Inflation en hausse : la Banque du Canada croit que la situation demeure sous contrôle
Finances23 June 20264 min de lecture

Inflation en hausse : la Banque du Canada croit que la situation demeure sous contrôle

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Inflation en hausse : la Banque du Canada croit que la situation demeure sous contrôle

23 June 20264 min de lecture

L’inflation a atteint 3,2 % au Canada en mai, son niveau le plus élevé depuis la fin de 2023. Malgré cette hausse, la Banque du Canada estime qu’il n’y a pas de signe d’une inflation généralisée qui toucherait l’ensemble de l’économie.

Selon les données de Statistique Canada, l’augmentation des prix observée au cours des derniers mois est principalement liée à la flambée du prix du pétrole provoquée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Cette hausse des coûts de l’énergie s’est rapidement répercutée sur l’essence et sur plusieurs secteurs dépendants du transport.

Une hausse des prix concentrée dans l’énergie

La Banque du Canada considère que la récente poussée inflationniste est surtout causée par des facteurs externes et temporaires. En d’autres mots, les hausses de prix ne se répandent pas encore à l’ensemble des biens et services consommés par les ménages.

Par exemple, certains services comme le transport aérien ont vu leurs prix augmenter en raison des coûts plus élevés du carburant. Les compagnies aériennes ont dû absorber la hausse du prix du kérosène, ce qui s’est traduit par des billets plus coûteux pour les voyageurs.

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Selon la banque centrale, le nombre de produits et de services dont les prix augmentent de plus de 3 % par année demeure près des niveaux habituellement observés. Cela suggère que la hausse actuelle est encore concentrée dans certains secteurs précis plutôt que généralisée.

Le recul récent du pétrole apporte un certain soulagement

Les récents développements diplomatiques au Moyen-Orient ont déjà contribué à faire reculer les prix mondiaux du pétrole. Cette baisse pourrait réduire les pressions inflationnistes dans les prochains mois si elle se maintient.

Pour les consommateurs, cela pourrait éventuellement se traduire par une stabilisation du prix de l’essence et de certains coûts liés au transport.

L’épicerie demeure une source d’inquiétude

Si l’énergie explique une grande partie de la hausse de l’inflation, le prix des aliments continue de préoccuper les économistes.

En mai, les prix des aliments achetés en magasin ont augmenté de 4,3 % comparativement à la même période l’an dernier. Les fruits et légumes frais ont particulièrement contribué à cette hausse.

La diminution de certaines récoltes, les problèmes d’approvisionnement et les coûts de transport plus élevés expliquent en partie cette situation.

Pour plusieurs familles québécoises, l’épicerie demeure d’ailleurs l’un des postes budgétaires où l’augmentation des prix est la plus visible au quotidien.

Quel impact sur les taux d’intérêt?

La hausse de l’inflation soulève naturellement des questions sur l’évolution future des taux d’intérêt.

Pour le moment, la Banque du Canada semble vouloir attendre avant de modifier sa politique monétaire. Les responsables souhaitent s’assurer que les hausses de prix demeurent limitées à certains secteurs avant d’envisager de nouvelles interventions.

Les prochaines données économiques seront donc particulièrement surveillées, notamment celles concernant l’inflation et le marché de l’emploi.

Une situation importante pour les propriétaires et les acheteurs

Pour le marché immobilier québécois, l’évolution de l’inflation reste un facteur déterminant. Une inflation qui demeure sous contrôle favorise généralement une plus grande stabilité des taux hypothécaires et aide les acheteurs à mieux planifier leurs projets.

À l’inverse, si les hausses de prix devaient s’étendre à davantage de secteurs de l’économie, la Banque du Canada pourrait être forcée de maintenir des taux élevés plus longtemps ou même de les augmenter à nouveau.

La prochaine décision sur les taux d’intérêt, prévue à la mi-juillet, sera donc suivie de près par les ménages, les propriétaires et les professionnels de l’immobilier partout au Québec.

Source : Statistique Canada et Banque du Canada.

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