Inondations au Canada : sans la bonne assurance, votre sous-sol pourrait coûter très cher
Actualité immobilière21 July 20268 min de lecture

Inondations au Canada : sans la bonne assurance, votre sous-sol pourrait coûter très cher

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Inondations au Canada : sans la bonne assurance, votre sous-sol pourrait coûter très cher

21 July 20268 min de lecture

Les épisodes de pluie intense et d’inondations se multiplient au Canada. Récemment, des résidents de l’ouest de l’île de Montréal se sont réveillés avec des sous-sols inondés. À l’autre bout du pays, en Alberta, des alertes d’urgence ont aussi été envoyées alors que les réseaux d’égout pluvial étaient sous forte pression.

Ces événements rappellent une réalité importante : plusieurs propriétaires croient être protégés contre les dégâts d’eau, mais découvrent trop tard que leur assurance habitation ne couvre pas tout.

Selon les informations rapportées par le Bureau d’assurance du Canada, le pays n’a toujours pas de véritable programme national d’assurance contre les inondations pour les propriétés les plus à risque.

Une assurance habitation standard ne couvre pas tout

Beaucoup de propriétaires pensent qu’une police d’assurance habitation protège automatiquement contre les inondations. Ce n’est généralement pas le cas.

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Une assurance habitation de base peut couvrir certains dégâts d’eau, comme un tuyau qui éclate à l’intérieur de la maison. Mais l’eau qui entre par les fondations après une forte pluie, une crue ou une accumulation d’eau à l’extérieur est habituellement traitée différemment.

Pour être protégé contre ce type de risque, il faut souvent ajouter une protection spécifique, comme une couverture contre les eaux de surface ou le refoulement d’égout.

En termes simples, la façon dont l’eau entre dans la maison peut changer complètement la réponse de l’assureur.

Deux protections à vérifier dans votre contrat

Les propriétaires devraient porter une attention particulière à deux protections :

  • La protection contre les eaux de surface : elle peut couvrir les dommages causés par l’eau provenant de fortes pluies, de la fonte des neiges ou d’un débordement d’eau douce qui entre dans la propriété.
  • La protection contre le refoulement d’égout : elle peut couvrir les dommages causés lorsque l’eau ou les eaux usées remontent par les drains, les toilettes, les éviers ou le système d’égout.

Ces protections ne sont pas toujours incluses automatiquement. Il faut les vérifier dans le contrat ou poser directement la question à son assureur ou à son courtier.

Pourquoi le Québec est particulièrement concerné

Au Québec, les risques d’inondation ne se limitent pas aux maisons situées près d’une rivière.

Dans la grande région de Montréal, à Laval, sur la Rive-Nord, sur la Rive-Sud, en Montérégie, en Outaouais et dans plusieurs autres régions, de fortes pluies peuvent rapidement surcharger les réseaux de drainage.

Un sous-sol peut être touché même si la propriété n’est pas située directement en zone inondable. L’eau peut entrer par une fissure, une fenêtre de sous-sol, un drain, une porte de garage ou un système d’égout surchargé.

Avec les changements climatiques et les épisodes de pluie plus intenses, cette question devient de plus en plus importante pour les propriétaires québécois.

Le problème des maisons à haut risque

Le Canada compte environ 1,5 million de ménages considérés comme étant exposés à un risque élevé d’inondation.

Pour certains de ces propriétaires, obtenir une assurance complète contre les inondations peut être très difficile. Dans certains cas, la protection coûte très cher. Dans d’autres, elle peut ne pas être offerte du tout.

C’est là que l’absence d’un programme national devient problématique. Si un propriétaire ne peut pas obtenir de couverture et subit une inondation, il peut devoir payer les réparations lui-même ou attendre une aide gouvernementale après le sinistre.

Mais cette aide ne remplace pas toujours une vraie assurance. Elle peut être limitée, plus lente et insuffisante pour couvrir toutes les pertes.

Les assureurs deviennent plus prudents

Selon le Bureau d’assurance du Canada, certains assureurs réduisent leur exposition dans les régions plus à risque.

La raison est simple : les dommages causés par les événements météo coûtent de plus en plus cher. Les pertes assurées ont atteint des niveaux très élevés au Canada dans les dernières années.

Quand les sinistres se multiplient, les assureurs réagissent souvent en augmentant les primes, en limitant certaines protections ou en refusant de couvrir les propriétés les plus vulnérables.

Pour les propriétaires, cela peut signifier moins de choix et des coûts plus élevés.

