Taux d’intérêt : Manuvie prévoit maintenant deux hausses consécutives de la Banque du Canada
Actualité hypothécaire•28 September 2026•3 min de lecture

Taux d’intérêt : Manuvie prévoit maintenant deux hausses consécutives de la Banque du Canada

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Taux d’intérêt : Manuvie prévoit maintenant deux hausses consécutives de la Banque du Canada

28 September 2026•3 min de lecture

Le scénario vient de changer brutalement. Alors qu’elle prévoyait encore récemment que la Banque du Canada garderait son taux directeur inchangé jusqu’au milieu de 2027, Manuvie s’attend maintenant à deux hausses consécutives lors des deux prochaines décisions.

La raison : l’inflation montre de nouveaux signes de résistance et le conflit prolongé au Moyen-Orient augmente le risque que la hausse des prix de l’énergie commence à contaminer le reste de l’économie.

L’inflation recommence à inquiéter

Selon l’analyse de Manuvie, certaines mesures de l’inflation fondamentale ont progressé à un rythme annualisé proche de 3 % pendant deux mois consécutifs.

Le problème n’est plus seulement le prix de l’essence.

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Si les coûts élevés de l’énergie commencent à se retrouver dans les aliments, le transport, les matériaux et les autres biens, la Banque du Canada pourrait décider qu’un taux directeur de 2,25 % n’est plus suffisamment restrictif.

Un changement spectaculaire de prévision

Jusqu’ici, Manuvie prévoyait que les premières hausses commenceraient seulement vers le milieu de 2027.

Elle s’attend désormais à une intervention beaucoup plus rapide.

Le taux directeur est pourtant resté à 2,25 % depuis octobre 2025.

Attention toutefois : il s’agit d’une prévision économique, pas d’une décision annoncée par la Banque du Canada.

Quel impact sur votre hypothèque?

Si ce scénario se réalise, les détenteurs d’hypothèques à taux variable seraient les plus directement touchés.

Une hausse du taux directeur entraîne généralement une hausse du taux préférentiel des banques, ce qui peut augmenter le coût des prêts variables et des marges de crédit.

Pour les propriétaires qui doivent renouveler bientôt, le signal est également important : attendre en espérant automatiquement de meilleurs taux pourrait devenir une stratégie beaucoup plus risquée.

Et les taux fixes?

Les taux fixes ne suivent pas directement le taux directeur, mais ils réagissent fortement aux marchés obligataires et aux attentes d’inflation.

Si les investisseurs commencent eux aussi à croire que les taux devront rester plus élevés, les taux fixes pourraient demeurer sous pression.

Autrement dit, les emprunteurs pourraient être pris entre des variables qui montent et des fixes qui refusent de redescendre.

Un nouveau frein pour le marché immobilier

Pour l’immobilier, deux hausses consécutives pourraient refroidir rapidement une demande déjà fragile.

Des paiements hypothécaires plus élevés réduisent la capacité d’emprunt des acheteurs. Certains doivent alors viser une propriété moins chère, augmenter leur mise de fonds ou reporter complètement leur projet.

Moins d’acheteurs actifs peut signifier moins de ventes, davantage de négociation et plus de pression sur les vendeurs.

Au Québec, où les prix ont mieux résisté que dans plusieurs marchés ontariens et britanno-colombiens, une remontée des coûts de financement pourrait néanmoins ralentir la demande à Montréal, Laval et ailleurs.

La Banque du Canada devra choisir entre inflation et croissance

La décision sera loin d’être simple.

L’économie canadienne subit toujours les conséquences des tensions commerciales avec les États-Unis, mais Manuvie estime que celles-ci ne suffiront probablement pas à neutraliser le risque inflationniste à court terme.

Pour les propriétaires et les acheteurs, le message est donc sérieux : le débat n’est plus seulement de savoir quand les taux vont baisser. Le risque d’une nouvelle série de hausses est maintenant officiellement revenu sur la table.

Si Manuvie a raison, les deux prochaines décisions de la Banque du Canada pourraient changer rapidement le paysage hypothécaire et refroidir encore davantage le marché immobilier à l’approche de 2027.

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