L’économie canadienne rebondit plus fortement que prévu au deuxième trimestre
Finances31 July 20267 min de lecture

L’économie canadienne rebondit plus fortement que prévu au deuxième trimestre

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L’économie canadienne rebondit plus fortement que prévu au deuxième trimestre

31 July 20267 min de lecture

L’économie canadienne semble avoir repris de la vigueur au deuxième trimestre de 2026. Selon les plus récentes données de Statistique Canada, la croissance aurait été plus forte que prévu entre avril et juin.

D’après une estimation préliminaire, le produit intérieur brut réel aurait progressé à un rythme annualisé de 3,4 % au deuxième trimestre.

En termes simples, l’économie canadienne a produit plus de biens et de services qu’au trimestre précédent, et ce rebond semble plus solide que ce que plusieurs observateurs anticipaient.

Une croissance plus forte que prévu

La Banque du Canada prévoyait une croissance annualisée de 2,5 % pour le deuxième trimestre dans son dernier Rapport sur la politique monétaire.

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Les données de Statistique Canada pointent plutôt vers une croissance de 3,4 %, ce qui représente un résultat plus élevé que prévu.

Ce rebond est important, car l’économie canadienne avait connu un début d’année difficile. Le premier trimestre avait affiché une légère contraction, après un autre recul au trimestre précédent.

Le résultat du deuxième trimestre réduit donc les inquiétudes liées à une récession technique prolongée.

Mai et juin ont soutenu la reprise

La croissance du deuxième trimestre a été appuyée par une hausse de 0,3 % de l’économie en mai.

Statistique Canada estime aussi que le mois de juin aurait connu une croissance de 0,2 %.

Ces deux mois positifs montrent que l’économie a repris un certain rythme après une période plus faible.

Il ne s’agit pas nécessairement d’un boom économique, mais plutôt d’un signe que l’économie canadienne se stabilise.

Le secteur pétrolier et gazier a joué un rôle important

Une partie importante de la croissance vient du secteur des ressources naturelles, notamment l’extraction minière, l’exploitation en carrière et l’extraction de pétrole et de gaz.

Ce secteur a progressé de 1 % en mai, soit la plus forte croissance parmi les secteurs suivis.

Statistique Canada indique aussi que la production de pétrole brut a atteint en mai son niveau le plus élevé pour ce mois depuis le début de la série de données en 2016.

Cette hausse survient dans un contexte de forte demande mondiale et d’incertitude autour de l’approvisionnement en énergie, notamment en raison des tensions au Moyen-Orient.

Les secteurs producteurs de biens ont bien fait

Les industries productrices de biens ont progressé de 0,6 % en mai.

Cette catégorie inclut notamment les ressources naturelles, la fabrication, la construction et d’autres secteurs qui produisent des biens matériels.

Quand ces secteurs avancent, cela peut soutenir l’emploi, les exportations et l’activité économique dans plusieurs régions du pays.

Les services ont aussi contribué

Les industries productrices de services ont augmenté de 0,2 % en mai.

Cette croissance a été soutenue notamment par les services immobiliers, la location et la location à bail.

Ce détail est intéressant pour le marché immobilier, car il montre que l’activité liée à l’immobilier continue de jouer un rôle dans l’économie, même dans un contexte où les ventes de propriétés demeurent plus prudentes qu’avant.

Treize secteurs sur vingt ont progressé

Dans l’ensemble, 13 des 20 grands secteurs d’activité suivis par Statistique Canada ont enregistré une croissance en mai.

C’est un signe encourageant, car la reprise ne repose pas seulement sur un seul secteur. Même si l’énergie a joué un rôle important, plusieurs autres parties de l’économie ont aussi contribué.

Une croissance plus large est généralement plus rassurante qu’une croissance concentrée dans un seul domaine.

Une bonne nouvelle, mais des risques demeurent

Ce rebond ne veut pas dire que tous les problèmes économiques sont réglés.

