Acheteurs immobiliers : une fenêtre d’opportunité existe, mais plusieurs hésitent encore à passer à l’action
Le marché immobilier offre actuellement des conditions plus favorables qu’au cours des dernières années, mais de nombreux acheteurs potentiels préfèrent attendre avant de faire le grand saut.
Selon un récent sondage pancanadien, près d’une personne sur deux qui prévoit acheter une propriété dans les deux prochaines années estime que le moment pourrait être intéressant pour magasiner une maison ou un condo. Malgré cela, l’incertitude économique demeure un frein important pour une majorité d’entre eux.
Les acheteurs veulent avancer… mais avec prudence
Depuis plusieurs mois, les taux d’intérêt se sont stabilisés et l’inventaire de propriétés à vendre s’est amélioré dans plusieurs marchés. Pour les acheteurs, cela signifie souvent plus de choix et moins de pression qu’au plus fort de la frénésie immobilière observée après la pandémie.
Mais même si les conditions semblent plus favorables, plusieurs ménages hésitent encore à s’engager dans l’achat d’une propriété.
La principale raison est l’incertitude entourant l’économie. Les inquiétudes liées à l’emploi, à l’inflation, au coût de la vie et aux événements internationaux poussent plusieurs familles à reporter leurs projets immobiliers.
Une réalité qui touche aussi le Québec
Au Québec, le marché immobilier continue généralement de bien performer comparativement à plusieurs autres régions du pays. Les ventes demeurent actives dans plusieurs secteurs et les prix poursuivent leur progression dans de nombreux marchés.
Toutefois, les acheteurs québécois ne sont pas à l’abri des mêmes préoccupations que le reste des Canadiens.
La hausse du coût de la vie, les dépenses quotidiennes plus élevées et les incertitudes économiques amènent plusieurs ménages à réévaluer leur capacité financière avant de s’engager dans un achat immobilier important.
L’inflation ralentit l’accumulation de la mise de fonds
L’un des effets les plus concrets de cette situation concerne l’épargne.
De nombreux futurs acheteurs affirment que l’augmentation du coût de la vie réduit leur capacité à mettre de l’argent de côté pour leur mise de fonds. Lorsque l’épicerie, le logement, le transport et les autres dépenses courantes coûtent plus cher, il reste moins d’argent disponible pour préparer un projet immobilier.
Cette réalité est particulièrement présente chez les premiers acheteurs qui tentent d’accumuler le capital nécessaire pour accéder à la propriété.
Le marché offre pourtant davantage d’occasions
Malgré les inquiétudes économiques, plusieurs observateurs estiment que les conditions actuelles pourraient représenter une occasion intéressante pour certains acheteurs.
Contrairement aux années où les propriétés recevaient plusieurs offres en quelques jours, le rythme du marché est généralement plus équilibré. Les acheteurs disposent souvent de plus de temps pour visiter, comparer et négocier.
Dans plusieurs secteurs du Québec, cette situation permet aux ménages de prendre des décisions plus réfléchies et d’éviter la pression qui caractérisait le marché immobilier il y a quelques années.
Que surveiller au cours des prochains mois?
L’évolution des taux d’intérêt, de l’inflation et du marché de l’emploi demeurera déterminante pour les futurs acheteurs.
Si l’économie se stabilise davantage et que les ménages retrouvent confiance, plusieurs projets immobiliers actuellement en attente pourraient revenir sur le marché.
Pour l’instant, le portrait demeure contrasté : les occasions sont présentes, mais la prudence continue de dominer les décisions de nombreux Québécois qui rêvent de devenir propriétaires.
Source : sondage Léger réalisé auprès de Canadiens âgés de 18 à 64 ans au printemps 2026.