une mauvaise nouvelle pour les renouvellements hypothécaires

Pour les propriétaires québécois, tout cela pourrait avoir des conséquences très concrètes.

Des centaines de milliers de ménages doivent renouveler leur hypothèque au cours des prochains mois et des prochaines années.

Plusieurs espéraient que les taux continueraient de baisser avant leur renouvellement.

Mais si la Banque du Canada recommence à augmenter son taux directeur, cette amélioration pourrait être beaucoup plus limitée que prévu.

Les prêts hypothécaires à taux variable seraient généralement les premiers touchés directement par une hausse du taux directeur.

Les taux fixes dépendent davantage du marché obligataire, mais les attentes concernant l’inflation et les futures décisions de la Banque du Canada peuvent également les influencer.

En clair : une nouvelle vague de hausses pourrait maintenir les paiements hypothécaires élevés beaucoup plus longtemps.

Les acheteurs qui attendent une baisse pourraient se retrouver piégés

La situation devient également délicate pour ceux qui attendent avant d’acheter une propriété.

Pendant longtemps, la stratégie semblait relativement simple : attendre que les taux diminuent davantage afin d’obtenir un meilleur financement.

Mais cette stratégie devient beaucoup moins évidente si les taux ont déjà atteint leur plancher pour ce cycle.

Un acheteur qui attend six mois pourrait découvrir que les taux hypothécaires ne sont pas plus bas.

Ils pourraient même être plus élevés.

Et si, pendant ce temps, davantage d’acheteurs reviennent sur le marché immobilier, la compétition pour certaines propriétés pourrait également augmenter.

Les baisses de taux deviennent maintenant un scénario beaucoup plus difficile

Pour que la Banque du Canada recommence à diminuer ses taux, il faudrait probablement une détérioration importante de l’économie.

Une forte hausse du chômage, un sérieux ralentissement économique ou un choc majeur pourrait modifier la situation.

Mais dans les conditions actuelles, la banque centrale semble beaucoup plus préoccupée par le risque de voir l’inflation repartir à la hausse que par la nécessité de stimuler l’économie.

C’est un changement majeur par rapport aux attentes de nombreux emprunteurs.

Le 28 octobre devient une date à surveiller de très près

Rien n’est encore décidé.

Une probabilité de 40 % signifie également qu’à l’heure actuelle, les marchés considèrent toujours qu’il est plus probable que la Banque du Canada laisse son taux inchangé en octobre.

Mais la simple possibilité d’une hausse aussi rapidement montre à quel point la situation a changé.

Les prochains chiffres sur l’inflation, l’emploi, la croissance économique et les prix de l’énergie seront donc déterminants.

Pour les propriétaires, les acheteurs et tous ceux qui devront bientôt renouveler une hypothèque, le message est difficile à ignorer : l’époque où tout le monde attendait simplement la prochaine baisse de taux pourrait déjà être terminée.

Avec plus de 40 % de chances d’une hausse dès octobre et des marchés qui envisagent maintenant plusieurs augmentations d’ici 2027, la prochaine décision de la Banque du Canada pourrait devenir l’une des plus importantes de l’année pour le marché immobilier canadien.

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