Les loyers demandés reculent de 4,3 % au Canada, le Québec s’en tire bien
Actualité hypothécaire9 July 20266 min de lecture

Les loyers demandés reculent de 4,3 % au Canada, le Québec s’en tire bien

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Les loyers demandés reculent de 4,3 % au Canada, le Québec s’en tire bien

9 July 20266 min de lecture

Les loyers demandés continuent de baisser au Canada. En juin, le loyer moyen demandé s’est établi à 2 033 $ par mois, selon la plus récente analyse de Rentals.ca et Urbanation.

Il s’agit d’une baisse de 4,3 % par rapport à juin 2025. C’est aussi le 21e mois consécutif où les loyers demandés affichent un recul annuel au pays.

En d’autres mots, les propriétaires demandent en moyenne moins cher qu’il y a un an pour louer un logement. Mais cela ne veut pas dire que le logement est soudainement devenu facile à trouver ou vraiment abordable pour tous les ménages.

Le loyer moyen reste élevé malgré la baisse

Le loyer moyen demandé de 2 033 $ est le plus bas pour un mois de juin depuis quatre ans. Le rapport indique aussi que les loyers demandés ont reculé de 6,9 % au cours des deux dernières années.

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Sur papier, c’est une bonne nouvelle pour les locataires. Après plusieurs années de fortes hausses, le marché semble se calmer dans plusieurs régions du pays.

Mais pour une famille, un étudiant, un nouvel arrivant ou une personne seule, un loyer de plus de 2 000 $ par mois demeure très lourd. Une baisse ne signifie pas automatiquement que les loyers sont devenus abordables.

Les loyers ont légèrement augmenté par rapport à mai

Même si les loyers sont en baisse par rapport à l’an dernier, ils ont légèrement augmenté d’un mois à l’autre. En juin, les loyers demandés ont progressé de 0,2 % comparativement à mai.

Cette petite hausse mensuelle montre que le marché n’est pas en chute libre. Il est plutôt en ajustement. Dans certaines régions, les loyers reculent. Dans d’autres, ils continuent de monter légèrement.

Les condos locatifs baissent davantage

La baisse varie selon le type de logement.

Les appartements construits spécialement pour la location affichaient un loyer moyen demandé de 2 034 $ en juin, soit une baisse de 3,1 % sur un an.

Les condos offerts en location ont reculé davantage. Leur loyer moyen demandé a diminué de 6,8 % pour atteindre 2 058 $.

Les logements du marché secondaire, comme les maisons, les maisons en rangée et certains logements loués par des propriétaires individuels, ont connu la baisse la plus marquée. Leur loyer moyen demandé a reculé de 7,4 %, pour s’établir à 2 017 $.

Pourquoi les loyers baissent-ils dans plusieurs marchés?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer le recul des loyers demandés au Canada.

Dans certains marchés, il y a plus de logements disponibles qu’avant. Lorsque l’offre augmente, les locataires ont plus de choix, et les propriétaires doivent parfois ajuster leurs prix pour attirer de bons candidats.

La demande peut aussi être moins forte dans certaines villes. Certains ménages retardent un déménagement, partagent un logement plus longtemps ou choisissent des secteurs moins chers.

Enfin, les loyers avaient tellement augmenté dans les dernières années que certains prix sont devenus difficiles à soutenir. Le marché commence donc à se réajuster dans plusieurs régions.

Le Québec baisse moins que l’Ontario et la Colombie-Britannique

À l’échelle provinciale, les plus fortes baisses ont été observées en Ontario et en Colombie-Britannique. Dans les deux provinces, les loyers demandés ont reculé de 5,3 % sur un an.

Le loyer moyen demandé était de 2 377 $ en Colombie-Britannique et de 2 233 $ en Ontario.

Au Québec, la baisse a été plus modérée. Le loyer moyen demandé a reculé de 2,2 %, pour atteindre 1 929 $.

