Immobilier 2026 : la SCHL revoit ses prévisions à la baisse au Canada
Actualité immobilière23 July 20267 min de lecture

Immobilier 2026 : la SCHL revoit ses prévisions à la baisse au Canada

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Immobilier 2026 : la SCHL revoit ses prévisions à la baisse au Canada

23 July 20267 min de lecture

Le marché immobilier canadien pourrait être plus faible que prévu en 2026. Selon les nouvelles prévisions de la SCHL, les ventes de propriétés et les prix moyens devraient reculer cette année avant de retrouver une croissance plus modérée en 2027 et en 2028.

Cette révision montre que le marché reste fragile. Les acheteurs sont plus prudents, les coûts d’emprunt demeurent élevés et l’incertitude économique continue de peser sur les décisions.

Moins de ventes prévues en 2026

La SCHL prévoit maintenant environ 457 200 ventes de logements au Canada en 2026.

En comparaison, 470 314 propriétés avaient été vendues en 2025. Cela signifie que le nombre de transactions devrait diminuer cette année.

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En termes simples, moins de gens devraient acheter ou vendre une propriété en 2026. Certains acheteurs préfèrent attendre, tandis que certains propriétaires hésitent à remettre leur maison ou leur condo sur le marché.

Les prix moyens devraient aussi reculer légèrement

La SCHL prévoit maintenant un prix moyen de 675 200 $ au Canada en 2026.

En 2025, le prix moyen était de 679 543 $. La baisse prévue n’est donc pas énorme, mais elle montre que le marché national n’a pas encore retrouvé une vraie force.

Il faut toutefois faire attention avec les moyennes nationales. Le marché immobilier canadien varie beaucoup d’une région à l’autre. Une baisse dans certains grands marchés peut influencer la moyenne, même si d’autres provinces ou villes résistent mieux.

Pourquoi la SCHL a changé ses prévisions?

La SCHL avait auparavant prévu une hausse des ventes et des prix en 2026. Elle voit maintenant un marché plus lent.

Plusieurs facteurs expliquent ce changement :

  • l’incertitude économique;
  • le ralentissement de la croissance démographique;
  • les coûts d’emprunt encore élevés;
  • la prudence des acheteurs;
  • les tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis;
  • les risques liés à l’inflation.

Quand les ménages sont incertains pour l’économie, leur emploi ou leurs paiements futurs, ils prennent moins de risques. L’achat d’une propriété est une grande décision financière, et plusieurs préfèrent attendre d’avoir plus de visibilité.

Le ralentissement démographique joue aussi un rôle

La croissance de la population a fortement soutenu la demande de logements dans les dernières années. Plus de personnes au pays signifie généralement plus de besoins en logements, autant pour la location que pour l’achat.

Mais si la population augmente moins rapidement, la pression sur le marché peut diminuer.

Cela ne veut pas dire que le manque de logements est réglé. Dans plusieurs régions, l’offre demeure encore insuffisante. Mais un ralentissement de la demande peut calmer certaines parties du marché.

Les taux d’intérêt demeurent un obstacle

Les coûts d’emprunt restent un facteur majeur. Même si les taux ne sont plus au sommet observé dans les dernières années, les paiements hypothécaires demeurent élevés pour plusieurs ménages.

Pour un acheteur, le prix affiché n’est qu’une partie du calcul. Il faut aussi tenir compte du paiement mensuel, des taxes, des assurances, des frais de condo, de l’entretien et des imprévus.

Lorsque le budget devient trop serré, certains acheteurs réduisent leurs critères, cherchent plus loin ou reportent leur projet.

Quel impact pour le Québec?

Au Québec, le marché a généralement mieux résisté que certains grands marchés canadiens comme Toronto ou Vancouver. Les prix ont été moins touchés par la correction nationale dans plusieurs secteurs.

À Montréal, Laval, sur la Rive-Nord, sur la Rive-Sud, à Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières et Gatineau, la demande demeure présente, surtout pour les propriétés bien situées et bien entretenues.

Mais le Québec n’est pas complètement à l’abri du ralentissement. Les acheteurs sont plus prudents, l’inventaire augmente dans certains secteurs et les propriétés trop chères peuvent prendre plus de temps à vendre.

