L’inflation repart à la hausse : la Banque du Canada devra-t-elle augmenter les taux d’intérêt?
Finances21 May 20263 min de lecture

L’inflation repart à la hausse : la Banque du Canada devra-t-elle augmenter les taux d’intérêt?

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L’inflation repart à la hausse : la Banque du Canada devra-t-elle augmenter les taux d’intérêt?

21 May 20263 min de lecture

L’inflation a encore augmenté au Canada en avril, principalement à cause de la flambée des prix de l’essence liée aux tensions au Moyen-Orient et à la hausse du prix du pétrole mondial.

Cette situation soulève une question importante pour plusieurs propriétaires et futurs acheteurs : la Banque du Canada devra-t-elle recommencer à augmenter les taux d’intérêt?

Pour l’instant, plusieurs analystes croient que la banque centrale pourrait encore éviter une hausse de taux cette année, malgré la remontée récente de l’inflation.

L’essence fait grimper l’inflation

Selon les plus récentes données économiques, le taux d’inflation annuel au Canada a atteint 2,8 % en avril, comparativement à 2,4 % en mars.

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La principale raison derrière cette hausse est le prix de l’essence, qui a bondi de 28,6 % sur un an.

Le conflit au Moyen-Orient continue de perturber l’approvisionnement mondial en pétrole, ce qui exerce une forte pression sur les prix à la pompe partout dans le monde, y compris au Québec.

Les coûts du transport ont également augmenté rapidement, ce qui finit souvent par avoir un impact sur plusieurs autres produits et services du quotidien.

Pour plusieurs ménages québécois, cela se traduit directement par des dépenses plus élevées pour se déplacer, voyager ou même faire l’épicerie.

Mais plusieurs autres prix augmentent moins vite

Même si l’inflation globale remonte, plusieurs économistes soulignent que la situation est moins inquiétante lorsqu’on regarde les autres secteurs de l’économie.

Les mesures dites « d’inflation sous-jacente » — qui excluent les éléments très volatils comme l’essence et certains aliments — montrent plutôt un ralentissement des pressions inflationnistes.

En termes simples, cela signifie qu’en dehors de l’énergie, plusieurs prix augmentent actuellement beaucoup moins rapidement qu’au cours des dernières années.

Certains secteurs de l’économie commencent même à montrer des signes d’essoufflement.

Avec les paiements hypothécaires élevés, l’augmentation du coût de la vie et les inquiétudes économiques, plusieurs consommateurs réduisent leurs dépenses non essentielles.

La Banque du Canada reste prudente

La prochaine décision de la Banque du Canada concernant les taux d’intérêt est attendue le 10 juin.

Pour le moment, la majorité des analystes croient que le taux directeur devrait rester inchangé à 2,25 %.

La banque centrale maintient actuellement cette approche prudente afin d’éviter de fragiliser davantage l’économie canadienne.

En augmentant les taux d’intérêt, la Banque du Canada pourrait ralentir l’inflation, mais elle risquerait aussi d’accentuer les difficultés financières de nombreux ménages déjà très endettés.

À l’inverse, si elle baisse les taux trop rapidement alors que les prix de l’énergie continuent de grimper, l’inflation pourrait repartir encore plus fortement.

Les propriétaires surveillent la situation de près

Pour les propriétaires qui doivent renouveler leur hypothèque prochainement, l’évolution des taux demeure une source importante de stress.

Plusieurs Canadiens ayant signé leur prêt durant la pandémie à des taux historiquement bas font maintenant face à des renouvellements beaucoup plus coûteux.

Dans certains cas, les paiements mensuels augmentent de plusieurs centaines de dollars par mois.

La bonne nouvelle, selon plusieurs économistes, est que l’inflation actuelle semble surtout alimentée par le pétrole et l’essence plutôt que par une surchauffe générale de l’économie.

Autrement dit, si les prix de l’énergie se stabilisent au cours des prochains mois, la Banque du Canada pourrait continuer d’éviter une nouvelle hausse de taux.

Mais tant que les prix du pétrole resteront élevés et que les tensions internationales persisteront, l’incertitude continuera de planer sur les taux d’intérêt, les hypothèques et le coût de la vie au Canada.

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