Hypothèques : la grande vague de renouvellements commence à ralentir, mais plusieurs familles ressentent encore la pression
Actualité hypothécaire20 May 20264 min de lecture

Hypothèques : la grande vague de renouvellements commence à ralentir, mais plusieurs familles ressentent encore la pression

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Hypothèques : la grande vague de renouvellements commence à ralentir, mais plusieurs familles ressentent encore la pression

20 May 20264 min de lecture

Après plusieurs années marquées par une énorme vague de renouvellements hypothécaires, le marché canadien semble finalement atteindre un point tournant.

Selon les plus récentes données sur le secteur hypothécaire, le volume des renouvellements devrait commencer à diminuer progressivement en 2026. Toutefois, même si moins de propriétaires devront renouveler leur hypothèque, plusieurs ménages continueront de subir les conséquences des taux d’intérêt beaucoup plus élevés qu’au moment où ils avaient signé leur prêt initial.

Pour plusieurs familles québécoises et canadiennes, le choc financier reste important.

Pourquoi autant de renouvellements ces dernières années?

Au début des années 2020, pendant la pandémie, les taux hypothécaires étaient extrêmement bas.

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Des milliers de Canadiens ont alors acheté une propriété ou refinancé leur maison avec des taux parfois inférieurs à 2 %.

La majorité de ces hypothèques avaient des termes de trois à cinq ans. Résultat : depuis 2024, un très grand nombre de propriétaires arrivent au moment du renouvellement en même temps.

Le problème, c’est que les taux actuels sont beaucoup plus élevés qu’à l’époque.

Dans plusieurs cas, les paiements mensuels augmentent maintenant de plusieurs centaines de dollars par mois au moment du renouvellement.

Des propriétaires plus stressés financièrement

Même si le système hypothécaire canadien demeure relativement stable dans l’ensemble, certains signes de pression financière commencent à apparaître.

Le nombre de propriétaires ayant plus de 90 jours de retard sur leurs paiements hypothécaires a légèrement augmenté en 2025.

Le taux national de prêts hypothécaires en souffrance est passé de 0,21 % à la fin de 2024 à 0,24 % à la fin de 2025.

Même si ce niveau demeure relativement faible historiquement, plusieurs spécialistes surveillent attentivement cette tendance, surtout dans certaines grandes villes canadiennes.

La situation semble particulièrement plus difficile en Ontario, notamment dans la région de Toronto, où les retards de paiement ont fortement augmenté au cours de la dernière année.

Le Québec semble mieux résister

Comparativement à Toronto ou Vancouver, plusieurs experts estiment que le Québec résiste un peu mieux à cette période plus difficile.

Les ménages québécois sont généralement moins endettés et les prix des propriétés ont augmenté de façon moins extrême durant la pandémie.

De plus, plusieurs propriétaires québécois avaient déjà opté pour des termes hypothécaires plus courts, ce qui a permis d’absorber une partie des renouvellements plus tôt que dans d’autres provinces.

Cela ne veut toutefois pas dire que les propriétaires québécois échappent complètement à la hausse des coûts.

Pour plusieurs familles, le renouvellement signifie quand même des paiements plus élevés, des budgets plus serrés et parfois des choix financiers difficiles.

La dette hypothécaire continue d’augmenter

Pendant ce temps, la dette hypothécaire totale des Canadiens continue de grimper.

À la fin de 2025, elle dépassait désormais les 2,4 billions de dollars, soit une hausse de près de 5 % comparativement à l’année précédente.

Cette augmentation reflète à la fois le coût élevé des propriétés et l’importance des montants empruntés par plusieurs ménages au cours des dernières années.

De plus en plus de Canadiens retournent vers les taux variables

Face à l’incertitude économique et aux questions entourant les prochaines décisions de la Banque du Canada, plusieurs emprunteurs changent aussi leur stratégie hypothécaire.

De plus en plus de propriétaires choisissent maintenant des termes plus courts ou des hypothèques à taux variable, espérant profiter d’éventuelles baisses de taux dans les prochaines années.

D’autres préfèrent toutefois la stabilité des taux fixes afin d’éviter les mauvaises surprises après les fortes hausses vécues récemment.

Dans tous les cas, plusieurs spécialistes rappellent que le renouvellement hypothécaire est devenu beaucoup plus qu’une simple formalité. Pour plusieurs ménages, il s’agit maintenant d’une décision financière majeure qui peut avoir un impact important sur leur budget pendant plusieurs années.

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