Banque du Canada : les taux d’intérêt devraient rester stables malgré la hausse des prix de l’énergie
Actualité hypothécaire8 June 20263 min de lecture

Banque du Canada : les taux d’intérêt devraient rester stables malgré la hausse des prix de l’énergie

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Banque du Canada : les taux d’intérêt devraient rester stables malgré la hausse des prix de l’énergie

8 June 20263 min de lecture

La Banque du Canada rendra sa prochaine décision sur les taux d’intérêt le 11 juin, et tout indique qu’elle choisira une nouvelle fois de maintenir le statu quo.

Bien que l’inflation soit repartie à la hausse récemment, notamment en raison de l’augmentation des prix du pétrole, plusieurs signes montrent que l’économie canadienne continue de ralentir. Dans ce contexte, la banque centrale semble préférer attendre avant de modifier sa politique monétaire.

La hausse du pétrole fait grimper l’inflation

Depuis quelques mois, les prix du pétrole ont fortement augmenté sur les marchés mondiaux. Cette situation a un impact direct sur le coût de l’essence et du transport, ce qui contribue à faire remonter l’inflation au-dessus de la cible de 2 % fixée par la Banque du Canada.

Toutefois, la banque centrale dispose de peu de moyens pour influencer les prix du pétrole, qui dépendent principalement des événements internationaux et des tensions géopolitiques.

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Pour le moment, les économistes observent que cette hausse des coûts énergétiques ne s’est pas encore propagée de façon importante à l’ensemble des biens et services consommés par les Canadiens.

L’économie ralentit plus que prévu

Parallèlement à cette remontée de l’inflation, l’économie canadienne montre des signes de faiblesse.

Le produit intérieur brut (PIB), qui mesure l’activité économique du pays, a légèrement reculé au cours du premier trimestre de 2026. Il s’agit d’un deuxième trimestre consécutif de baisse, alors que plusieurs analystes s’attendaient plutôt à une croissance.

À première vue, ces chiffres peuvent sembler inquiétants. Toutefois, lorsqu’on tient compte du ralentissement de la croissance démographique, la situation apparaît un peu moins préoccupante. Les dépenses des ménages ont continué d’augmenter et plusieurs indicateurs suggèrent que l’économie demeure relativement résiliente.

Le marché du travail envoie des signaux partagés

Le marché de l’emploi continue lui aussi de présenter un portrait mitigé.

Le taux de chômage s’est établi à 6,6 % en mai, en légère baisse par rapport aux 6,9 % enregistrés en avril. Les mises à pied demeurent relativement limitées, ce qui est encourageant.

En revanche, les entreprises semblent toujours prudentes lorsqu’il s’agit d’embaucher. Plusieurs personnes qui entrent sur le marché du travail éprouvent encore des difficultés à trouver un emploi.

Le nombre total d’heures travaillées a toutefois progressé en mai, ce qui pourrait indiquer une amélioration graduelle de la situation.

Pourquoi la Banque du Canada devrait attendre

Face à ces données contradictoires, la Banque du Canada devrait continuer de faire preuve de prudence.

D’un côté, l’inflation demeure légèrement supérieure à la cible souhaitée. De l’autre, la croissance économique et le marché de l’emploi ne sont pas assez solides pour justifier une hausse rapide des taux d’intérêt.

Pour cette raison, plusieurs économistes s’attendent à ce que le taux directeur reste inchangé pendant le reste de l’année 2026.

Une éventuelle hausse repoussée à 2027

À l’heure actuelle, les prévisions les plus répandues suggèrent que la prochaine modification des taux pourrait être une hausse plutôt qu’une baisse. Cependant, un tel scénario ne serait envisagé qu’en 2027 et seulement si l’économie canadienne démontre des signes clairs d’amélioration au cours des prochains mois.

D’ici là, les propriétaires, les acheteurs immobiliers et les ménages qui renouvellent leur prêt hypothécaire devraient continuer d’évoluer dans un environnement de taux relativement stable.

Pour le marché immobilier, cette stabilité pourrait contribuer à maintenir la confiance des acheteurs tout en évitant de nouvelles pressions importantes sur les coûts d’emprunt.

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