Le Canada ajoute des emplois, mais la croissance du marché du travail reste très faible
Finances13 July 20266 min de lecture

Le Canada ajoute des emplois, mais la croissance du marché du travail reste très faible

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Le Canada ajoute des emplois, mais la croissance du marché du travail reste très faible

13 July 20266 min de lecture

À première vue, les plus récentes données sur l’emploi au Canada semblent positives. Le pays a ajouté environ 18 000 emplois en juin, et le taux de chômage a légèrement reculé à 6,5 %, son plus bas niveau depuis quelques mois.

Mais lorsqu’on regarde les chiffres avec un peu plus de recul, le portrait devient moins encourageant. Selon les données de Statistique Canada, la croissance annuelle de l’emploi demeure très faible. En dehors des périodes de récession ou de crise économique, le Canada a rarement vu un rythme aussi lent.

Un bon chiffre en surface

En juin, l’emploi a augmenté de 0,1 %, ce qui représente environ 18 000 postes de plus au pays. Le nombre total de personnes en emploi a atteint environ 21,14 millions.

Le taux de chômage a aussi diminué légèrement, passant à 6,5 %. Pour plusieurs ménages, une baisse du chômage est généralement une bonne nouvelle, car elle indique que moins de personnes cherchent un emploi sans en trouver.

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Mais cette amélioration reste modeste. Statistique Canada a d’ailleurs décrit la variation de l’emploi comme étant relativement faible.

Des emplois temporaires peuvent gonfler le résultat

Une partie de la croissance de l’emploi pourrait aussi venir d’emplois temporaires. Certains grands événements et certaines activités ponctuelles, comme les préparatifs liés à la FIFA ou le recensement de 2026, peuvent créer des postes pour une période limitée.

Ces emplois sont utiles, mais ils ne changent pas nécessairement la tendance de fond. Une fois l’événement terminé ou le travail temporaire complété, ces postes peuvent disparaître.

C’est pourquoi il faut faire attention avant de conclure que le marché du travail est redevenu solide. Un mois positif ne suffit pas toujours à confirmer une vraie reprise.

La croissance annuelle est très faible

Le chiffre le plus préoccupant se trouve dans la comparaison avec l’an dernier. Sur 12 mois, l’emploi non ajusté n’a augmenté que de 0,4 %, soit environ 90 000 emplois de plus.

C’est beaucoup moins que l’année précédente. Cela signifie que le marché du travail crée encore des emplois, mais à un rythme très lent.

En temps normal, une économie en bonne santé crée suffisamment d’emplois pour suivre la croissance de la population et soutenir la consommation. Lorsque la création d’emplois ralentit trop, les ménages deviennent plus prudents.

Pourquoi c’est important pour les familles?

Le marché du travail influence directement le budget des ménages. Quand les emplois sont nombreux et stables, les gens se sentent généralement plus à l’aise de dépenser, d’acheter une propriété, de rénover ou de planifier de grands projets.

Quand l’emploi ralentit, la confiance diminue. Même les personnes qui ont encore un emploi peuvent devenir plus prudentes si elles craignent un ralentissement économique.

Pour plusieurs familles, cette prudence peut vouloir dire reporter l’achat d’une maison, attendre avant de changer de voiture, réduire les sorties ou mettre certains projets sur pause.

Un marché du travail plus fragile au Québec aussi

Au Québec, le marché de l’emploi reste un facteur important pour l’immobilier. À Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord, sur la Rive-Sud et dans la région de Québec, les prix des propriétés demeurent élevés dans plusieurs secteurs.

Pour acheter une maison ou un condo, les ménages doivent souvent compter sur deux revenus stables. Si l’un des deux emplois devient incertain, le projet d’achat peut rapidement être retardé.

Les premiers acheteurs sont particulièrement sensibles à cette réalité. Ils doivent déjà composer avec les taux hypothécaires, la mise de fonds, les taxes, les frais de condo, l’assurance habitation et le coût de la vie.

Moins d’emplois solides peut ralentir l’immobilier

Un marché du travail plus faible peut avoir un effet direct sur le marché immobilier.

Si les acheteurs sont moins confiants, ils visitent moins, font moins d’offres ou négocient davantage. Les vendeurs peuvent alors devoir être plus réalistes sur les prix demandés.

Cela ne veut pas dire que les prix vont automatiquement baisser partout. Au Québec, l’offre demeure limitée dans plusieurs secteurs, ce qui soutient encore les prix. Mais un ralentissement de l’emploi peut réduire l’urgence d’acheter.

Un signal à surveiller, pas une panique

Il ne faut pas conclure trop vite que l’économie est en crise. Le Canada continue d’ajouter des emplois et le taux de chômage a légèrement diminué.

Mais le rythme de création d’emplois est faible. C’est ce point qui mérite attention. Une économie peut sembler stable en surface, tout en montrant des signes de fatigue lorsqu’on regarde les tendances sur plusieurs mois.

Pour les ménages, le message est simple : il faut rester prudent, surtout avant de prendre un engagement financier important.

Ce que les acheteurs devraient retenir

Avant d’acheter une propriété, il est important de ne pas seulement regarder le taux hypothécaire ou le prix de la maison. La stabilité de l’emploi est tout aussi importante.

Un acheteur devrait se poser quelques questions simples :

  • Mes revenus sont-ils stables?
  • Est-ce que mon budget peut absorber une perte temporaire de revenu?
  • Ai-je une marge de sécurité après le paiement hypothécaire?
  • Est-ce que je peux payer les taxes, assurances et frais d’entretien sans stress?
  • Est-ce que je garde assez d’argent pour les imprévus?

Une approbation hypothécaire ne veut pas toujours dire qu’un achat est confortable. Il faut aussi penser à la sécurité financière du ménage.

Ce que les vendeurs devraient comprendre

Pour les vendeurs, un marché du travail plus incertain peut rendre les acheteurs plus prudents. Une propriété bien située et bien présentée peut encore attirer de l’intérêt, mais les acheteurs calculent davantage.

Dans un contexte où la confiance est fragile, le bon prix devient encore plus important. Une propriété trop chère peut rester plus longtemps sur le marché, surtout si les acheteurs ont plus de choix.

Ce qu’il faut retenir

Le Canada a ajouté environ 18 000 emplois en juin et le taux de chômage a reculé à 6,5 %. À première vue, c’est une bonne nouvelle.

Mais la croissance annuelle de l’emploi reste très faible. Selon les données de Statistique Canada, le marché du travail avance à un rythme rarement observé en dehors des périodes économiques difficiles.

Pour le Québec, cela signifie que les ménages doivent rester prudents. Le marché immobilier peut encore être actif, mais l’emploi, les revenus et la marge de sécurité financière demeurent essentiels avant d’acheter, de vendre ou de renouveler une hypothèque.

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