Le marché immobilier canadien ralentit en avril malgré quelques signes de stabilisation
Actualité immobilière16 May 20263 min de lecture

Le marché immobilier canadien ralentit en avril malgré quelques signes de stabilisation

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Le marché immobilier canadien ralentit en avril malgré quelques signes de stabilisation

16 May 20263 min de lecture

Le marché résidentiel canadien a continué de ralentir en avril, avec une baisse des ventes de propriétés comparativement à la même période l’an dernier, même si certains indicateurs montrent un léger regain d’activité au printemps.

Au total, 42 927 transactions résidentielles ont été enregistrées à travers le pays durant le mois d’avril, soit une diminution de 4 % comparativement aux 44 698 ventes recensées en avril 2025.

Par rapport au mois précédent, les ventes ont toutefois affiché une légère progression de 0,7 % une fois les variations saisonnières prises en compte.

Selon plusieurs analystes du secteur, l’incertitude économique mondiale, combinée à la hausse récente des taux hypothécaires, continue de freiner le retour d’un marché immobilier plus dynamique cette année.

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Même si l’activité semble avoir repris un peu de vigueur vers la fin du printemps, le niveau des ventes demeure environ 10 % inférieur à ce qui est normalement observé en avril.

Les prix restent relativement stables

Le prix moyen des propriétés vendues en avril a atteint 695 412 $, représentant une hausse annuelle de 2,2 %.

De son côté, l’indice national des prix des propriétés MLS — qui reflète davantage la valeur des résidences typiques — a légèrement diminué de 0,1 % entre mars et avril. Il s’agit toutefois du recul mensuel le plus faible observé depuis octobre 2025.

Sur une base annuelle, cet indice demeure en baisse de 4,2 %.

Davantage de propriétés sur le marché

L’offre de propriétés continue également d’augmenter. Les nouvelles inscriptions ont progressé de 4,1 % en avril par rapport au mois précédent, coïncidant avec le début habituel du marché printanier.

À la fin du mois d’avril, environ 187 647 propriétés étaient en vente au Canada, soit une hausse de 2,2 % comparativement à l’an dernier. Malgré cette augmentation, l’inventaire demeure environ 6,1 % sous la moyenne historique pour cette période de l’année.

Prévisions revues à la baisse pour 2026

Les perspectives pour le marché immobilier canadien ont récemment été ajustées à la baisse. Les prévisions actuelles tablent maintenant sur une hausse d’environ 1 % des transactions résidentielles en 2026 comparativement à 2025.

Il s’agit d’un net ralentissement par rapport aux estimations publiées plus tôt cette année, qui prévoyaient plutôt une croissance de 5,1 %.

Le prix moyen des propriétés au Canada devrait atteindre environ 688 955 $ en 2026, soit une augmentation annuelle de 1,5 %. Cette estimation demeure toutefois près de 10 000 $ inférieure aux prévisions émises en janvier.

Des acheteurs toujours prudents

Les conditions économiques actuelles continuent d’alimenter la prudence chez plusieurs acheteurs. La remontée de l’inflation, notamment alimentée par les prix du pétrole, ainsi que la hausse des taux d’intérêt à long terme, réduisent l’élan attendu sur le marché.

Les défis liés à l’accessibilité demeurent également importants dans plusieurs régions du pays, ce qui limite le retour d’une forte activité immobilière à court terme.

D’importantes différences selon les régions

À l’échelle provinciale, les prix résidentiels ont diminué d’une année à l’autre en Colombie-Britannique, en Alberta et en Ontario, tandis que d’autres marchés ont continué d’afficher des hausses.

Malgré ces écarts régionaux, plusieurs experts estiment qu’une grande partie du pays évolue actuellement dans un contexte immobilier plus lent et plus prudent qu’au cours des dernières années.

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