Un marché plus équilibré, mais encore exigeant

Pour les acheteurs québécois, un marché plus lent peut offrir un peu plus de choix et parfois plus de marge de négociation.

Mais cela ne veut pas dire que les propriétés deviennent automatiquement abordables. Dans plusieurs secteurs, les prix demeurent élevés par rapport aux revenus des ménages.

Pour les vendeurs, le message est différent : le marché reste actif, mais il faut être réaliste. Une propriété bien préparée et bien évaluée peut encore attirer des acheteurs. Une propriété affichée trop haut risque de rester plus longtemps sur le marché.

La construction devrait aussi ralentir

La SCHL prévoit également un recul des mises en chantier au Canada.

Les mises en chantier devraient atteindre 241 400 logements en 2026, comparativement à 259 028 en 2025.

Les mises en chantier représentent les nouveaux logements dont la construction commence. C’est une donnée importante, car elle donne une idée de l’offre future.

Moins de nouveaux chantiers aujourd’hui peut signifier moins de logements disponibles dans les prochaines années.

Pourquoi les constructeurs ralentissent?

Les constructeurs font face à plusieurs défis.

La demande est plus faible dans certains marchés, les coûts de construction restent élevés et certains projets sont plus difficiles à rentabiliser. Quand les taux d’intérêt sont élevés, le financement des projets coûte aussi plus cher.

Dans certains secteurs, les stocks de logements invendus peuvent également pousser les promoteurs à retarder de nouveaux projets.

Pour le Québec, c’est un enjeu important. Même si le marché ralentit, la province a encore besoin de plus de logements à long terme, autant pour les locataires que pour les futurs propriétaires.

L’incertitude reste le grand mot de 2026

La SCHL souligne que l’incertitude demeure élevée.

Les tensions géopolitiques peuvent faire monter temporairement certains prix, notamment l’énergie. Les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis peuvent aussi influencer les décisions des entreprises, les investissements et l’emploi.

Quand les entreprises hésitent à embaucher ou à investir, les ménages deviennent eux aussi plus prudents. Cette prudence peut ralentir le marché immobilier.

Ce que les acheteurs devraient retenir

Pour les acheteurs, les nouvelles prévisions de la SCHL ne veulent pas dire qu’il faut absolument attendre ou absolument acheter.

Le bon réflexe est plutôt de bien calculer sa capacité financière. Avant de faire une offre, il faut prévoir :

  • le paiement hypothécaire;
  • les taxes municipales;
  • les taxes scolaires;
  • l’assurance habitation;
  • les frais de condo, s’il y a lieu;
  • les coûts d’entretien;
  • les réparations possibles;
  • les frais de transaction;
  • une marge pour les imprévus.

Un marché plus lent peut donner plus de temps pour réfléchir, mais il ne remplace pas une bonne préparation.

Ce que les vendeurs devraient retenir

Pour les vendeurs, les prévisions indiquent un marché plus prudent. Les acheteurs sont présents, mais ils comparent davantage et négocient plus qu’avant.

Le prix demandé doit donc être aligné avec les ventes récentes comparables, l’état de la propriété et la concurrence dans le secteur.

Dans un marché moins rapide, la présentation de la propriété, la qualité des photos, l’entretien et la stratégie de prix deviennent encore plus importants.

Ce qu’il faut retenir

Selon le rapport de la SCHL, le marché immobilier canadien devrait connaître une baisse des ventes et une légère diminution du prix moyen en 2026.

La SCHL prévoit maintenant 457 200 ventes de logements cette année, à un prix moyen de 675 200 $. Les mises en chantier devraient aussi reculer par rapport à 2025.

Pour le Québec, le marché demeure plus solide que dans certaines autres régions du Canada, mais il n’échappe pas à la prudence générale. Les acheteurs calculent davantage, les vendeurs doivent ajuster leurs attentes et la construction reste un enjeu majeur pour l’avenir.

Le marché ne s’effondre pas, mais il entre dans une phase plus calme. Dans ce contexte, la clé reste la même : prendre des décisions réalistes, basées sur le budget, les besoins réels et une bonne marge de sécurité.

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