L’économie canadienne reste exposée à plusieurs risques, notamment les tensions commerciales avec les États-Unis, les prix de l’énergie, l’inflation, les taux d’intérêt et la confiance des consommateurs.

Les nouvelles menaces de tarifs américains sur certains produits canadiens ajoutent aussi de l’incertitude. Si ces tarifs sont appliqués, certaines entreprises pourraient vendre moins, investir moins ou retarder leurs embauches.

Quel impact pour les taux d’intérêt?

Une économie plus forte peut influencer les décisions de la Banque du Canada.

Si la croissance reprend et que l’inflation reste à surveiller, la banque centrale pourrait être moins pressée de réduire les taux d’intérêt.

Pour les ménages, cela signifie que les taux hypothécaires pourraient rester relativement stables à court terme, plutôt que de baisser rapidement.

La Banque du Canada devra toutefois trouver un équilibre. Elle doit soutenir l’économie sans raviver l’inflation.

Pourquoi cela compte pour le Québec?

Au Québec, la santé de l’économie influence directement les décisions des ménages.

Quand les gens sentent que l’économie se stabilise, ils peuvent être plus à l’aise de penser à acheter une propriété, vendre, rénover ou déménager.

Mais les acheteurs québécois restent confrontés à plusieurs défis : les prix des propriétés demeurent élevés, les paiements hypothécaires sont importants et le coût de la vie limite la marge de manœuvre.

À Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord, sur la Rive-Sud et dans la région de Québec, les décisions immobilières restent donc très liées au budget réel des ménages.

Un effet possible sur la confiance des acheteurs

Un meilleur portrait économique peut soutenir la confiance des acheteurs.

Un ménage qui se sent plus stable financièrement peut être plus ouvert à visiter des propriétés ou à faire une offre. À l’inverse, si l’emploi devient incertain ou si les taux restent élevés, plusieurs acheteurs peuvent continuer d’attendre.

La reprise économique peut donc aider le marché immobilier, mais elle ne suffit pas à elle seule à régler le problème de l’abordabilité.

Ce que les acheteurs devraient retenir

Pour les acheteurs, cette nouvelle économique est encourageante, mais elle ne doit pas pousser à acheter trop vite.

Avant de prendre une décision, il faut encore calculer le coût total d’une propriété :

  • le paiement hypothécaire;
  • les taxes municipales;
  • les taxes scolaires;
  • l’assurance habitation;
  • les frais de condo, s’il y a lieu;
  • le chauffage et l’électricité;
  • l’entretien régulier;
  • les réparations possibles;
  • une marge pour les imprévus.

Une économie plus forte peut rassurer, mais le budget personnel reste le facteur le plus important.

Ce que les vendeurs devraient retenir

Pour les vendeurs, une économie qui rebondit peut soutenir la demande. Des acheteurs plus confiants peuvent revenir graduellement sur le marché.

Mais cela ne veut pas dire que les conditions de surchauffe sont de retour. Les acheteurs comparent davantage, calculent plus précisément et évitent souvent de payer trop cher.

Une propriété bien située, bien entretenue et bien évaluée peut encore attirer de l’intérêt. Une propriété affichée trop haut peut rester plus longtemps sur le marché.

Ce qu’il faut retenir

Selon Statistique Canada, l’économie canadienne pourrait avoir progressé à un rythme annualisé de 3,4 % au deuxième trimestre de 2026, un résultat plus fort que prévu.

La croissance a été soutenue par le secteur pétrolier et gazier, mais aussi par plusieurs autres secteurs de l’économie. En mai, 13 des 20 secteurs suivis ont enregistré une progression.

Ce rebond réduit les craintes d’une récession prolongée, mais l’incertitude demeure. Les tensions commerciales, les prix de l’énergie, l’inflation et les taux d’intérêt continueront d’influencer l’économie et le marché immobilier.

Pour le Québec, le message est nuancé : une économie plus stable peut soutenir la confiance, mais les décisions immobilières doivent encore être prises avec prudence, en fonction du budget réel et de la marge de sécurité de chaque ménage.

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