Les loyers des 3 1/2 reculent à Montréal : un peu de répit pour les locataires
Actualité immobilière30 July 20266 min de lecture

Les loyers des 3 1/2 reculent à Montréal : un peu de répit pour les locataires

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Les loyers des 3 1/2 reculent à Montréal : un peu de répit pour les locataires

30 July 20266 min de lecture

Les loyers demandés pour les logements d’une chambre à Montréal continuent de reculer. Selon les données de liv.rent, le loyer moyen demandé pour un logement non meublé d’une chambre, souvent appelé un 3 1/2 au Québec, s’est établi à 1 586 $ par mois en juillet.

C’est 13 $ de moins qu’en juin et 105 $ de moins qu’à la même période l’an dernier. Sur un an, cela représente une baisse de 6,2 %.

Pour les locataires, cette baisse est une bonne nouvelle. Mais il faut garder une nuance importante : un loyer moyen de 1 586 $ par mois demeure encore élevé pour plusieurs ménages, étudiants, jeunes travailleurs et personnes seules.

Les loyers sont plus bas que l’an dernier depuis plusieurs mois

Le graphique montre clairement que les loyers demandés cette année sont inférieurs à ceux de l’année précédente pour chaque mois observé.

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En février, le loyer moyen demandé pour un 3 1/2 non meublé était de 1 615 $, comparativement à 1 746 $ l’année précédente.

En mars, il est descendu à 1 588 $, alors qu’il était de 1 769 $ un an plus tôt.

En avril, le loyer moyen était de 1 626 $, comparativement à 1 726 $ l’année précédente.

En mai, il s’est établi à 1 636 $, contre 1 710 $ un an plus tôt.

En juin, il était de 1 599 $, comparativement à 1 688 $ l’année précédente.

Finalement, en juillet, il est descendu à 1 586 $, alors qu’il était de 1 691 $ à la même période l’an dernier.

Un marché locatif moins serré, mais pas encore abordable

Cette tendance montre que le marché locatif montréalais se calme dans certains segments. Les propriétaires ne peuvent plus toujours demander les hausses importantes observées pendant les années de forte pression.

Il y a possiblement plus de choix pour certains locataires, surtout dans les logements d’une chambre, les condos locatifs ou les logements plus chers.

Mais cela ne veut pas dire que le marché est devenu facile. Pour une personne seule, un loyer de 1 586 $ peut encore représenter une grande partie du revenu mensuel.

Sept quartiers sur dix affichent une baisse annuelle

Selon liv.rent, sept des dix quartiers montréalais suivis dans le rapport ont enregistré une baisse annuelle du loyer demandé pour les logements non meublés d’une chambre.

Le recul le plus important a été observé à Villeray–Parc-Extension. Dans ce secteur, le loyer moyen est passé de 1 541 $ à 1 314 $ en un an, soit une baisse de 14,7 %.

Westmount a aussi connu une baisse marquée, avec un recul de 13 %, pour atteindre 1 634 $.

Ces baisses montrent que même des secteurs recherchés peuvent devoir s’ajuster lorsque les locataires deviennent plus prudents ou que l’offre augmente.

Le centre-ville reste le secteur le plus cher

Malgré une baisse de 6,8 % sur un an, le centre-ville demeure le secteur le plus cher parmi les quartiers suivis.

En juillet, le loyer moyen demandé pour un logement non meublé d’une chambre y était de 1 782 $.

Depuis janvier, le centre-ville a aussi reculé de 4,2 %. Cela peut refléter une concurrence plus forte entre les logements offerts, notamment dans les secteurs où il y a plus de condos ou de logements récents disponibles.

Verdun se rapproche du centre-ville

Un autre changement intéressant concerne l’écart entre le centre-ville et Verdun.

En janvier, la différence entre les deux secteurs était de 188 $. En juillet, cet écart n’était plus que de 60 $.

Le loyer moyen demandé à Verdun a atteint 1 722 $ en juillet. Cela montre que certains quartiers auparavant plus abordables se rapprochent maintenant des prix des secteurs centraux.

