Le conflit impliquant l’Iran pourrait raviver l’inflation au Canada
Actualité hypothécaire16 May 20263 min de lecture

Le conflit impliquant l’Iran pourrait raviver l’inflation au Canada

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Le conflit impliquant l’Iran pourrait raviver l’inflation au Canada

16 May 20263 min de lecture

La hausse des prix de l’énergie liée aux tensions entourant l’Iran pourrait faire remonter l’inflation canadienne au-delà de 3 % dès ce trimestre, selon une récente analyse économique. Cette situation ajoute une nouvelle couche d’incertitude concernant l’évolution des taux d’intérêt et des coûts d’emprunt hypothécaires au pays.

Les économistes ayant publié l’étude ont révisé leurs prévisions d’inflation à la hausse pour 2026, principalement en raison de l’augmentation rapide des prix du pétrole et de l’essence observée depuis l’intensification du conflit. Ils anticipent maintenant un sommet d’environ 3,1 % d’inflation annuelle au deuxième trimestre de 2026.

Selon eux, le contexte énergétique actuel modifie de façon importante les perspectives économiques. Les prix élevés du pétrole exercent déjà une pression directe sur les consommateurs et pourraient aussi se répercuter progressivement sur plusieurs autres secteurs de l’économie.

Des prix à la pompe plus élevés pour les consommateurs

L’effet le plus visible devrait se faire sentir à la pompe. Les prévisions indiquent que le prix de l’essence pourrait demeurer environ 30 cents le litre plus élevé en 2026 et 2027 comparativement aux estimations établies avant la montée des tensions géopolitiques.

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Même si certaines mesures gouvernementales temporaires pourraient atténuer légèrement la pression sur les automobilistes, les analystes estiment que ces allégements demeurent limités face à la forte hausse des prix mondiaux du pétrole brut.

Au-delà du carburant, les coûts plus élevés liés au transport et à l’énergie devraient aussi se refléter graduellement dans les prix alimentaires et dans plusieurs biens de consommation au cours des prochains mois.

Un impact potentiel sur les taux hypothécaires

Cette nouvelle pression inflationniste pourrait compliquer les attentes de nombreux emprunteurs qui espéraient d’autres baisses de taux de la Banque du Canada plus tard cette année.

Au cours des dernières semaines, les rendements obligataires ont remonté alors que les marchés réduisaient leurs attentes de baisses rapides des taux directeurs, notamment en raison des inquiétudes persistantes entourant l’inflation et des risques géopolitiques.

Comme les taux hypothécaires fixes suivent généralement l’évolution des obligations gouvernementales, cette situation exerce déjà une pression à la hausse sur certains taux fixes offerts par les prêteurs.

En parallèle, plusieurs indicateurs démontrent un ralentissement graduel de l’économie canadienne. Le taux de chômage continue d’augmenter et les dépenses des consommateurs montrent certains signes d’essoufflement.

La Banque du Canada se retrouve donc devant un défi important : soutenir une économie qui ralentit tout en évitant une nouvelle accélération de l’inflation.

Beaucoup d’incertitude pour les prochains mois

Les perspectives dépendront largement de l’évolution du conflit et du maintien ou non des prix élevés de l’énergie durant la deuxième moitié de l’année.

Les économistes soulignent également que d’autres facteurs de risque demeurent présents, notamment les discussions à venir entourant la révision de l’accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, qui pourraient aussi peser sur la croissance économique.

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