De plus en plus de Québécois choisissent la stabilité des taux fixes
Actualité hypothécaire16 May 20263 min de lecture

De plus en plus de Québécois choisissent la stabilité des taux fixes

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De plus en plus de Québécois choisissent la stabilité des taux fixes

16 May 20263 min de lecture

À l’approche des renouvellements hypothécaires, plusieurs propriétaires québécois préfèrent désormais jouer la prudence en optant pour des taux fixes plutôt que variables.

L’incertitude économique, les tensions géopolitiques, la hausse du coût de la vie et les fluctuations des taux d’intérêt poussent de nombreux ménages à privilégier une mensualité stable, même si cela implique un taux plus élevé qu’auparavant.

Pour plusieurs propriétaires, les hausses rapides observées sur les prêts variables au cours des dernières années ont laissé des traces. Certains ont vu leurs versements hypothécaires augmenter de façon importante en très peu de temps, ce qui a changé leur perception du risque.

Plusieurs emprunteurs qui envisageaient initialement un taux variable se tournent maintenant vers des solutions fixes afin d’éviter de nouvelles surprises financières.

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Le taux fixe de 3 ans gagne en popularité

Même si le taux fixe demeure le choix dominant actuellement, les Québécois semblent privilégier des engagements plus courts qu’auparavant.

Le traditionnel terme fixe de cinq ans perd du terrain au profit des termes de trois ou quatre ans. Plusieurs emprunteurs espèrent ainsi profiter éventuellement d’une baisse des taux d’intérêt dans les prochaines années, sans devoir rester liés trop longtemps à un taux plus élevé.

Les prêts hypothécaires variables représentent maintenant une proportion beaucoup plus faible des nouveaux financements comparativement aux années précédentes.

Cette tendance illustre clairement le changement de mentalité observé chez les consommateurs depuis la forte remontée des taux amorcée après la pandémie.

Des renouvellements parfois difficiles à absorber

À l’échelle canadienne, près de 60 % des hypothèques devront être renouvelées d’ici 2026.

Pour plusieurs propriétaires ayant obtenu un taux historiquement bas durant la pandémie, le renouvellement pourrait entraîner une hausse des versements mensuels de 15 % à 20 %.

Même si plusieurs ménages se sont préparés financièrement, cette transition représente tout de même un choc budgétaire important pour de nombreux Canadiens.

Le Québec résiste mieux que certaines autres provinces

Malgré les inquiétudes entourant les renouvellements, le Québec semble actuellement mieux positionné que certains autres grands marchés immobiliers du pays.

Les ménages québécois affichent généralement un niveau d’endettement moins élevé et les prix des propriétés ont connu une croissance plus modérée qu’en Ontario ou en Colombie-Britannique.

Les taux d’arriérés hypothécaires demeurent également relativement faibles dans la province.

Autre facteur important : plusieurs propriétaires québécois avaient déjà opté pour des termes hypothécaires plus courts au cours des dernières années, ce qui signifie qu’une partie importante des renouvellements a déjà été absorbée progressivement.

Toronto et Vancouver demeurent plus vulnérables

La situation est toutefois plus préoccupante dans certains grands centres comme Toronto et Vancouver, où de nombreux propriétaires ont acheté à des prix records durant la pandémie.

Dans ces marchés, les niveaux d’endettement sont souvent beaucoup plus élevés, ce qui augmente la pression financière au moment du renouvellement hypothécaire.

Avec des coûts d’habitation déjà très importants, plusieurs ménages risquent d’être davantage fragilisés si les taux demeurent élevés plus longtemps que prévu.

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