Location au Canada : de plus en plus de propriétaires offrent des incitatifs aux locataires
Actualité immobilière20 July 20266 min de lecture

Location au Canada : de plus en plus de propriétaires offrent des incitatifs aux locataires

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Location au Canada : de plus en plus de propriétaires offrent des incitatifs aux locataires

20 July 20266 min de lecture

Le marché locatif canadien commence à changer. Après plusieurs années de forte pression sur les loyers, certains propriétaires doivent maintenant faire plus d’efforts pour attirer des locataires.

Selon un récent rapport de Rentals.ca et Urbanation, environ une annonce locative sur cinq au Canada offre maintenant un incitatif. Cela peut prendre plusieurs formes : un mois gratuit, un rabais sur le stationnement, l’internet inclus, une carte-cadeau ou même un montant d’argent offert à la signature du bail.

En termes simples, dans certains marchés, les locataires ont un peu plus de pouvoir de négociation qu’avant.

Pourquoi les propriétaires offrent-ils des incitatifs?

Lorsqu’un marché est très serré, les logements se louent rapidement et les propriétaires ont moins besoin d’offrir des rabais.

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Mais lorsque plus de logements sont disponibles, la situation change. Les locataires peuvent comparer davantage, visiter plusieurs options et prendre plus de temps avant de signer.

Pour éviter qu’un logement reste vacant trop longtemps, certains propriétaires préfèrent offrir un avantage temporaire plutôt que de baisser officiellement le loyer mensuel.

Par exemple, offrir un ou deux mois gratuits peut aider à attirer un locataire tout en conservant le même loyer inscrit au bail pour les mois suivants.

Les loyers reculent dans plusieurs marchés

Le rapport indique que le loyer moyen au Canada était de 2 027 $ en mai, tous types de propriétés confondus.

Il s’agissait du 19e mois consécutif de recul des loyers demandés à l’échelle nationale.

Cela ne veut pas dire que les logements sont devenus abordables. Un loyer de plus de 2 000 $ par mois demeure très élevé pour plusieurs ménages. Mais la tendance montre que le marché n’est plus aussi favorable aux propriétaires qu’il l’était pendant la période de forte demande.

Les incitatifs sont particulièrement présents dans la région de Toronto

La tendance est très visible dans la grande région de Toronto et Hamilton, un des marchés locatifs les plus chers au pays.

En 2024, environ 32 % des nouveaux projets locatifs construits spécialement pour la location offraient un incitatif au début de l’année.

Cette année, cette proportion est montée à 66 %.

Cela montre que plusieurs nouveaux immeubles doivent maintenant rivaliser pour attirer les locataires, surtout lorsque beaucoup d’unités arrivent sur le marché en même temps.

Deux mois gratuits : l’incitatif le plus fréquent

L’un des incitatifs les plus courants est l’offre de deux mois de loyer gratuit.

Selon le rapport, près de la moitié des projets qui offrent des incitatifs utilisent cette formule.

Pour un locataire, cela peut représenter une économie importante au début du bail. En moyenne, ce type d’offre peut réduire le coût réel du logement d’environ 13 % sur une année.

Par contre, il faut bien lire les conditions. Le loyer peut sembler moins cher la première année, mais il pourrait devenir beaucoup plus lourd lorsque les mois gratuits ne sont plus offerts.

Ce que cela signifie pour le Québec

Au Québec, le marché locatif reste différent de celui de Toronto ou de Vancouver. Les loyers y sont généralement moins élevés, mais la pression demeure forte dans plusieurs secteurs, surtout dans la grande région de Montréal.

À Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord, sur la Rive-Sud et dans la région de Québec, les logements bien situés, bien entretenus et à prix raisonnable restent très recherchés.

Toutefois, certains segments pourraient devenir plus compétitifs, surtout les condos locatifs, les logements plus chers et les nouvelles constructions dans les secteurs où l’offre augmente.

Dans ces cas, les propriétaires pourraient devoir être plus flexibles pour éviter les périodes de vacance.

Les locataires doivent regarder plus loin que le rabais

Un incitatif peut être intéressant, mais il ne faut pas choisir un logement uniquement parce qu’il offre un mois gratuit ou un cadeau à la signature.

Le plus important reste le coût réel du logement à long terme.

Avant de signer un bail, un locataire devrait vérifier :

  • le loyer mensuel après la période promotionnelle;
  • ce qui est inclus dans le loyer;
  • le coût du chauffage et de l’électricité;
  • les frais de stationnement;
  • la durée du bail;
  • l’état du logement;
  • l’insonorisation;
  • la proximité du transport, des écoles et des services;
  • les conditions exactes liées à l’incitatif.

Un rabais temporaire peut aider, mais un loyer trop élevé après quelques mois peut rapidement devenir un problème.

Ce que cela signifie pour les propriétaires

Pour les propriétaires, cette tendance montre que le marché devient plus compétitif dans certains secteurs.

Un logement vacant coûte cher. Il peut donc être plus avantageux d’offrir un incitatif raisonnable que de laisser l’unité vide pendant plusieurs semaines.

Mais la meilleure stratégie reste d’offrir un logement propre, bien entretenu et bien positionné par rapport au marché. Un bon prix, de bonnes photos, une annonce claire et une réponse rapide aux demandes peuvent faire une grande différence.

Les taux d’inoccupation augmentent dans certaines villes

Le rapport indique aussi que les taux d’inoccupation augmentent dans plusieurs marchés.

À Ottawa, par exemple, le taux d’inoccupation dans les immeubles locatifs construits spécialement pour la location a atteint 3,2 %, soit environ le double du niveau observé à la même période l’an dernier.

Quand le taux d’inoccupation monte, cela signifie qu’il y a plus de logements libres. Les propriétaires doivent alors travailler davantage pour attirer et garder les locataires.

Un marché locatif moins serré, mais pas facile

La hausse des incitatifs ne veut pas dire que la crise du logement est terminée.

Dans plusieurs régions, les loyers demeurent élevés et les logements abordables restent difficiles à trouver. La baisse de pression touche surtout certains segments du marché, souvent les logements plus chers ou les nouveaux immeubles qui doivent remplir plusieurs unités rapidement.

Pour les ménages à revenu modeste, la recherche d’un logement abordable demeure un défi important.

Ce qu’il faut retenir

Selon le rapport de Rentals.ca et Urbanation, environ une annonce locative sur cinq au Canada offre maintenant un incitatif aux locataires.

Cette tendance apparaît alors que les loyers demandés reculent et que les taux d’inoccupation augmentent dans plusieurs marchés.

Pour les locataires, cela peut représenter une occasion de négocier ou de réduire certains coûts au départ. Pour les propriétaires, cela montre qu’il faut être plus compétitif et réaliste.

Au Québec, le marché demeure serré dans plusieurs secteurs, mais certains types de logements pourraient commencer à offrir plus de choix aux locataires. Le bon réflexe reste le même : comparer le coût total, lire les conditions et ne pas se laisser séduire uniquement par un rabais temporaire.

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