Acheter un condo à Montréal serait maintenant moins abordable qu’à Toronto, selon RBC
Actualité immobilière6 July 20266 min de lecture

Acheter un condo à Montréal serait maintenant moins abordable qu’à Toronto, selon RBC

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Acheter un condo à Montréal serait maintenant moins abordable qu’à Toronto, selon RBC

6 July 20266 min de lecture

Montréal a longtemps été vue comme une option plus abordable que Toronto ou Vancouver pour devenir propriétaire. Mais cette image est en train de changer, surtout dans le marché des condos.

Selon un rapport de RBC, acheter un condo à Montréal est maintenant moins abordable qu’acheter un condo à Toronto, une première en 16 ans.

Il est important de bien comprendre ce que cela veut dire. Les condos montréalais ne sont pas nécessairement plus chers en dollars que ceux de Toronto. Le problème se trouve plutôt dans le rapport entre le prix des condos et le revenu des ménages.

En d’autres mots, pour un ménage moyen, devenir propriétaire d’un condo à Montréal demande maintenant une plus grande partie du revenu familial que dans le marché torontois.

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Ce n’est pas seulement le prix qui compte

Quand on parle d’abordabilité, il ne faut pas regarder seulement le prix affiché d’une propriété. Il faut aussi regarder le revenu des acheteurs, les taux hypothécaires, les taxes, les frais de condo, les assurances et les autres coûts mensuels.

Un condo peut coûter moins cher à Montréal qu’à Toronto, mais s’il représente une plus grosse part du revenu local, il devient plus difficile à payer pour les ménages de la région.

C’est ce que l’indice d’abordabilité de RBC cherche à mesurer : la part du revenu d’un ménage qui doit être utilisée pour payer les coûts liés à la propriété.

Montréal va à contre-courant

Dans plusieurs grandes villes canadiennes, l’abordabilité s’est améliorée au début de 2026. Les prix ont baissé ou se sont stabilisés, surtout dans les marchés où l’offre de propriétés a fortement augmenté.

Toronto et Vancouver ont connu une correction plus importante dans certains segments, notamment les condos. Cette baisse a aidé certains acheteurs à retrouver un peu d’espace dans leur budget.

Montréal, de son côté, n’a pas connu la même correction. Les prix sont restés élevés et ont même continué d’augmenter dans certains secteurs.

Selon RBC, Montréal, Québec et St. John’s font partie des rares grands marchés canadiens où l’abordabilité s’est détériorée au premier trimestre de 2026.

Pourquoi les condos montréalais restent chers?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation.

D’abord, l’offre demeure limitée dans plusieurs secteurs recherchés. Quand il y a peu de propriétés disponibles et que plusieurs acheteurs sont intéressés, les prix ont tendance à rester élevés.

Ensuite, la croissance de la population dans les dernières années a ajouté de la pression sur le marché. Plus de ménages cherchent à se loger, que ce soit comme locataires ou comme propriétaires.

Enfin, le condo demeure souvent la première porte d’entrée vers la propriété pour les acheteurs montréalais. Comme les maisons unifamiliales sont devenues très coûteuses dans plusieurs quartiers, plusieurs acheteurs se tournent vers le condo.

Un marché encore équilibré, mais exigeant

Le marché montréalais n’est pas nécessairement en surchauffe partout. Il peut être considéré comme plus équilibré que dans les années où les offres multiples étaient fréquentes dans presque tous les secteurs.

Mais un marché équilibré ne veut pas dire un marché facile. Les prix restent élevés, et les acheteurs doivent composer avec des paiements hypothécaires plus importants qu’avant.

À Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud, plusieurs premiers acheteurs doivent revoir leurs critères. Certains cherchent plus petit, plus loin du centre ou dans des immeubles plus anciens pour respecter leur budget.

Les frais de condo ajoutent une pression

Dans le cas d’un condo, le paiement hypothécaire n’est pas la seule dépense à prévoir. Les frais de condo peuvent faire une grande différence dans le budget mensuel.

À Montréal, des frais autour de 0,40 $ à 0,50 $ par pied carré sont courants dans plusieurs immeubles, selon l’âge du bâtiment, les services inclus et la qualité de la gestion.

Pour un condo de 700 pieds carrés, cela peut représenter environ 280 $ à 350 $ par mois, parfois plus si l’immeuble offre des services comme un ascenseur, un garage, un gym ou une piscine.

Ces frais doivent être ajoutés aux taxes municipales, aux taxes scolaires, à l’assurance habitation, à l’électricité et au chauffage si ces coûts ne sont pas inclus.

La ville de Québec est aussi sous pression

Le rapport de RBC indique également que la ville de Québec fait partie des marchés où l’abordabilité s’est détériorée au début de 2026.

C’est important, car Québec a longtemps été perçue comme plus accessible que Montréal. Mais la forte demande, le manque d’inventaire dans certains secteurs et la hausse des prix rendent l’achat plus difficile pour plusieurs ménages.

Cette situation montre que le problème d’abordabilité ne touche pas seulement les plus grandes métropoles. Il s’étend aussi à des marchés régionaux où les prix ont rapidement augmenté.

Montréal atteint un niveau préoccupant

Selon RBC, l’indice global d’abordabilité de la région de Montréal a atteint 52,6 % au premier trimestre de 2026. Il s’agit du niveau le plus difficile depuis 1990.

Cela signifie qu’un ménage moyen doit consacrer une part très importante de son revenu avant impôt pour assumer les coûts liés à la propriété.

Pour plusieurs familles, il devient donc plus difficile d’acheter sans faire de compromis importants. Le choix de la propriété, du quartier, du type d’immeuble et de la mise de fonds devient encore plus stratégique.

Ce que cela signifie pour les acheteurs

Pour les acheteurs, le message est clair : il faut calculer le vrai coût mensuel avant de faire une offre.

Le budget doit inclure :

  • le paiement hypothécaire;
  • les frais de condo;
  • les taxes municipales;
  • les taxes scolaires;
  • l’assurance habitation;
  • l’électricité et le chauffage;
  • les frais de déménagement;
  • une marge pour les réparations ou imprévus.

Il faut aussi regarder l’état financier de la copropriété. Des frais de condo très bas peuvent sembler intéressants, mais ils peuvent parfois indiquer que le fonds de prévoyance n’est pas assez bien rempli.

Ce que cela signifie pour les vendeurs

Pour les vendeurs, la situation demande aussi de la prudence. Même si les prix restent élevés à Montréal, les acheteurs sont plus sensibles au budget total.

Un condo bien situé, bien entretenu, avec des frais raisonnables et une bonne gestion de copropriété peut encore attirer beaucoup d’intérêt.

Par contre, un prix trop élevé, des frais de condo mal expliqués ou des travaux importants à venir dans l’immeuble peuvent ralentir la vente.

Ce qu’il faut retenir

Selon le rapport de RBC, acheter un condo à Montréal est maintenant moins abordable qu’à Toronto pour la première fois en 16 ans.

Ce constat ne veut pas dire que les condos montréalais coûtent plus cher en valeur absolue. Il signifie plutôt que, par rapport aux revenus des ménages, les coûts de propriété sont devenus plus lourds à Montréal.

Le Québec demeure un marché actif, mais l’abordabilité se détériore dans plusieurs secteurs. Pour les acheteurs, la préparation financière est plus importante que jamais. Pour les vendeurs, le bon prix et une présentation claire de la copropriété peuvent faire toute la différence.

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