La Banque du Canada devrait garder son taux stable, entre inflation et reprise économique
Actualité hypothécaire13 July 20266 min de lecture

La Banque du Canada devrait garder son taux stable, entre inflation et reprise économique

Actualité hypothécaire

La Banque du Canada devrait garder son taux stable, entre inflation et reprise économique

13 July 20266 min de lecture

La Banque du Canada devrait maintenir son taux directeur à 2,25 % lors de sa prochaine annonce. Plusieurs observateurs s’attendent à une pause, car l’économie montre certains signes de reprise, tandis que l’inflation demeure encore à surveiller.

En termes simples, la Banque du Canada semble avoir peu de raisons de baisser les taux pour stimuler l’économie, mais pas assez de raisons non plus pour les augmenter immédiatement.

Pourquoi les taux pourraient rester inchangés?

Le taux directeur influence directement le coût d’emprunt au pays. Lorsqu’il baisse, les prêts hypothécaires variables, les marges de crédit et certains prêts peuvent coûter moins cher. Lorsqu’il monte, emprunter devient plus coûteux.

Pour le moment, la Banque du Canada semble vouloir attendre. L’économie canadienne a connu une période difficile, avec deux trimestres consécutifs de recul. Mais les données plus récentes montrent une reprise plus forte que prévu au printemps.

Publicité
250 × 250

Le marché de l’emploi a aussi montré un peu de résistance. En juin, le taux de chômage a reculé à 6,5 %, ce qui indique que le marché du travail ne se détériore pas rapidement.

L’économie reste faible, mais pas assez pour forcer une baisse

Quand l’économie ralentit fortement, la Banque du Canada peut réduire les taux pour encourager les dépenses, les investissements et les emprunts.

Mais dans la situation actuelle, l’économie n’est pas assez faible pour forcer une nouvelle baisse rapide des taux. Les signes de reprise donnent plutôt à la Banque une raison d’être patiente.

Pour les ménages québécois, cela veut dire que les taux hypothécaires pourraient rester relativement stables à court terme. Ceux qui attendent une baisse importante et rapide des paiements pourraient donc devoir patienter encore.

L’inflation demeure le principal obstacle

Le grand sujet reste l’inflation. En mai, l’inflation annuelle a augmenté à 3,2 %, dépassant la fourchette de contrôle habituelle de la Banque du Canada.

Cette hausse a été en partie causée par les prix de l’énergie. Quand l’essence, le transport et certains coûts liés à l’énergie augmentent, cela peut faire monter les dépenses des ménages.

Mais la Banque regarde aussi l’inflation de base, qui retire certains éléments plus instables comme l’essence. Ces mesures sont restées plus près de 2 %, ce qui donne un portrait un peu moins inquiétant.

Pourquoi la Banque ne réagit pas automatiquement à l’essence?

Une hausse rapide du prix de l’essence peut faire monter l’inflation temporairement. Mais la Banque du Canada ne réagit pas toujours immédiatement à ce genre de choc.

Si le prix de l’essence monte pendant une courte période puis redescend, augmenter les taux pourrait causer plus de mal que de bien. La Banque préfère souvent attendre pour voir si la hausse se propage au reste de l’économie.

Le vrai risque serait que les coûts d’énergie plus élevés entraînent une hausse généralisée des prix : épicerie, transport, services, salaires et autres dépenses. Pour l’instant, ce type de propagation semble limité.

Les tensions commerciales avec les États-Unis compliquent la décision

L’incertitude commerciale avec les États-Unis reste un autre facteur important. Le Canada dépend beaucoup du commerce avec son voisin américain.

Si de nouvelles restrictions commerciales ou de nouveaux tarifs devaient toucher les entreprises canadiennes, cela pourrait ralentir l’économie. Dans ce cas, la Banque du Canada pourrait éventuellement être forcée de penser à des baisses de taux.

À l’inverse, si l’inflation reste trop élevée, la Banque pourrait devoir garder les taux stables plus longtemps, ou même envisager une hausse si la pression sur les prix devient plus large.

C’est pourquoi la décision est difficile : certains signaux poussent vers la prudence, d’autres vers la patience.

Quel impact pour les propriétaires québécois?

Pour les propriétaires au Québec, une pause de la Banque du Canada signifie surtout une certaine stabilité à court terme.

Les personnes avec une hypothèque à taux variable ne devraient pas voir de changement immédiat lié au taux directeur si celui-ci reste à 2,25 %.

Les propriétaires qui doivent renouveler leur hypothèque bientôt doivent toutefois rester prudents. Même si les taux ne montent pas, plusieurs ménages renouvellent encore à des taux plus élevés que ceux obtenus pendant la période des taux très bas.

À Montréal, Laval, sur la Rive-Nord, sur la Rive-Sud et dans plusieurs régions du Québec, les prix des propriétés demeurent élevés. Un paiement hypothécaire plus lourd peut donc rapidement peser sur le budget familial.

Quel impact pour les acheteurs?

Pour les acheteurs, une stabilité des taux peut aider à mieux planifier. Quand les taux changent peu, il est plus facile de calculer son paiement mensuel et de comparer les propriétés.

Mais cela ne règle pas le problème de l’abordabilité. Même avec un taux stable, le coût total d’une propriété peut rester élevé.

Avant d’acheter, il faut tenir compte de :

  • l’hypothèque;
  • les taxes municipales;
  • les taxes scolaires;
  • l’assurance habitation;
  • les frais de condo, s’il y a lieu;
  • les coûts d’entretien;
  • l’électricité et le chauffage;
  • une marge pour les imprévus.

Un taux stable peut donner de la visibilité, mais il ne doit pas pousser les acheteurs à dépasser leur capacité financière.

Le prochain rapport sera important

La prochaine décision de la Banque du Canada sera accompagnée d’un nouveau rapport sur la politique monétaire. Ce document mettra à jour les prévisions de croissance économique et d’inflation.

Ce rapport sera important parce qu’il donnera une meilleure idée de la direction possible des taux pour les prochains mois.

Les ménages, les entreprises, les acheteurs et les propriétaires suivront surtout trois éléments : l’inflation, la croissance économique et le marché de l’emploi.

Ce qu’il faut retenir

La Banque du Canada devrait maintenir son taux directeur à 2,25 %. L’économie montre des signes de reprise, ce qui réduit le besoin de baisser les taux rapidement. En même temps, l’inflation reste assez élevée pour empêcher une baisse facile.

Pour les ménages québécois, le message est simple : les taux pourraient rester stables à court terme, mais l’incertitude n’a pas disparu.

Avant d’acheter une propriété, de renouveler une hypothèque ou de prendre une décision financière importante, il vaut mieux prévoir plusieurs scénarios et garder une marge de sécurité dans son budget.

Partager : Facebook X LinkedIn WhatsApp Courriel

Inscrivez-vous à notre infolettre

Un résumé des dernières nouvelles immobilières et hypothécaires du Québec, envoyé trois fois par semaine.

Publicité
250 × 250