Canada : les ventes de propriétés reprennent de la vigueur après un début d’année difficile
Après plusieurs mois d’incertitude, le marché immobilier canadien montre enfin des signes de reprise. Même si le nombre total de ventes demeure inférieur à celui de l’an dernier, l’activité a augmenté de façon marquée entre avril et mai, une première en 2026.
Selon les plus récentes données publiées par l’Association canadienne de l’immobilier (ACI), le marché semble progressivement retrouver son équilibre alors que davantage d’acheteurs et de vendeurs concluent des transactions.
Les ventes restent sous les niveaux de 2025
Au total, un peu plus de 47 000 propriétés résidentielles ont été vendues au Canada en mai.
Ce résultat représente une baisse de 5,1 % comparativement à la même période l’an dernier. À première vue, cette statistique pourrait laisser croire que le marché continue de ralentir.
Toutefois, lorsqu’on compare les données avec celles du mois précédent, le portrait est beaucoup plus encourageant.
Le marché reprend de l’élan
Entre avril et mai, les ventes ont progressé de 5,5 % à l’échelle nationale.
Il s’agit de la première véritable hausse observée depuis le début de l’année et d’un signe que plusieurs acheteurs qui avaient choisi d’attendre semblent maintenant revenir sur le marché.
Cette amélioration a été observée dans plusieurs régions du pays, même si certaines provinces ont affiché une reprise plus forte que d’autres.
Pour plusieurs observateurs, ce regain d’activité suggère que les acheteurs s’adaptent graduellement au contexte actuel des taux d’intérêt et des prix immobiliers.
Les prix se stabilisent
L’une des tendances les plus importantes du printemps concerne la stabilité des prix.
Après avoir reculé dans plusieurs régions au début de l’année, les prix semblent maintenant trouver un certain équilibre.
Le prix moyen d’une propriété vendue au Canada a atteint 702 079 $ en mai, soit une hausse de 1,5 % par rapport à l’an dernier.
Il s’agit du prix moyen le plus élevé observé depuis deux ans et de la première fois depuis près de deux ans que la barre des 700 000 $ est dépassée.
Il est toutefois important de rappeler que le prix moyen national peut être influencé par les marchés les plus coûteux du pays, comme ceux de la Colombie-Britannique et de l’Ontario.
Des différences importantes selon les régions
Même si les prix moyens ont légèrement progressé à l’échelle canadienne, la situation varie considérablement d’une région à l’autre.
Plusieurs marchés de l’Ouest canadien et certaines régions de l’Ontario continuent d’afficher des baisses de prix par rapport à l’an dernier.
À l’inverse, d’autres provinces maintiennent une croissance plus stable grâce à une demande soutenue et à un niveau d’inventaire relativement limité.
Cette réalité démontre que le marché immobilier canadien ne suit pas une seule tendance uniforme, mais évolue différemment selon les conditions locales.
Les vendeurs et les acheteurs trouvent davantage de terrain d’entente
L’un des signes les plus encourageants observés par les analystes est le rapprochement entre les attentes des vendeurs et celles des acheteurs.
Les propriétés se vendent généralement plus près du prix demandé qu’au cours des derniers mois et les délais nécessaires pour conclure une transaction ont commencé à diminuer.
Cette évolution contribue à créer un marché plus fluide où les transactions se réalisent plus facilement.
Le nombre de propriétés à vendre demeure stable
Du côté de l’inventaire, peu de changements ont été observés.
À la fin du mois de mai, un peu plus de 200 000 propriétés étaient offertes à la vente à travers le pays.
Ce nombre est pratiquement identique à celui enregistré un an plus tôt et demeure légèrement inférieur à la moyenne historique pour cette période de l’année.
Les nouvelles inscriptions ont quant à elles reculé légèrement d’environ 1 % par rapport à avril.
À quoi s’attendre pour les prochains mois?
Les données de mai laissent entrevoir un marché immobilier plus actif qu’au début de l’année. La hausse des ventes, la stabilisation des prix et le maintien d’un inventaire relativement équilibré sont généralement perçus comme des signes positifs.
Plusieurs facteurs continueront toutefois d’influencer le marché au cours des prochains mois, notamment l’évolution des taux d’intérêt, la confiance des consommateurs et la situation économique globale.
Pour les acheteurs, le contexte actuel offre davantage de stabilité qu’au cours des dernières années. Pour les vendeurs, le retour progressif de la demande pourrait favoriser des conditions de marché plus dynamiques à mesure que l’année avance.
Source : Rapport national de mai 2026 de l’Association canadienne de l’immobilier (ACI).