Pour les locataires, cela signifie qu’il faut comparer attentivement. Un quartier un peu plus éloigné n’est pas toujours beaucoup moins cher qu’un quartier central.

Certains secteurs continuent quand même d’augmenter

La baisse n’est pas uniforme partout.

Le Plateau-Mont-Royal a connu la plus forte hausse depuis le début de l’année, avec une augmentation de 4,8 %, pour atteindre 1 632 $.

Saint-Laurent et Verdun ont aussi affiché des hausses depuis janvier.

Cela rappelle que le marché locatif de Montréal ne bouge pas d’un seul bloc. Chaque quartier a sa propre réalité, selon l’offre, la demande, le transport, les services, les écoles, les commerces et le type de logements disponibles.

Les logements meublés reculent aussi

Le rapport indique également une baisse pour les logements meublés d’une chambre.

En juillet, le loyer moyen demandé pour un logement meublé d’une chambre a reculé de 0,7 % par rapport à juin, pour atteindre 1 623 $.

Les logements meublés sont souvent utilisés par des étudiants, des travailleurs temporaires, des nouveaux arrivants ou des personnes qui ne veulent pas s’engager dans l’achat de meubles. Leur prix peut donc varier selon la demande saisonnière et la disponibilité.

Pourquoi les loyers reculent-ils?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce recul des loyers demandés.

Il peut y avoir plus de logements disponibles dans certains secteurs. Les locataires peuvent aussi être plus prudents à cause du coût de la vie. Certains ménages choisissent de rester dans leur logement actuel plutôt que de déménager vers un logement plus cher.

De plus, dans certains immeubles récents ou condos offerts en location, les propriétaires doivent parfois ajuster leurs attentes pour trouver un locataire plus rapidement.

Ce que cela signifie pour les locataires

Pour les locataires, cette tendance peut donner un peu plus de marge de manœuvre. Il peut être possible de comparer plus d’options, de prendre un peu plus de temps ou de poser davantage de questions avant de signer un bail.

Mais il faut regarder le coût total, pas seulement le loyer affiché.

Avant de choisir un logement, il faut vérifier :

  • ce qui est inclus dans le loyer;
  • le coût du chauffage et de l’électricité;
  • les frais de stationnement, s’il y en a;
  • l’accès au transport en commun;
  • la distance avec le travail ou l’école;
  • l’état du logement;
  • l’insonorisation;
  • les conditions du bail.

Ce que cela signifie pour les propriétaires

Pour les propriétaires, le message est clair : le marché devient plus compétitif dans certains segments.

Un logement propre, bien entretenu, bien photographié et bien positionné peut encore attirer de bons candidats. Par contre, un loyer trop élevé peut prolonger la période de vacance.

Dans un marché où les locataires comparent davantage, il devient important de fixer un prix réaliste dès le départ.

Une baisse des loyers demandés ne touche pas tous les locataires

Il faut aussi rappeler que ces données portent sur les loyers affichés dans les annonces, et non sur les loyers payés par les locataires qui habitent déjà leur logement.

Un locataire qui est dans le même logement depuis plusieurs années peut payer beaucoup moins que le loyer demandé pour un nouveau bail.

À l’inverse, une personne qui cherche un logement aujourd’hui doit composer avec les prix du marché actuel, même si ceux-ci reculent légèrement.

Ce qu’il faut retenir

Selon liv.rent, le loyer moyen demandé pour un logement non meublé d’une chambre à Montréal était de 1 586 $ en juillet, en baisse de 6,2 % sur un an.

Le graphique montre que les loyers de cette année sont inférieurs à ceux de l’année précédente pour tous les mois observés, de février à juillet.

Sept des dix quartiers suivis affichent une baisse annuelle. Villeray–Parc-Extension et Westmount ont connu les reculs les plus marqués, tandis que le centre-ville demeure le secteur le plus cher.

Pour les locataires, la situation offre un peu plus de choix et peut-être un peu plus de pouvoir de négociation. Pour les propriétaires, elle demande plus de réalisme. Le marché montréalais se calme, mais l’abordabilité demeure encore un défi important.

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