Cela montre que le Québec s’en tire relativement bien. Les loyers y demeurent moins élevés que dans certaines grandes provinces, mais la baisse est aussi moins forte. Le marché québécois reste donc sous pression, surtout dans les secteurs où la demande demeure élevée.

Montréal reste un marché exigeant pour les locataires

Dans la grande région de Montréal, plusieurs locataires ressentent encore une forte pression. Même si les loyers demandés diminuent légèrement au Québec, trouver un logement bien situé, en bon état et à prix raisonnable demeure difficile.

Les quartiers centraux, les secteurs près du transport en commun, les logements familiaux et les unités rénovées restent très recherchés.

Pour plusieurs ménages, la difficulté n’est pas seulement le prix du loyer. Il faut aussi tenir compte de l’électricité, du chauffage, de l’assurance locataire, du stationnement, du transport et du coût de la vie en général.

L’abordabilité reste la principale inquiétude

Malgré la baisse des loyers demandés, les locataires demeurent préoccupés par l’abordabilité.

Selon un sondage mené auprès de locataires ayant utilisé Rentals.ca, environ 70 % des répondants ont indiqué que les loyers élevés représentaient le principal obstacle dans leur recherche de logement.

Ce chiffre montre que la baisse actuelle ne suffit pas encore à régler le problème. Pour beaucoup de ménages, le logement continue de prendre une trop grande place dans le budget.

D’autres répondants ont mentionné des annonces qui ne correspondaient pas à leurs besoins ou encore une offre trop limitée dans les secteurs recherchés.

Le Canada atlantique évolue dans l’autre direction

Toutes les régions ne suivent pas la même tendance. Le Canada atlantique a enregistré la plus forte hausse annuelle, avec une augmentation de 5,3 % des loyers demandés.

Dans cette région, le loyer moyen demandé a atteint 2 271 $.

Le Manitoba et la Saskatchewan ont aussi connu de légères hausses de 0,8 %. Le loyer moyen demandé était de 1 673 $ au Manitoba et de 1 458 $ en Saskatchewan.

Ces différences rappellent que le marché locatif canadien n’est pas uniforme. Chaque province, chaque ville et même chaque quartier peut évoluer différemment.

Ce que cela signifie pour les locataires

Pour les locataires, la baisse des loyers demandés peut offrir un peu plus de marge dans certains marchés. Il peut être plus facile de comparer les logements, de négocier certains éléments ou de prendre un peu plus de temps avant de choisir.

Mais il faut rester prudent. Un loyer plus bas ne signifie pas toujours une bonne affaire.

Avant de signer un bail, il faut vérifier :

  • ce qui est inclus dans le loyer;
  • le coût du chauffage et de l’électricité;
  • l’état du logement;
  • l’insonorisation;
  • la proximité du transport et des services;
  • les conditions du bail;
  • les frais de stationnement, s’il y en a;
  • la réputation de l’immeuble, lorsque possible.

Ce que cela signifie pour les propriétaires

Pour les propriétaires, le marché demande plus de réalisme. Dans certains secteurs, il peut être plus difficile de louer rapidement au prix souhaité.

Un logement propre, bien entretenu et bien présenté peut encore attirer de bons locataires. Mais un loyer trop élevé par rapport au marché peut prolonger la période de vacance.

Dans un marché où les locataires comparent davantage, la qualité du logement et le bon positionnement du prix deviennent encore plus importants.

Ce qu’il faut retenir

Les loyers demandés ont reculé de 4,3 % au Canada en juin, pour atteindre une moyenne de 2 033 $ par mois. Il s’agit du 21e mois consécutif de baisse annuelle.

Au Québec, le recul est plus modéré, avec une baisse de 2,2 % et un loyer moyen demandé de 1 929 $. Cela montre que le marché québécois résiste mieux que certaines autres provinces, mais que l’abordabilité reste un enjeu important.

Pour les locataires, la situation offre peut-être un peu plus de choix. Pour les propriétaires, elle demande une stratégie de prix plus réaliste. Dans les deux cas, le marché locatif demeure sensible au budget des ménages et à l’offre disponible.

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