La hausse du prix de l’essence commence à freiner les dépenses des Québécois
Finances25 May 20264 min de lecture

La hausse du prix de l’essence commence à freiner les dépenses des Québécois

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La hausse du prix de l’essence commence à freiner les dépenses des Québécois

25 May 20264 min de lecture

Même si les ventes dans les commerces canadiens continuent d’augmenter légèrement, plusieurs signes montrent que les ménages commencent à ralentir leurs dépenses à cause du coût élevé de l’essence et du coût de la vie en général.

Selon les plus récentes données économiques, les ventes au détail ont encore progressé au printemps, mais une grande partie de cette hausse provient directement de l’augmentation spectaculaire du prix du carburant.

Autrement dit, les consommateurs dépensent davantage… mais surtout parce que l’essence coûte beaucoup plus cher.

Le prix du carburant gruge le budget des familles

Au cours des derniers mois, les prix à la pompe ont fortement augmenté partout au Canada, y compris au Québec.

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Cette hausse est liée aux tensions au Moyen-Orient et aux perturbations sur le marché mondial du pétrole.

Pour plusieurs ménages, le plein d’essence coûte maintenant beaucoup plus cher qu’au début de l’année.

Résultat : plusieurs familles coupent dans d’autres dépenses afin de compenser.

Restaurants, rénovations, achats non essentiels, vêtements et loisirs commencent à ralentir dans plusieurs secteurs.

Les consommateurs deviennent plus prudents

Même si les ventes globales semblent encore positives sur papier, plusieurs économistes remarquent que la consommation réelle ralentit progressivement.

Une fois l’effet de l’inflation retiré, les volumes de ventes montrent déjà des signes de faiblesse.

En termes simples, les Canadiens achètent parfois moins de produits qu’avant, mais paient plus cher pour ce qu’ils consomment déjà.

La situation est particulièrement visible dans les secteurs liés aux matériaux de construction, aux rénovations et aux biens de consommation plus coûteux.

L’épicerie continue de coûter cher

Même si certains prix alimentaires augmentent moins rapidement qu’auparavant, l’épicerie demeure une source importante de pression financière pour plusieurs Québécois.

Les supermarchés continuent d’enregistrer une hausse des ventes, mais une partie importante de cette croissance provient encore de l’augmentation des prix plutôt que d’une consommation plus forte.

Avec les paiements hypothécaires élevés, les loyers qui restent coûteux et l’essence qui grimpe, plusieurs ménages surveillent maintenant leur budget beaucoup plus attentivement.

Le marché du travail inquiète aussi

En parallèle, le ralentissement économique et certaines pertes d’emploi observées au Canada ajoutent à l’incertitude.

Plusieurs économistes estiment que les consommateurs deviennent plus prudents parce qu’ils craignent une détérioration de la situation économique au cours des prochains mois.

Cette prudence commence déjà à affecter plusieurs secteurs de l’économie canadienne.

La Banque du Canada reste dans une position délicate

La Banque du Canada tente actuellement d’équilibrer deux réalités opposées.

D’un côté, la hausse du prix de l’essence et du transport fait remonter l’inflation.

De l’autre, l’économie ralentit et les consommateurs réduisent progressivement leurs dépenses.

Pour le moment, plusieurs analystes croient que la Banque du Canada pourrait maintenir son taux directeur inchangé pendant encore plusieurs mois.

Même si certains marchés financiers craignent encore une hausse de taux d’ici la fin de l’année, plusieurs experts pensent que le ralentissement économique actuel pourrait limiter cette possibilité.

Le Québec résiste un peu mieux… pour l’instant

Au Québec, la situation semble légèrement plus stable que dans certaines autres provinces canadiennes.

Le marché immobilier demeure relativement actif dans plusieurs régions et le taux de chômage reste généralement plus faible que dans certains grands centres du pays.

Mais malgré cela, plusieurs familles québécoises ressentent elles aussi la pression grandissante du coût de la vie.

Et si les prix du pétrole demeurent élevés encore plusieurs mois, plusieurs économistes croient que les consommateurs devront continuer de réduire certaines dépenses afin de protéger leur budget.

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