Inflation : le retour à 2 % s’éloigne… et les taux hypothécaires pourraient rester sous pression
Actualité hypothécaire•28 September 2026•4 min de lecture

Inflation : le retour à 2 % s’éloigne… et les taux hypothécaires pourraient rester sous pression

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Inflation : le retour à 2 % s’éloigne… et les taux hypothécaires pourraient rester sous pression

28 September 2026•4 min de lecture

Mauvaise nouvelle pour les Canadiens qui espéraient un soulagement rapide sur les taux : les économistes viennent de revoir fortement à la hausse leurs prévisions d’inflation.

Selon un nouveau sondage de Bloomberg, l’inflation canadienne pourrait maintenant rester autour de 3 % en moyenne pendant les six prochains mois. C’est 0,6 point de plus que ce qui était prévu il y a seulement un mois. Le retour à la cible de 2 % de la Banque du Canada ne serait désormais attendu qu’au troisième trimestre de 2027.

Le pétrole change complètement le scénario

La principale inquiétude vient de la remontée des prix du pétrole liée au conflit au Moyen-Orient.

Une essence plus chère ne touche pas seulement les automobilistes. Elle augmente aussi les coûts de transport et de production des entreprises. Si ces coûts commencent à se retrouver dans le prix des aliments, des marchandises et des services, l’inflation pourrait devenir beaucoup plus difficile à faire redescendre.

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Hausse de taux en octobre? Les marchés et les économistes ne sont pas d’accord

La situation devient particulièrement intéressante du côté de la Banque du Canada.

Les économistes interrogés ne prévoient généralement pas de hausse du taux directeur, actuellement à 2,25 %, avant juin prochain.

Les marchés financiers sont beaucoup plus nerveux : ils évaluent à environ une chance sur deux la possibilité d’une hausse dès octobre.

Une chose est donc certaine : le scénario de baisses rapides des taux semble beaucoup moins évident qu’il y a quelques mois.

Pourquoi c’est important pour votre hypothèque

Pour les propriétaires à taux variable, une inflation persistante réduit les chances d’obtenir rapidement des paiements moins élevés. Si la Banque du Canada devait finalement augmenter son taux, ces emprunteurs seraient parmi les premiers touchés.

Les détenteurs de taux fixes ne sont pas complètement protégés non plus. Une inflation plus élevée peut maintenir les rendements obligataires à des niveaux élevés, ce qui exerce à son tour une pression sur les taux hypothécaires fixes.

Résultat : même sans hausse immédiate de la Banque du Canada, renouveler ou contracter une nouvelle hypothèque pourrait rester coûteux.

Et le marché immobilier?

Des coûts d’emprunt élevés réduisent le montant que les acheteurs peuvent financer.

Certains ménages doivent alors revoir leur budget à la baisse. D’autres préfèrent simplement attendre.

Pour le marché immobilier, cela peut signifier moins de ventes, davantage de négociation et plus de pression sur les vendeurs dans les secteurs où l’inventaire augmente.

Au Québec, où Montréal, Laval et Québec ont jusqu’ici mieux résisté que plusieurs marchés de l’Ontario et de la Colombie-Britannique, des coûts de financement durablement élevés pourraient néanmoins commencer à refroidir la demande.

Le problème : l’économie ralentit en même temps

Voilà ce qui rend la situation particulièrement délicate.

Les économistes ont aussi réduit leurs prévisions de croissance à 1,5 % annualisé pour le quatrième trimestre de 2026 et le premier trimestre de 2027. Ils évaluent maintenant à 30 % le risque d’une récession.

Le Canada pourrait donc se retrouver dans une situation inconfortable : une économie qui ralentit, mais une inflation encore trop élevée pour permettre un véritable soulagement sur les taux.

Le scénario que les propriétaires redoutent

Normalement, une économie faible finit par pousser les taux vers le bas.

Mais si le pétrole maintient l’inflation près de 3 %, la Banque du Canada pourrait devoir patienter beaucoup plus longtemps avant de pouvoir offrir un réel soulagement aux emprunteurs.

Pour les propriétaires qui doivent renouveler leur hypothèque et les acheteurs qui attendent de meilleurs taux, le message est clair : le retour à un financement nettement moins coûteux pourrait prendre beaucoup plus de temps que prévu.

La prochaine donnée importante sur l’inflation canadienne sera publiée le 19 octobre. Elle pourrait donner une bien meilleure indication de la direction que prendra la Banque du Canada.

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