Immobilier à Montréal en juin : moins de ventes, plus de propriétés à vendre
Actualité immobilière6 July 20266 min de lecture

Immobilier à Montréal en juin : moins de ventes, plus de propriétés à vendre

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Immobilier à Montréal en juin : moins de ventes, plus de propriétés à vendre

6 July 20266 min de lecture

Le marché immobilier de la grande région de Montréal a ralenti en juin 2026. Selon les données de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec, les ventes résidentielles ont diminué pendant que le nombre de propriétés disponibles a continué d’augmenter.

En termes simples, il y a eu moins d’acheteurs qui sont passés à l’action, mais plus de vendeurs qui ont mis leur propriété sur le marché. Cette combinaison donne un marché un peu moins pressé qu’auparavant.

Les ventes ont reculé de 8 %

En juin 2026, 4 012 propriétés résidentielles ont été vendues dans la région métropolitaine de Montréal. C’est une baisse d’environ 8 % comparativement à juin 2025, alors que 4 371 ventes avaient été enregistrées.

Ce recul ne veut pas dire que le marché est arrêté. Il montre plutôt que les acheteurs sont plus prudents. Plusieurs prennent plus de temps pour comparer les propriétés, calculer leur budget et analyser les taux hypothécaires avant de faire une offre.

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Le volume total des ventes a aussi diminué. En juin, il s’est établi à environ 2,77 milliards de dollars, soit une baisse d’environ 4 % par rapport à l’an dernier.

Plus de nouvelles propriétés sur le marché

Du côté de l’offre, la situation évolue dans l’autre direction. En juin 2026, 6 648 nouvelles inscriptions ont été ajoutées sur le marché, une hausse d’environ 11 % sur un an.

Le nombre total de propriétés disponibles a aussi augmenté. L’inventaire actif a atteint 20 894 propriétés à vendre, soit environ 17 % de plus qu’en juin 2025.

Pour les acheteurs, c’est une bonne nouvelle. Plus de propriétés disponibles signifie généralement plus de choix et moins de pression pour prendre une décision trop rapidement.

Un marché plus calme, mais pas nécessairement moins cher

Même si les ventes ont reculé et que les inscriptions augmentent, les prix n’ont pas baissé dans la région de Montréal. Au contraire, les prix médians sont encore en hausse dans les principales catégories de propriétés.

En juin 2026, le prix médian d’une maison unifamiliale a atteint 649 000 $, une hausse de 3,5 % sur un an.

Le prix médian d’un condominium s’est établi à 435 000 $, en hausse de 2 % par rapport à juin 2025.

Les plex de deux à cinq logements ont affiché la plus forte hausse. Leur prix médian a atteint 880 000 $, soit une augmentation de 5,9 % sur un an.

Pourquoi les prix continuent-ils de monter?

Plusieurs acheteurs peuvent se demander pourquoi les prix augmentent encore alors que les ventes diminuent. La réponse est que le marché n’est pas seulement influencé par le nombre de ventes. Il dépend aussi du type de propriétés disponibles, de leur emplacement et de la demande dans certains secteurs.

Dans plusieurs quartiers de Montréal, Laval, la Rive-Nord et la Rive-Sud, les propriétés bien situées et bien entretenues continuent d’attirer l’attention. Les maisons clé en main, les condos bien gérés et les plex bien localisés peuvent encore se vendre à bon prix.

Par contre, les acheteurs sont plus sélectifs. Une propriété trop chère, mal présentée ou qui demande beaucoup de travaux peut rester plus longtemps sur le marché.

Les délais de vente se sont améliorés

Un autre chiffre intéressant : le délai moyen de vente était de 35 jours en juin 2026, contre 41 jours auparavant.

Cela peut sembler surprenant dans un marché où les ventes diminuent. Mais cela montre que les propriétés bien positionnées continuent de trouver preneur rapidement.

Autrement dit, le marché est plus nuancé. Tout ne se vend pas automatiquement, mais les bonnes propriétés, au bon prix, demeurent recherchées.

Le ratio ventes/nouvelles inscriptions indique un marché plus équilibré

Le ratio ventes/nouvelles inscriptions s’est établi à 60,4 % en juin. Ce ratio compare le nombre de propriétés vendues au nombre de nouvelles propriétés ajoutées sur le marché.

Quand ce ratio est très élevé, cela signifie généralement que les acheteurs se disputent un nombre limité de propriétés. Quand il baisse, cela peut indiquer un marché plus équilibré.

À 60,4 %, le marché montréalais reste actif, mais il donne un peu plus de marge aux acheteurs qu’un marché fortement dominé par les vendeurs.

Ce que cela signifie pour les acheteurs

Pour les acheteurs, la hausse de l’inventaire est positive. Il y a plus de choix et un peu moins de pression qu’au cours des périodes de forte surchauffe.

Mais il ne faut pas confondre plus de choix avec une chute générale des prix. Les prix demeurent élevés, surtout dans les secteurs recherchés.

Avant d’acheter, il est important de calculer le coût total de la propriété :

  • le paiement hypothécaire;
  • les taxes municipales;
  • les taxes scolaires;
  • l’assurance habitation;
  • les frais de condo, s’il y a lieu;
  • les frais d’entretien;
  • les réparations possibles;
  • une marge pour les imprévus.

Un marché plus calme peut aider à mieux réfléchir, mais le budget doit rester réaliste.

Ce que cela signifie pour les vendeurs

Pour les vendeurs, le message est différent. Avec plus de propriétés disponibles, les acheteurs peuvent comparer davantage.

Une propriété bien entretenue, bien présentée et vendue au bon prix peut encore attirer rapidement des visites. Mais un prix trop ambitieux peut ralentir la vente.

Dans un marché où l’inventaire monte, la stratégie de prix devient encore plus importante. Les vendeurs ne peuvent pas toujours se baser sur les conditions très fortes des dernières années.

Un marché qui respire un peu plus

Le portrait de juin 2026 montre un marché immobilier montréalais en transition. Les ventes diminuent, les inscriptions augmentent, mais les prix continuent de progresser.

Ce n’est donc pas un marché en chute. C’est plutôt un marché qui devient un peu plus respirable pour les acheteurs, tout en restant solide pour les vendeurs bien positionnés.

Ce qu’il faut retenir

En juin 2026, la grande région de Montréal a enregistré 4 012 ventes résidentielles, soit une baisse d’environ 8 % sur un an. Pendant ce temps, les nouvelles inscriptions ont augmenté de 11 % et l’inventaire actif a bondi de 17 %.

Malgré ce ralentissement des ventes, les prix médians sont encore en hausse : 649 000 $ pour une maison unifamiliale, 435 000 $ pour un condo et 880 000 $ pour un plex.

Pour les acheteurs, le marché offre plus de choix. Pour les vendeurs, il exige plus de réalisme. Dans les deux cas, une bonne préparation demeure essentielle.

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