Le programme national se fait toujours attendre

Depuis plusieurs années, le gouvernement fédéral parle d’un programme national d’assurance contre les inondations pour aider les propriétaires à haut risque.

L’objectif serait de créer une forme de soutien public pour permettre au marché privé d’offrir une couverture plus abordable aux propriétés les plus difficiles à assurer.

Ce programme ne devait pas remplacer complètement l’assurance privée. Il devait plutôt aider à combler un trou dans le système, surtout pour les maisons où le risque est trop élevé pour être couvert à un prix raisonnable.

Mais selon les informations rapportées par le Bureau d’assurance du Canada, aucun calendrier clair n’était encore confirmé à la mi-juin.

Un sous-sol inondé peut coûter très cher

Un dégât d’eau dans un sous-sol peut entraîner des coûts importants. Il ne s’agit pas seulement de sécher le plancher.

Il peut falloir enlever des murs, remplacer l’isolation, jeter des meubles, nettoyer les lieux, traiter l’humidité, réparer les planchers et vérifier les systèmes électriques ou mécaniques.

Un sinistre peut aussi causer beaucoup de stress. Perdre des souvenirs, devoir quitter temporairement la maison ou gérer des travaux pendant plusieurs semaines peut être très lourd pour une famille.

C’est pourquoi la prévention et la vérification de l’assurance sont essentielles.

Les gestes à poser avant la prochaine grosse pluie

Un propriétaire ne devrait pas attendre une inondation pour découvrir ce qui est couvert.

Voici quelques réflexes simples :

  • vérifier si la protection contre les eaux de surface est incluse;
  • vérifier si la protection contre le refoulement d’égout est incluse;
  • demander les limites de couverture;
  • demander les exclusions importantes;
  • vérifier le montant de la franchise;
  • demander si une pompe de puisard ou un clapet antiretour peut réduire la prime;
  • conserver une confirmation écrite si une protection est refusée;
  • prendre des photos et garder un inventaire des biens importants.

Prévenir peut réduire les risques

Une bonne assurance est importante, mais elle ne remplace pas la prévention.

Certains travaux peuvent réduire le risque de dégâts d’eau :

  • installer un clapet antiretour;
  • installer ou entretenir une pompe de puisard;
  • éloigner l’eau des fondations;
  • nettoyer les gouttières;
  • corriger la pente du terrain près de la maison;
  • réparer les fissures visibles dans les fondations;
  • éviter d’entreposer des objets de valeur directement au sol dans le sous-sol.

Ces mesures ne garantissent pas qu’il n’y aura jamais de problème, mais elles peuvent réduire les risques et limiter les dommages.

Ce que cela signifie pour les acheteurs

Pour les acheteurs, le risque d’inondation devrait faire partie de l’analyse avant l’achat d’une propriété.

Il est important de poser des questions sur les dégâts d’eau passés, la présence d’un clapet antiretour, la pompe de puisard, l’état des fondations, le drainage et la localisation de la propriété.

Il est aussi prudent de contacter son assureur avant de finaliser l’achat pour savoir si la propriété peut être assurée correctement et à quel coût.

Une maison peut sembler abordable à l’achat, mais devenir beaucoup plus coûteuse si l’assurance est limitée ou très chère.

Ce que cela signifie pour les propriétaires actuels

Pour les propriétaires, le message est clair : il faut relire son contrat d’assurance et poser les bonnes questions.

Il ne faut pas présumer que tous les dégâts d’eau sont couverts. Il vaut mieux vérifier avant un sinistre qu’après.

Si une protection est disponible à un coût raisonnable, elle peut représenter une dépense beaucoup plus petite que les coûts d’un sous-sol inondé non assuré.

Ce qu’il faut retenir

Le Canada n’a toujours pas de programme national pleinement en place pour assurer les propriétés les plus à risque contre les inondations.

Selon le Bureau d’assurance du Canada, cette absence laisse certains propriétaires dans une situation difficile, surtout lorsque les assureurs privés limitent ou refusent certaines protections.

Au Québec, les épisodes de fortes pluies et les inondations récentes rappellent que le risque est bien réel. Une assurance habitation standard ne suffit pas toujours.

Avant la prochaine tempête, les propriétaires devraient vérifier leurs protections, poser des questions à leur assureur et prendre des mesures simples pour réduire les risques. Un sous-sol peut coûter très cher à réparer, surtout lorsque la couverture n’est pas là.

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