Hypothèques : les taux fixes remontent… et choisir le mauvais produit pourrait coûter cher
Actualité hypothécaire•30 September 2026•3 min de lecture

Hypothèques : les taux fixes remontent… et choisir le mauvais produit pourrait coûter cher

Actualité hypothécaire

Hypothèques : les taux fixes remontent… et choisir le mauvais produit pourrait coûter cher

30 September 2026•3 min de lecture

Le taux directeur de la Banque du Canada est toujours à 2,25 %, mais cela n’empêche pas certains taux hypothécaires fixes d’augmenter.

La raison est simple : les taux variables et les taux fixes ne réagissent pas aux mêmes forces.

Variable et fixe : deux mondes différents

Les taux variables suivent surtout le taux préférentiel des banques, lui-même fortement influencé par le taux directeur de la Banque du Canada.

Les taux fixes, eux, dépendent beaucoup plus du marché obligataire.

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Or, le rendement des obligations fédérales à cinq ans est passé d’environ 2,7 % à la fin février à 3,3 % à la fin août, avant de gagner encore environ un quart de point en septembre.

Résultat : certains taux hypothécaires fixes ont augmenté d’environ un demi-point en seulement quelques semaines.

Renouvellement à venir? Attendre peut devenir risqué

Pour les propriétaires dont le renouvellement approche, réserver un taux trois ou quatre mois à l’avance peut offrir une protection intéressante.

Si les taux montent, le taux réservé peut protéger l’emprunteur.

Et si les taux baissent avant le renouvellement, certaines offres permettent encore de profiter du meilleur taux disponible.

Dans un marché aussi instable, attendre jusqu’à la dernière minute peut donc coûter cher.

Attention aux hypothèques variables à paiement fixe

Avec un taux variable, le paiement peut soit monter et descendre avec le taux, soit rester fixe selon le produit choisi.

Mais un paiement fixe ne signifie pas que rien ne change.

Si le taux augmente, une plus grande partie du paiement sert simplement à payer les intérêts.

Le propriétaire rembourse alors moins rapidement son capital, même si son paiement mensuel semble identique.

Le plus bas taux n’est pas toujours la meilleure hypothèque

Une erreur fréquente consiste à regarder uniquement le chiffre affiché.

Mais le meilleur produit dépend aussi du budget, du niveau de risque acceptable, de la possibilité de vendre avant la fin du terme et de la vitesse à laquelle on veut réduire sa dette.

Un taux légèrement plus bas peut devenir une mauvaise affaire si les conditions du prêt ne correspondent pas à votre situation.

Quel impact sur le marché immobilier?

La remontée des taux fixes peut réduire directement la capacité d’emprunt des acheteurs.

Certains devront viser une propriété moins chère, augmenter leur mise de fonds ou reporter leur achat.

Pour les vendeurs, cela peut signifier moins d’acheteurs actifs et davantage de négociation.

Une hausse relativement petite des taux peut donc refroidir rapidement un marché immobilier déjà sensible au coût du financement.

Le message à retenir

Choisir son hypothèque ne consiste plus simplement à chercher le taux le plus bas.

Dans un contexte où les taux fixes peuvent grimper même lorsque la Banque du Canada ne bouge pas, les acheteurs et propriétaires doivent surtout choisir une structure qu’ils peuvent réellement supporter.

Fixe ou variable, paiement stable ou variable : le bon choix est celui qui protège votre budget tout en vous permettant de continuer à réduire votre dette.

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