Hypothèques : pourquoi les tensions internationales peuvent faire bouger les taux rapidement
Actualité hypothécaire21 July 20267 min de lecture

Hypothèques : pourquoi les tensions internationales peuvent faire bouger les taux rapidement

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Hypothèques : pourquoi les tensions internationales peuvent faire bouger les taux rapidement

21 July 20267 min de lecture

Les taux hypothécaires peuvent changer plus vite qu’on le pense. Un article récent portant sur le marché britannique montre que plusieurs prêteurs ont augmenté leurs taux en peu de temps à la suite d’une montée des tensions au Moyen-Orient.

Même si cette situation concerne le Royaume-Uni, le principe est très pertinent pour le Canada. Les marchés financiers sont liés entre eux, et les événements internationaux peuvent influencer les coûts d’emprunt, même pour les acheteurs et propriétaires québécois.

Pourquoi un conflit à l’étranger peut toucher les hypothèques?

Quand un conflit international menace l’approvisionnement en pétrole ou en gaz, les marchés deviennent nerveux.

Si les investisseurs craignent une hausse des prix de l’énergie, ils peuvent aussi craindre une remontée de l’inflation. Et lorsque l’inflation devient plus inquiétante, les taux d’intérêt peuvent rester plus élevés plus longtemps.

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En langage simple, si l’essence, le transport et certains produits coûtent plus cher, cela peut pousser les banques centrales à rester prudentes. Les prêteurs hypothécaires, eux, ajustent parfois leurs taux avant même que la banque centrale change officiellement son taux directeur.

Les taux fixes réagissent souvent aux marchés financiers

Beaucoup de gens pensent que les taux hypothécaires bougent seulement quand la Banque du Canada annonce une décision. Ce n’est pas tout à fait exact.

Les taux variables sont plus directement liés au taux directeur de la Banque du Canada. Les taux fixes, eux, sont plutôt influencés par les marchés obligataires, les attentes d’inflation et le coût de financement des prêteurs.

Donc, même si la Banque du Canada ne change pas son taux, les prêteurs peuvent quand même modifier leurs taux fixes si les marchés deviennent plus nerveux.

Le cas britannique sert d’avertissement

Au Royaume-Uni, plusieurs prêteurs ont augmenté leurs taux hypothécaires en réaction à l’incertitude liée au conflit en Iran. Les marchés craignaient que la situation fasse monter les prix de l’énergie et ravive l’inflation.

Ce genre de réaction n’est pas unique au Royaume-Uni. Au Canada aussi, les prêteurs surveillent les marchés financiers, les prix de l’énergie, l’inflation et les décisions des banques centrales.

Pour les emprunteurs, cela rappelle une chose importante : les taux affichés aujourd’hui ne sont jamais garantis pour toujours. Ils peuvent changer rapidement si les conditions économiques se détériorent.

Pourquoi cela compte pour les acheteurs au Québec?

Au Québec, les prix des propriétés ont mieux résisté que dans certains grands marchés canadiens. Cela signifie que plusieurs acheteurs n’ont pas vraiment profité d’une forte baisse des prix.

Dans ce contexte, les taux hypothécaires deviennent encore plus importants. Une petite variation peut changer la capacité d’achat, le paiement mensuel et le niveau de confort du budget.

À Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord, sur la Rive-Sud et dans la région de Québec, plusieurs ménages doivent déjà calculer serré. L’hypothèque n’est qu’une partie du coût total. Il faut aussi ajouter les taxes, les assurances, les frais de condo, l’entretien et les imprévus.

Pourquoi cela compte pour les propriétaires qui renouvellent?

Les propriétaires qui doivent renouveler leur hypothèque sont aussi touchés par cette volatilité.

Un renouvellement n’arrive pas toujours au bon moment. Si les marchés financiers deviennent nerveux juste avant la date de renouvellement, les offres disponibles peuvent être moins avantageuses.

C’est pourquoi il est préférable de ne pas attendre la dernière minute. Plusieurs prêteurs permettent de réserver un taux avant l’échéance du terme hypothécaire. Cela peut donner une certaine protection si les taux montent ensuite.

