Immobilier à Montréal : les ventes chutent de 13,1 %, mais les prix refusent encore de baisser
Actualité immobilière•7 September 2026•6 min de lecture

Immobilier à Montréal : les ventes chutent de 13,1 %, mais les prix refusent encore de baisser

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Immobilier à Montréal : les ventes chutent de 13,1 %, mais les prix refusent encore de baisser

7 September 2026•6 min de lecture

Le marché immobilier montréalais vient d’envoyer un signal difficile à ignorer : les ventes ont plongé de 13,1 % en août par rapport à l’an dernier. Pourtant, malgré ce net ralentissement, les prix continuent de grimper dans toutes les grandes catégories de propriétés.

Pour les acheteurs qui attendaient une correction importante des prix, la situation risque donc d’être frustrante : il y a davantage de propriétés à vendre et moins de transactions, mais les maisons, condos et plex coûtent encore plus cher qu’il y a un an.

Les ventes reculent fortement à Montréal

Au total, 2 853 propriétés résidentielles ont changé de mains en août dans la région métropolitaine de Montréal.

À la même période l’année dernière, on comptait 3 282 transactions.

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Cela représente une baisse annuelle de 13,1 %.

Il s’agit d’un recul important qui confirme que plusieurs acheteurs hésitent encore à passer à l’action.

Les coûts d’emprunt, les prix élevés des propriétés et l’incertitude économique continuent de compliquer les décisions de nombreux ménages.

Le marché commence à se rééquilibrer

Depuis plusieurs années, Montréal a souvent été un marché difficile pour les acheteurs, avec beaucoup de compétition et relativement peu de propriétés disponibles.

Mais cette dynamique est en train de changer.

Le nombre de propriétés mises en vente augmente pendant que le nombre d’acheteurs actifs ralentit.

Résultat : le rapport de force entre vendeurs et acheteurs devient progressivement plus équilibré.

Cela ne signifie pas encore que le marché favorise clairement les acheteurs, mais ceux-ci pourraient avoir davantage de choix et parfois plus de marge pour négocier.

Beaucoup plus de propriétés arrivent sur le marché

En août, 5 874 nouvelles propriétés ont été mises en vente dans la région de Montréal.

C’est une augmentation de 7,4 % par rapport à août 2025.

Mais le chiffre le plus impressionnant concerne le nombre total de propriétés disponibles.

L’inventaire a bondi de 17,8 % en un an pour atteindre 20 128 propriétés à vendre.

Autrement dit, les acheteurs ont aujourd’hui beaucoup plus de choix qu’il y a un an.

Et lorsque l’offre augmente pendant que les ventes diminuent, la pression sur les vendeurs commence normalement à monter.

Alors pourquoi les prix ne baissent-ils pas?

C’est là que la situation devient particulièrement intéressante.

Malgré une baisse de 13,1 % des ventes et une hausse importante du nombre de propriétés disponibles, les prix médians ont encore augmenté dans toutes les principales catégories.

Cela montre que le ralentissement actuel n’a pas encore été assez important pour provoquer une baisse généralisée des valeurs.

Les vendeurs semblent encore capables d’obtenir des prix supérieurs à ceux observés l’an dernier, même si les délais de vente et la compétition pourraient évoluer dans les prochains mois.

Les condos affichent la plus forte hausse

Les copropriétés ont enregistré la plus forte progression annuelle.

Le prix médian d’un condo dans la région de Montréal a atteint 437 250 $ en août.

C’est une augmentation de 3,6 % par rapport à l’année dernière.

Pour un premier acheteur, le condo reste souvent l’une des portes d’entrée les plus accessibles vers la propriété.

Mais avec un prix médian qui continue de progresser, même ce segment devient de plus en plus difficile à atteindre pour certains ménages.

Une maison unifamiliale coûte maintenant 650 000 $

Le prix médian d’une maison unifamiliale a lui aussi continué de grimper.

Il s’est établi à 650 000 $ en août, soit une hausse annuelle de 2,8 %.

Pour une famille qui souhaite acheter une maison à Montréal ou dans les environs, cela représente toujours un budget considérable.

Et même une petite hausse de prix peut avoir un impact important lorsque les taux hypothécaires demeurent relativement élevés.

Les plex dépassent maintenant 850 000 $

Le marché des plex continue lui aussi de progresser.

Le prix médian a atteint 856 000 $, en hausse de 1,7 % sur un an.

Ces propriétés attirent souvent des acheteurs qui souhaitent habiter une unité tout en générant des revenus locatifs avec les autres logements.

Mais avec des prix qui approchent ou dépassent largement les 800 000 $, le financement devient de plus en plus exigeant.

Les acheteurs commencent-ils enfin à reprendre le contrôle?

Pas complètement. Mais les conditions évoluent.

Lorsque les ventes diminuent et que les propriétés disponibles augmentent rapidement, les acheteurs peuvent progressivement récupérer un peu de pouvoir.

Ils peuvent avoir davantage de temps pour réfléchir, comparer plusieurs propriétés et négocier certaines conditions.

Les situations où plusieurs acheteurs se battent pour la même propriété pourraient également devenir moins fréquentes dans certains secteurs.

Mais attention : cela ne signifie pas que toutes les propriétés vont soudainement se vendre sous le prix demandé.

Les propriétés bien situées, bien entretenues et affichées à un prix réaliste peuvent toujours attirer rapidement plusieurs acheteurs.

Les vendeurs devront peut-être ajuster leurs attentes

Pour les vendeurs, les chiffres du mois d’août constituent aussi un avertissement.

Lorsque plus de 20 000 propriétés sont disponibles et que les ventes ralentissent fortement, afficher un prix trop ambitieux devient de plus en plus risqué.

Une propriété peut rester plus longtemps sur le marché pendant que de nouvelles annonces viennent constamment augmenter la concurrence.

Dans un marché qui se rééquilibre, le prix demandé devient encore plus important.

Les vendeurs qui se fient uniquement aux hausses de prix des dernières années pourraient découvrir que les acheteurs sont désormais beaucoup plus prudents.

Un marché étrange : moins de ventes, plus de choix… et toujours des prix records

Le portrait montréalais est donc particulièrement contrasté.

  • Ventes : -13,1 %
  • Nouvelles inscriptions : +7,4 %
  • Propriétés disponibles : +17,8 %
  • Prix médian des condos : +3,6 %
  • Prix médian des maisons : +2,8 %
  • Prix médian des plex : +1,7 %

Normalement, une forte hausse de l’offre combinée à une baisse des ventes finit par exercer une pression sur les prix.

Mais pour l’instant, Montréal résiste encore.

Les prochains mois pourraient être décisifs

La grande question est maintenant de savoir combien de temps cette situation peut durer.

Si les ventes continuent de ralentir pendant que le nombre de propriétés à vendre poursuit sa progression, les vendeurs pourraient être forcés de devenir plus flexibles.

À l’inverse, si les taux hypothécaires diminuent et que davantage d’acheteurs reviennent sur le marché, la demande pourrait rapidement absorber une partie de cette nouvelle offre.

Pour l’instant, le message est clair : le marché immobilier montréalais ralentit fortement, mais les prix n’ont pas encore reçu le mémo.

Avec des ventes en chute de 13,1 % et plus de 20 000 propriétés disponibles, l’automne pourrait devenir une période déterminante pour savoir si Montréal se dirige simplement vers un marché plus équilibré… ou vers une véritable correction des prix.

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