L’inflation ralentit au Canada : un peu d’air pour les ménages, mais pas encore de vrai soulagement
Finances20 July 20266 min de lecture

L’inflation ralentit au Canada : un peu d’air pour les ménages, mais pas encore de vrai soulagement

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L’inflation ralentit au Canada : un peu d’air pour les ménages, mais pas encore de vrai soulagement

20 July 20266 min de lecture

L’inflation a ralenti au Canada en juin, selon les plus récentes données de Statistique Canada. L’indice des prix à la consommation a augmenté de 2,8 % sur un an, comparativement à 3,2 % en mai.

C’est une bonne nouvelle pour les ménages, car cela signifie que les prix montent moins rapidement qu’avant. Par contre, il ne faut pas confondre ralentissement de l’inflation et baisse générale du coût de la vie.

En termes simples, plusieurs choses coûtent encore cher. Elles augmentent seulement moins vite.

L’essence a aidé à faire baisser l’inflation

La baisse des prix de l’essence a joué un rôle important dans le ralentissement de l’inflation en juin.

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Sur un mois, les prix de l’essence ont reculé de 10,2 %. Il s’agit de la plus forte baisse mensuelle depuis avril 2025.

Sur un an, l’essence coûtait encore 20,5 % plus cher qu’en juin 2025, mais cette hausse est beaucoup moins forte que celle observée en mai, qui était de 33,2 %.

Pour les ménages québécois, cette baisse à la pompe peut donner un peu de répit, surtout pour ceux qui utilisent beaucoup leur voiture pour se rendre au travail, conduire les enfants à l’école ou se déplacer en banlieue.

L’inflation de base passe sous 2 %

Un autre élément important ressort du rapport : certaines mesures de l’inflation suivies de près par la Banque du Canada sont passées sous la barre de 2 %.

Ces mesures excluent certains éléments plus instables et donnent une meilleure idée de la tendance générale des prix.

La moyenne de ces mesures s’est établie à 1,85 %. C’est son niveau le plus bas depuis septembre 2020, et la première fois en près de six ans qu’elle passe sous 2 %.

C’est un signal encourageant, car cela montre que la pression sur les prix semble moins généralisée.

Pourquoi c’est important pour les taux d’intérêt?

La Banque du Canada surveille l’inflation de très près. Son objectif est de ramener l’inflation autour de 2 % de façon durable.

Quand l’inflation est trop élevée, la Banque peut garder les taux d’intérêt plus hauts pour ralentir l’économie et limiter la hausse des prix.

Lorsque l’inflation ralentit, cela peut réduire la pression pour augmenter les taux. Cela ne veut pas dire que les taux vont automatiquement baisser rapidement, mais cela donne un peu plus de marge de manœuvre à la Banque du Canada.

La banque centrale a récemment maintenu son taux directeur à 2,25 % pour une sixième décision consécutive.

L’épicerie coûte encore plus cher

Du côté de l’épicerie, les prix continuent d’augmenter, mais à un rythme un peu moins rapide.

Les prix des aliments achetés en magasin ont augmenté de 3,9 % sur un an en juin, comparativement à 4,3 % en mai.

Le ralentissement s’explique en partie par une hausse moins forte du prix des fruits, notamment grâce à une baisse du prix des raisins.

Pour les familles, cela reste tout de même une pression importante. Même si l’inflation alimentaire ralentit, les factures d’épicerie demeurent élevées par rapport à il y a quelques années.

Le logement ralentit aussi dans les chiffres d’inflation

L’inflation liée au logement a ralenti à 1,5 % en juin. Elle demeure sous 2 % depuis février.

Ce chiffre peut surprendre, car plusieurs ménages ont encore l’impression que se loger coûte de plus en plus cher. C’est normal : les données d’inflation ne reflètent pas toujours immédiatement la réalité vécue par chaque ménage.

Au Québec, les acheteurs et propriétaires doivent encore composer avec des paiements hypothécaires élevés, des taxes municipales, des assurances plus coûteuses, des frais de condo et des coûts d’entretien.

Pour les locataires, même si certains loyers demandés se stabilisent ou reculent dans certains marchés, trouver un logement abordable demeure difficile dans plusieurs secteurs de Montréal, Laval, Longueuil, la Rive-Nord, la Rive-Sud et la région de Québec.

Les voyages coûtent plus cher

Certains postes de dépenses ont toutefois augmenté plus rapidement en juin.

Les prix de l’hébergement pour voyageurs ont bondi de 10,1 % sur un an, comparativement à 2,5 % en mai. Les voyages organisés ont aussi augmenté de 6,8 % sur un an.

Cette hausse peut être liée à une demande plus forte pour les déplacements, les événements et la saison touristique.

Pour les ménages, cela signifie que les vacances, les hôtels et certains forfaits de voyage peuvent continuer de coûter cher, même si l’inflation générale ralentit.

Un soulagement partiel, pas une solution complète

Le recul de l’inflation à 2,8 % est encourageant. Il montre que la hausse des prix est moins forte qu’au mois précédent.

Mais pour plusieurs Québécois, le budget reste serré. Les prix de l’épicerie, du logement, des assurances, de l’énergie et des services demeurent élevés.

Le vrai soulagement viendra seulement lorsque les revenus des ménages suivront mieux le coût de la vie, et lorsque les dépenses essentielles prendront moins de place dans le budget.

Quel impact pour le marché immobilier québécois?

Pour le marché immobilier, une inflation plus faible peut aider à stabiliser les attentes.

Si l’inflation continue de ralentir, cela pourrait éventuellement ouvrir la porte à des conditions d’emprunt plus favorables. Pour les acheteurs, cela pourrait améliorer un peu la capacité d’achat. Pour les propriétaires qui doivent renouveler leur hypothèque, cela pourrait réduire une partie de l’incertitude.

Mais le marché immobilier québécois ne dépend pas seulement de l’inflation. Les prix des propriétés, l’emploi, l’offre de logements, les taux hypothécaires et la confiance des ménages jouent aussi un rôle important.

Dans plusieurs régions du Québec, les prix des propriétés ont mieux résisté que dans certains autres marchés canadiens. Cela signifie que même si l’inflation ralentit, l’accès à la propriété reste difficile pour plusieurs acheteurs.

Ce que les ménages devraient surveiller

Pour les acheteurs, les propriétaires et les locataires, les prochains mois seront importants. Il faudra surveiller :

  • l’évolution des taux hypothécaires;
  • les prochaines décisions de la Banque du Canada;
  • les prix de l’essence;
  • les coûts d’épicerie;
  • les loyers demandés;
  • les taxes municipales;
  • la stabilité de l’emploi.

Une inflation plus basse peut aider, mais une bonne planification budgétaire demeure essentielle.

Ce qu’il faut retenir

Selon Statistique Canada, l’inflation a ralenti à 2,8 % en juin, après avoir atteint 3,2 % en mai. La baisse des prix de l’essence a contribué à ce ralentissement, tandis que certaines mesures de l’inflation de base sont passées sous 2 %.

C’est une nouvelle positive pour l’économie et pour les ménages. Toutefois, le coût de la vie demeure élevé, notamment pour l’épicerie, le logement, les assurances et certains services.

Pour le Québec, cette baisse de l’inflation pourrait aider à stabiliser le marché, mais elle ne règle pas à elle seule le problème de l’abordabilité. Les acheteurs, les propriétaires et les locataires doivent continuer à calculer avec prudence et garder une marge de sécurité dans leur budget.

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