Les chalets attirent de plus en plus les jeunes acheteurs québécois à la recherche d’une porte d’entrée vers l’immobilier
Avec les prix élevés des maisons dans plusieurs grandes villes du Québec et du Canada, de plus en plus d’acheteurs envisagent maintenant les propriétés récréatives comme une autre façon d’accéder au marché immobilier.
Chalets, maisons de campagne et propriétés situées en région gagnent ainsi en popularité, particulièrement auprès des jeunes adultes qui cherchent une solution plus abordable pour devenir propriétaires.
Selon une récente étude sur le marché immobilier récréatif, près de la moitié des acheteurs potentiels considèrent maintenant une propriété secondaire comme une première étape vers la propriété résidentielle traditionnelle.
Une nouvelle stratégie pour entrer sur le marché
Pendant longtemps, les chalets étaient surtout perçus comme des achats de luxe ou des résidences utilisées uniquement pour les vacances.
Aujourd’hui, plusieurs Québécois les voient plutôt comme un investissement à long terme ou une alternative plus accessible à l’achat d’une maison en ville.
Dans certaines régions du Québec, les prix des propriétés récréatives demeurent encore plus abordables que ceux observés dans le Grand Montréal ou dans plusieurs grands centres urbains.
Pour certains acheteurs, acquérir un chalet devient donc une façon de commencer à bâtir un patrimoine immobilier tout en profitant d’un espace personnel pour les fins de semaine, le télétravail ou même une future résidence principale.
Les jeunes générations changent le marché
La tendance est particulièrement forte chez les acheteurs de moins de 35 ans.
Plusieurs jeunes familles et professionnels voient maintenant les propriétés récréatives comme une partie importante de leur stratégie financière à long terme.
Avec le prix des maisons unifamiliales qui demeure élevé dans plusieurs secteurs urbains, certains préfèrent investir dans une propriété située en région plutôt que d’attendre plusieurs années avant d’acheter en ville.
Le développement du télétravail a aussi contribué à changer les habitudes de plusieurs acheteurs québécois, qui recherchent davantage d’espace, de tranquillité et un meilleur équilibre de vie.
Le marché devient plus favorable aux acheteurs
Après plusieurs années marquées par une forte surchauffe immobilière, le marché des propriétés récréatives semble maintenant se stabiliser dans plusieurs régions du Canada.
L’inventaire de propriétés disponibles augmente graduellement et les délais de vente reviennent à des niveaux plus normaux.
Cette réalité donne davantage de pouvoir de négociation aux acheteurs qu’au cours des dernières années.
Même si les prix continuent généralement de progresser, la hausse prévue reste beaucoup plus modérée qu’au plus fort du boom immobilier observé pendant la pandémie.
Les Québécois recherchent des propriétés prêtes à habiter
Les acheteurs accordent également beaucoup plus d’importance à l’état des propriétés qu’auparavant.
Plusieurs recherchent des chalets ou maisons secondaires déjà rénovés, nécessitant peu de travaux et pouvant être utilisés toute l’année.
Avec les coûts élevés de rénovation, les taux d’intérêt encore relativement importants et le prix des matériaux, plusieurs préfèrent éviter les projets majeurs après l’achat.
La possibilité d’utiliser la propriété à l’année devient aussi un critère important, particulièrement pour les personnes qui envisagent du télétravail ou un éventuel changement de mode de vie.
Les coûts d’entretien restent une préoccupation
Même si les propriétés récréatives attirent davantage d’acheteurs, plusieurs Québécois demeurent prudents face aux coûts d’entretien.
Taxes municipales, entretien du terrain, déneigement, fosse septique, quai, assurances et réparations peuvent rapidement faire grimper les dépenses annuelles.
Les risques liés aux inondations, à l’érosion des terrains et aux feux de forêt deviennent également des éléments de plus en plus analysés avant l’achat.
Dans plusieurs régions du Québec, les courtiers immobiliers remarquent que les acheteurs posent aujourd’hui beaucoup plus de questions sur les coûts réels de possession avant de faire une offre.
Un marché qui continue d’évoluer
Même si les propriétés récréatives ne représentent pas une solution parfaite pour tous les ménages, elles deviennent pour plusieurs une nouvelle façon d’entrer dans le marché immobilier sans devoir acheter immédiatement une maison en ville à prix très élevé.
Avec les défis d’accessibilité qui persistent dans plusieurs grands centres urbains, cette tendance pourrait continuer de gagner en popularité au Québec au cours des prochaines années.