Attendre peut parfois coûter cher

Certains emprunteurs attendent en espérant obtenir un meilleur taux plus tard. Cette stratégie peut fonctionner si les taux baissent. Mais elle peut aussi produire l’effet contraire si les conditions changent rapidement.

Les tensions géopolitiques, les prix du pétrole, l’inflation, les données sur l’emploi et les décisions des banques centrales peuvent tous faire bouger les marchés.

Personne ne peut prédire parfaitement la direction des taux. La meilleure approche est donc de comparer les options, de connaître son budget et de garder une marge de sécurité.

Fixe ou variable : une décision qui dépend du profil

Dans un contexte incertain, certains emprunteurs préfèrent un taux fixe parce qu’ils veulent connaître leur paiement à l’avance. D’autres choisissent un taux variable parce qu’ils acceptent plus de risque en espérant profiter d’une baisse éventuelle.

Il n’y a pas une seule bonne réponse pour tout le monde.

Le bon choix dépend de plusieurs facteurs :

  • la stabilité du revenu;
  • la tolérance au risque;
  • la marge disponible dans le budget;
  • la durée prévue dans la propriété;
  • la possibilité de vendre ou refinancer avant la fin du terme;
  • les pénalités possibles en cas de sortie anticipée.

Les termes plus longs peuvent offrir de la stabilité

Certains emprunteurs aiment l’idée de fixer leur taux pour une plus longue période afin d’avoir un paiement stable plus longtemps.

Cette stratégie peut être rassurante, surtout pour les ménages qui veulent éviter les surprises au renouvellement.

Par contre, un terme plus long peut aussi être moins flexible. Si les taux baissent plus tard ou si le propriétaire veut vendre avant la fin du terme, les frais de sortie peuvent être élevés.

Avant de choisir un terme hypothécaire plus long, il faut donc bien comprendre les conditions, les pénalités et les limites de flexibilité.

Le bon réflexe : se préparer avant que les taux bougent

Pour les acheteurs et les propriétaires, le meilleur réflexe est de se préparer avant que la situation devienne urgente.

Avant un achat ou un renouvellement, il est utile de :

  • vérifier sa capacité d’emprunt;
  • comparer plusieurs offres;
  • demander combien de temps un taux peut être réservé;
  • calculer le paiement avec une marge de sécurité;
  • éviter de prendre de nouvelles dettes avant l’approbation;
  • bien comprendre les pénalités et les conditions du prêt;
  • ne pas baser toute sa décision sur l’espoir d’une baisse future.

Ce que cela signifie pour le marché immobilier québécois

Le marché immobilier québécois demeure sensible aux taux. Si les taux montent ou restent élevés, certains acheteurs peuvent reporter leur projet. Si les taux deviennent plus stables, la confiance peut revenir graduellement.

Mais comme l’offre reste limitée dans plusieurs secteurs du Québec, une baisse importante des prix n’est pas garantie. Les acheteurs doivent donc analyser leur situation personnelle plutôt que seulement essayer de deviner le marché.

Pour les vendeurs, cette incertitude signifie que les acheteurs peuvent être plus prudents. Une propriété bien positionnée et bien évaluée aura plus de chances d’attirer de l’intérêt qu’une propriété affichée trop haut.

Ce qu’il faut retenir

La situation observée au Royaume-Uni montre que les taux hypothécaires peuvent réagir rapidement aux tensions internationales, surtout lorsque les marchés craignent une hausse de l’inflation liée à l’énergie.

Au Canada, le mécanisme est semblable. Les taux fixes peuvent bouger en fonction des marchés financiers, même si la Banque du Canada ne change pas immédiatement son taux directeur.

Pour les ménages québécois, le message est simple : il ne faut pas attendre la dernière minute pour magasiner son hypothèque ou préparer son renouvellement. Dans un contexte incertain, la préparation, la comparaison et la marge de sécurité sont plus importantes que la tentative de prédire parfaitement le prochain mouvement des taux.

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