Les Canadiens retrouvent un peu confiance en l’économie malgré l’incertitude
Finances28 July 20266 min de lecture

Les Canadiens retrouvent un peu confiance en l’économie malgré l’incertitude

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Les Canadiens retrouvent un peu confiance en l’économie malgré l’incertitude

28 July 20266 min de lecture

Après plusieurs mois de pessimisme, les Canadiens semblent un peu moins inquiets au sujet de l’économie.

Selon un récent rapport Bloomberg, la confiance des consommateurs s’est améliorée en juillet. Les ménages restent prudents, mais ils sont moins nombreux à croire que la situation économique va se détériorer dans les prochains mois.

Cette amélioration ne signifie pas que tout va bien. Les taux d’intérêt, le coût de la vie, les tensions commerciales et les prix de l’énergie demeurent des sources d’incertitude. Mais le moral des ménages semble moins fragile qu’au printemps.

Un indice de confiance qui repasse en territoire positif

L’indice de confiance Bloomberg Nanos a atteint 52,55 pour la semaine terminée le 24 juillet.

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Un résultat au-dessus de 50 indique que les opinions positives sont plus nombreuses que les opinions négatives.

Au début d’avril, l’indice était descendu à 46,31. La remontée montre donc que les Canadiens sont un peu plus confiants qu’il y a quelques mois.

Il faut toutefois garder une nuance importante : même si l’indice s’améliore, il demeure encore sous sa moyenne historique. La confiance revient, mais elle n’est pas encore très forte.

Moins de Canadiens craignent une détérioration de l’économie

Le rapport indique que 34,4 % des répondants croient que l’économie va se détériorer au cours des six prochains mois.

C’est encore une proportion importante, mais c’est le plus bas niveau depuis novembre 2024.

En langage simple, les Canadiens ne sont pas nécessairement optimistes, mais ils sont moins pessimistes qu’avant.

Les ménages se sentent un peu mieux financièrement

Le sondage montre aussi une légère amélioration du côté des finances personnelles.

La proportion de Canadiens qui disent être dans une situation financière moins bonne qu’il y a un an a aussi reculé à 34,4 %.

Cela peut vouloir dire que certains ménages commencent à sentir un peu moins de pression, surtout si l’inflation ralentit, si l’emploi demeure relativement stable ou si les dépenses énergétiques ne montent pas aussi rapidement que prévu.

Mais pour plusieurs familles, le budget reste serré. L’épicerie, le logement, les assurances, le transport et les paiements de dettes continuent de prendre beaucoup de place.

La Banque du Canada reste prudente

La Banque du Canada a récemment maintenu son taux directeur inchangé pour une sixième décision consécutive.

Cette pause montre que la banque centrale veut observer l’évolution de l’économie avant de changer de direction.

Selon le portrait économique récent, la croissance semble avoir repris après une période plus faible. Les consommateurs demeurent relativement résilients et certaines entreprises s’adaptent au contexte actuel.

Mais la Banque du Canada doit encore surveiller l’inflation, les prix de l’énergie, le marché de l’emploi et les tensions commerciales avec les États-Unis.

Les consommateurs continuent de dépenser

Des données récentes de Statistique Canada montrent que les ventes au détail continuent de progresser.

Cela signifie que les consommateurs dépensent encore, même si plusieurs restent prudents.

Cette résilience est importante pour l’économie. Quand les ménages continuent d’acheter des biens et services, cela soutient les commerces, l’emploi et l’activité économique.

Par contre, une consommation soutenue ne veut pas nécessairement dire que les ménages sont confortables. Certains continuent de dépenser parce qu’ils doivent payer les dépenses essentielles, même si leur marge financière est limitée.

L’incertitude commerciale reste un risque

La confiance pourrait toutefois rester fragile.

Les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis demeurent un facteur important. De nouveaux tarifs ou de nouvelles menaces commerciales peuvent rendre les entreprises plus prudentes.

Quand les entreprises s’inquiètent pour leurs ventes ou leurs coûts, elles peuvent retarder des investissements, ralentir l’embauche ou revoir leurs projets.

Pour les ménages, cela peut aussi influencer la confiance. Une personne qui s’inquiète pour son emploi ou pour l’économie peut décider de reporter un achat important, une rénovation, un déménagement ou l’achat d’une propriété.

Les prix de l’énergie peuvent changer rapidement le portrait

Les prix du pétrole et de l’essence demeurent aussi à surveiller.

Si les tensions internationales font monter les prix de l’énergie, les ménages peuvent rapidement ressentir la pression à la pompe, dans le transport et parfois à l’épicerie.

Une hausse durable de l’énergie pourrait aussi compliquer le travail de la Banque du Canada, car elle pourrait raviver certaines pressions inflationnistes.

C’est pourquoi la confiance des consommateurs peut changer rapidement. Un mois plus positif peut être suivi d’un retour à la prudence si les coûts essentiels recommencent à grimper.

Quel impact pour le marché immobilier québécois?

Le marché immobilier dépend beaucoup de la confiance des ménages.

Quand les acheteurs se sentent plus stables financièrement, ils sont plus ouverts à visiter, à faire une offre ou à relancer un projet d’achat mis sur pause.

Au Québec, cette confiance est importante parce que les prix des propriétés ont mieux résisté que dans certains autres marchés canadiens. À Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord, sur la Rive-Sud et dans la région de Québec, les acheteurs doivent encore composer avec des prix élevés et des paiements hypothécaires importants.

Un retour graduel de la confiance pourrait soutenir l’activité immobilière, mais il ne règle pas le problème de l’abordabilité.

Les acheteurs restent prudents malgré l’amélioration

Même si le moral économique s’améliore, plusieurs acheteurs potentiels restent hésitants.

Ils surveillent encore :

  • les taux hypothécaires;
  • la stabilité de leur emploi;
  • le coût de la vie;
  • le prix des propriétés;
  • les taxes municipales;
  • les assurances;
  • les frais de condo;
  • leur capacité à garder une marge de sécurité.

Un peu plus de confiance peut encourager certains ménages à revenir sur le marché. Mais dans le contexte actuel, les acheteurs veulent surtout éviter de trop étirer leur budget.

Ce que cela signifie pour les vendeurs

Pour les vendeurs, une confiance plus stable peut être une bonne nouvelle. Des acheteurs moins inquiets peuvent être plus actifs.

Mais cela ne veut pas dire que les conditions de surchauffe sont de retour. Les acheteurs comparent davantage, posent plus de questions et calculent mieux leurs paiements.

Une propriété bien située, bien entretenue et bien évaluée peut encore attirer de l’intérêt. Une propriété trop chère peut toutefois rester plus longtemps sur le marché, surtout si l’inventaire augmente dans le secteur.

Ce qu’il faut retenir

Selon le rapport Bloomberg, la confiance des Canadiens envers l’économie s’est améliorée en juillet. L’indice Bloomberg Nanos est repassé au-dessus de 50, ce qui indique un retour en territoire positif.

Les Canadiens sont moins nombreux à croire que l’économie va se détériorer, et certains se sentent un peu moins sous pression financière qu’il y a quelques mois.

Mais la reprise de confiance demeure fragile. Les tensions commerciales, les prix de l’énergie, l’emploi et les taux d’intérêt peuvent encore changer rapidement le portrait.

Pour le Québec, cette amélioration pourrait soutenir un peu le marché immobilier, mais elle ne fait pas disparaître les défis d’abordabilité. Les ménages doivent continuer à prendre leurs décisions avec prudence, en tenant compte de leur budget réel et de leur marge de sécurité.

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